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La pratique des Armes
avec Georges Charles : cliquez ici
Les Armes et l'Ecole San Yiquan
L'école San Yiquan - ou Ecole du Poing
des Trois Harmonies - entretient la transmission héréditaire
des formes d'armes de la tradition du Clan du Marquisat Wang de
Yue.
La forme de Bâton long de l'Externe comprend donc le "Bâton
du Paysan", le "Bâton du Guerrier", le "Bâton
du Sous-Officier", le "Baton de l'Officier" et inclut
Cinq Techniques Fondamentales, Vingt Cinq Techniques complémentaires
qui se combinent dans Cinq Enchaînements et dans Trois Tao
de 72 mouvements (Bâton qui rebondit, Bâton qui vole,
Bâton qui intercepte).
Mais également le Bâton de l'Interne avec le "Bâton
de l'Energie de la Marquise de Dai", apparenté au Tao-Yin
Qigong ; le "Bâton du Magicien" et le "Bâton
du Général Yue Fei" (1103 1142).
Sans oublier la forme de l'Epée aux Sept Etoiles et ses applications.
Il ne s'agit pas d'un "bricolage" de quelques techniques
d'armes hétéroclites venant en complément d'une
pratique à main nue ou d'une chorégraphie plus ou
moins martiale rappelant l'Opéra de Pékin mais de
la transmission complète d'une Ecole Chevaleresque datant
de plusieurs siècles et transmise au sein d'un des plus anciens
Clans de la Chine Impériale.
De par ce fait, cette pratique est liée à la fois
au Général Yue Fei (1103 1142) qui fut "recueilli
et adopté par le Clan Wang de Yue" (Yue Wu Mou Wang)
et qui est à l'origine profonde du Xingyiquan et à
Wang Yang Ming (1472 1529), philosophe et homme d'action qui fut
à l'origine du Mouvement des Néoconfucianistes de
la "Pureté du Coeur" (Xin Xue).
Elle fut confiée à Georges Charles par Wang Tse Ming,
descendant direct de Wang Yang Ming, né avant la République
Chinoise avec le Titre de Marquis (Houjue) de Yue.
Cette transmission constitue donc un héritage historique
et culturel de premier plan qu'il serait dommage de laisser disparaître
au profit de pratiques modernes recrées de toutes pièces.
C'est aussi ce qui différencie fondamentalement l'Ecole San
Yiquan des Ecoles modernes liéées au Xingyiquan et
qui ont délaissées ce qui est à l'origine de
cet Art Interne.
En effet, dans la Chine moderne comme en Occident on croit généralement
que la pratique à main nue précède la pratique
d'arme.
Or, à l'origine les guerriers, les paysans, les moines utilisaient
naturellement des armes, des outils ou des objets symboliques (pelle
bouddhiste, bâton de marche) avant, éventuellement,
de se spécialiser dans les pratiques à main nue, considérées
comme secondaires.
Lorsqu'il est question d'Art Chevaleresque, on imagine mal ces chevaliers
combattant comme de simples manants en se roulant dans la boue !
La pratique des Armes permet donc de retrouver les origines de cet
Art Chevaleresque que l'on persiste à considérer comme
"martial".

Georges Charles : Forme de la Lance à
crochet de Yue Fei
Stage d'été de Paulhac en Margeride.
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| Les armes chinoises se font très
discrètes. |
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Si vous avez la chance de vous intéresser aux attaches de
fourreaux de baïonnette modèle 1892 modifiés
en 1911 ou à l’évolution de la cartouchière
de ceinture dans les armées serbo-croates entre le 17 Janvier
1905 et le 23 Mars 1907, vous n’aurez probablement aucune difficulté
à satisfaire votre coupable passion.
Votre unique souci sera le choix d’un ouvrage en bon français
parmi une cinquantaine d’autres émanant d’autorités
incontestées dans le domaine du militaria.
