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STAGE DE QIGONG
A MONTREAL - TAO-YIN 2007 -
SOUS LA DIRECTION DE GEORGES CHARLES
Et quelques photos de ce stage : cliquer ici !

Georges Charles
Et quelques explications sur sa pratique et sur son enseignement
Georges Charles pratique depuis 1958, presque cinquante années d'expérience, et enseigne depuis 1974 les Arts Classiques du Tao - arts du poing interne et externe - arts énergétiques d'éveil -
il est considéré comme l'un des pionniers qui fit connaître, dès les années 70, ces pratiques chinoises en Occident. cliquer ici
Il est le successeur en titre (Daoshi) du maître chinois Wang Zemin (Wang Tse Ming ; Wang Tai Ming ; Tai Ming Wong suivant les transcriptions) (1909 2002) descendant de Wang Yang Ming (Wang Shouren ; Wang Shou Jen ; O Yomei) (1472 1529), philosophe et homme d'action, fondateur de l'Ecole de la Pureté du Coeur (Xin Xue) et rénovateur du Confucianisme.
Wang Zemin est l'un des disciples directs du Maître Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai) (1885 1963) lui même disciple de Guo Yunshen (Kuo Yun Shen ; Fo Jun Sha) (1864 1935) qui tenait sa transmission de Li Lo Neng (Li Neng Jan) (1842 1919).
La transmission s'est effectuée de manière ininterrompue entre Maître et Disciple.
Dans tous ces cas l'autorisation de transmission a été acceptée tant par le Maitre que par le Disciple et reconnue par les Pairs.
Parallélement Wang Zemin bénéficiait d'une transmission familiale au sein du Clan Wang de Yue qui représentait le Marquisat de Yue, protecteur de la ville de Hangzhou au temps de la Chine Impériale.
Le Clan Wang de Yue est, dans la tradition chevaleresque, celui qui adopta Yue Fei (Yao Fei) (1103 1142), le futur "Général Protecteur des Frontières", héros de la Chine Médiévale, qui fut à l'origine du Xingyiquan (Hsing I Chuan) (Poing de l'Intention et de la Forme) et du Baduanjin (Huit Brocards de Soie).
Ce Clan Wang de yue était également très connu pour une autre raison : les terres où est produit le fameux thé Longjing (Puits du Dragon) et ses plus grands crus (Yu Wang Shan...) était sa propriété depuis les temps immémoriaux.
Sur les terres du Clan Wang de Yue est également situé une des sources les plus réputées de toute la Chine : la source des tigres galoppants !
L'eau de cette source exceptionnelle était fort prisée des amateurs de thé et des calligraphes et elle était expédiée dans tout l'Extrême-Orient.
Ce Thé du Puits du Dragon et cette source des Tigres Galopants permettait au Clan Wang d'obtenir des revenus très importants considérés comme ceux de "cent familles".
Or pour bénéficier du titre de "famille" (Jia ou Gar) il fallait possèder au moins 100 boeufs.
Ce qui impliquait que la famille Wang du Marquisat de Yue possédait plus de 10 000 boeufs.
Dix mille en chinois se dit "Wan" (innombrable)(en chinois classique le caractère wan représente une swastika bouddhiste. On retrouve ce caractère dans Niwan (Nirvana) qui correspond à l'Illumination Spirituelle !) et on disait alors "que les boeufs de la famille Wang étaient aussi innombrables que les étoiles dans le ciel".
C'est pourquoi les Armes du Clan étaient sept étoiles d'or sur fond de sinople.
Ces Sept Etoiles représentaient la Grande Ourse ou le Verseau (Teou).
Ces Sept étoiles sont physiquement symbolisées par sept urnes de bronze situées à proximité d'un temple taoïste sur la colline de l'Empereur de Jade (Wang Tu Shan) qui se lit aussi "colline de l'origine ancestrale des Wang".
Ces jarres remplies d'eau surplombent le Champ des Huit Trigrammes au centre duquel est situé l'Autel de l'Empereur des Song.
La tradition populaire disait que ces jarres protégeaient Hangzhou, la "Venise chinoise" des incendies comme le Clan Wang la protégeait de ses ennemis.
Ce Clan entretenait une milice provinciale qu'elle mettait à la disposition de la Garde Impériale et, à ce effet, utilisait les sercices d'un Maître d'Armes réputé choisi traditionnellementparmi les descendants de Wang Lang, le fondateur du Style de la Mante Religieuse.
Cette pratique était transmise au sein du clan sous le nom "Mante Religieuse des Sept Etoiles du Nord" (Pei Qie Xing Tang Lang Quan).
Les Membres du Clan, considérés comme des Officiers, se transmettaient la forme de lance transmise par Yue Fei, ceci parallèlement au Clan fondé par Yue Fei.
Ils pratiquaient également une forme d'Eventail de Fer (Tie Shan), seule arme autorisée dans les appartements de l'Empereur dont ils avaient parfois la garde.
Cela n'excluait pas la transmission de pratiques taoïstes provenant du Ling Pao Ming (Lingbaoming) (Ecole de la Clarté du Joyan Ecarlate) ainsi que les principes essentiels de la doctrine philosophique de Wang Yangming, considérée comme appartenant à la tendance"néo-confucianiste".
La pratique s'effectuait traditionnellement, depuis des siècles et des siècles, sur le terre plain situé devant cet autel qui est toujours visible du haut de la colline.