Si, par hasard, vous êtes un fanatique d’armes japonaises
et que vous souhaitiez vous documenter à leur sujet, la tâche
devient déjà plus difficile. Il vous sera probablement
nécessaire d’apprendre l’anglais ou l’allemand avant de jeter
votre dévolu sur un titre parmi cinq ou six bouquins hors
de prix.
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Par la suite, vous pourrez même vous spécialiser dans
la collection de Tsuba, qui, comme chacun le sait sont des gardes
forgées, ou des Menuki qui, pour leur part, sont des éléments
décoratifs des fameux Katana (sabres) de Samouraï. Le
sujet est intarissable et, chaque année, ces pièces
fort recherchées motivent de nombreuses enchères passionnées
à Drouot.
Admettons désormais que vous souhaitiez en savoir un peu
plus sur l’invraisemblable armurerie chinoise qui, pourtant, égaie
nécessairement toute bonne démonstration de Kung-Fu
Wushu ou tout film chinois vantant les mérites de cet art.
Il vous faudra, dans ce cas, faire certainement appel à l’équipe
de " Mission Impossible " car il n’existe rien,
ou presque, sur ce sujet pourtant immense. Monsieur Phelps, probablement
exténué vous apprendra qu’en dehors de quelques opuscules
chinois sur ce sujet, dont un qui est la réédition
d’un classique du début du siècle, sort du lot, il
existe tout au plus deux ou trois ouvrages faméliques en
anglais et un seul en français qui, avouons-le franchement,
est de l’auteur de cet article. Ce qui fait fort peu.
Jacques Dars, le fabuleux traducteur du non moins fabuleux roman
chinois " Au
Bord de l’Eau " (NRF Gallimard La Pléiade et
version Poche), dans le domaine de ces fameuses armes chinoises
est, lui même, contraint de se référer à
un certain M. Palat, professeur à l’université de
Prague, qui semble être le seul chercheur occidental à
s’être penché sur ce sujet. Il s’agit, dans une certaine
mesure, d’un trou noir assez exceptionnel puisque, particulièrement
concernant la Chine, tout semblait avoir été étudié
dans le cadre de nos universités et plus encore par la fameuse
Ecole Française d’Extrême-Orient.
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Les mémoires sur l’influence du climat sur les glaçures
des poteries pré-Tang de la basse vallée du Xi Jiang
sont monnaie courante auprès de la littérature de
faculté, que certains qualifient de facultative, sur les
armes de la Chine. Considérant le seul arsenal des copies
d’armes blanches chinoises disponibles dans les boutiques spécialisées
dans le domaine des Arts Martiaux et autres sports de combat dont
les vitrines finissent par ressembler à s’y méprendre
à une quelconque arrière salle de Sex-shop à
tendance S.M. on est en droit de se poser une question : s’agit-il
d’une simple lacune, d’un oubli manifeste ou d’un gouffre béant ?
Comment se fait-il que l’armurerie la plus importante, la plus complexe,
la plus diversifiée, la plus étonnante de la planète
soit passée sous silence ?
Cette énigme demeure d’autant plus étonnante que
la Chine demeure le seul pays au monde, si on excepte le Japon,
où ces armes, jadis instrument de mort et de destruction,
sont aujourd’hui utilisées et pratiquées dans le but
de prolonger la vie et même, éventuellement, de trouver
l’accomplissement de la personnalité humaine et, pourquoi
pas, l’éveil.
Georges Charles Gordon en tenue de Titou (général
d'armée Mandchoue)
Notez le sabre au fourreau recouvert de galuchat
couleur de jade
ainsi que la tenue particulière de ce sabre en forme croisée
Portrait officiel de Chinese Gordon
Photo avec les bannières de Tai Ping conquises
"Chinese Gordon" est probablement le seul occidental qui
ait été élevé au rang de
Titou (équivalent de fieldmarshal) par l'Empereur de Chine
et qui eut le droit de porter la tunique jaune impériale
en la présence de l'Empereur avec le titre de "Gardien
du Trone".
Quelques armes sous le portrait de Chinese Gordon
Au Bord de l'Eau - Nesle -
Les Armes chinoises comme instrument
de santé et de vie.
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