Wang Zemin fut contraint, de par ses origines et à cause de cet encombrant ancêtre, Wang Yang Ming, en 1949 de se réfugier en France sous une autre identité (Tai Ming Wong) après avoir "vietnamisé" son nom chinois pour se fondre dans la communauté asiatique parisienne.
Il transféra une partie de ses activités d'Import-export de Shanghaï à Paris où il demeura jusqu'en 1979, après avoir été "naturalisé".
Georges Charles suivra ses cours, à Paris, de 1970 à 1979.
Wang Zemin enseignait à quelques disciples chinois chez lui, tout près du Jardin des Plantes, et reçut Georges Charles sur la recommandation personnelle du Maître Shen Tian Shi, patriarche de la communauté taoïste de San Francisco.
Il accepta donc de le prendre comme élève particulier.
A l'époque Georges Charles pratiquait le Karatedo, l'Aïkido et le Taekwondo.
Il avait commencé la pratique du Judo au JJCE d'Enghien, en 1958, sous la direction de Me Riva et de Me David.
En 1960, comme il n'y avait pas de section enfant au JJCE, il fut présenté par son père, Lionel Charles qui fut l'un des élèves du Maître Kawaishi, à Me Henri Pléé qui était le pionnier du Karatédo en Occident.

Georges Charles en 1960 sous la férule de Henri Plée qui enseigne en Hakama
2eme à partir de la droite (karatedo)
3eme à partir de la gauche
(bâton)
(photo publiée dans "Karaté par l'image deHenri Plée)
Il entreprit donc et continua la pratique du Karaté sous la direction de Me Henri Plée et des Experts japonais que celui-ci fit successivement venir en France au Dojo de la Montagne Sainte Geneviève : Murakami, Harada, Kasé, Mochizuki (on disait alors Motiduki !) , Nanbu
(Avec deux N !) .
En 1969, georges Charles, alors ceinture noire premier Dan de Karaté, quelque peu lassé des changements de styles et de méthodes, se tourna vers le Taekwondo et fut l'un des tous premiers élèves du Maître Lee Kwan Young au Gymnase François Peatrick, au Plessis Robinson.
Parallèlement, il étudiait également l'Aïkido, depuis 1966, avec Dominique Balta, l'un des premiers élèves de André Nocquet puis de Masamichi Noro.
Par la suite Georges Charles et Dominique Balta échangèrent leurs enseignements respectifs et créérent COREAM (Centre pouir l'Oragnisation et la Recherche dans les Arts du Mouvement) qui regroupa de nombreuses disciplines.
Il effectua son service militaire au 16e Chasseurs GCMA à Sarreburg puis à Trèves (FFA) où il occuppa un moment les fonctions d'instructeur de close combat.
Puis lors d'un séjour de langues au USA il fut engagé comme répétiteur de Taekwondo auprès du Maître Shin Yun Hun du Mun Mu Kwan et il découvrit, grâce à l'Aïkido qu'il enseignait en parallèle sur le campus de l'Université de Philadelphie, les Arts "Martiaux" Chinois.
Lors d'une discussion avec des étudiants chinois ceux-ci lui demandèrent quel était son Maître de Chin Na Shu (art chinois des saisies).
Georges Charles répondit qu'il ne s'agissait pas d'un art chinois mais japonais : l'Aïkido.
Ce que les Chinois ne voulurent jamais croire !
Et ce qui occasionna une recontre avec leur Maître qui fut aussi étonné qu'eux de la similitude entre cet art japonais et ce qu'il enseignait dans le cadre d'une ancienne école chinoise.
Et finalement Georges Charles, à ce moment, se rendit compte de la richesse des arts de la Chine, alors presque inconnus en France (si on excepte l'enseignement particulier d'une école sino-vietnamienne dirigée à Paris par le Maître Hoang Nam !).
Ce qui l'incita à découvrir plusieurs écoles chinoises aux USA.
Plus tard, à San Francisco, il put rencontrer le Vénérable d'une Congrégation taoïste, le "Maître Céleste" Shen Tian Shi qui l'initia à la pratique des Arts Internes et à ce qu'on nommait alors le "Yoga taoïste" qui n'était autre que le Tao-Yin Fa ou Daoyin Qigong.
C'est ce Maître Taoïste qui permit à Georges Charles de rencontrer Wang Zemin et de suivre, pendant près de dix ans son enseignement particulier.
Wang Zemin parlait parfaitement français, ce qui facilita la transmission directe des principes animant la pratique et ce qui permit à Georges Charles d'avoir accès aux enseignements de Wang Yangming et aux textes classiques ainsi qu'aux explications particulières à la pratique tant de l'interne que de l'externe ou de l'alchimie taoïste (Neidangong).
Par la suite Wang Zemin autorisa Georges Charles à aller se perfectionner (1973 1974 1975 1976 1977) auprès des Maîtres alors les plus réputés de Hong Kong et Taiwan et lui fournit des recommandations pour les Maîtres Yuen Yi Kai et Chan Hon Chung du Hung Gar, Tang Sang du Wing Chun, le Dr Lee Ying Argn pour les formes "internes", Lung Kai Ming...Georges Charles rencontra également Leung Ting du Wing Chun.
En 1973 Georges Charles obtint, sur place, le 3eme Dan de Taekwondo du Kukkiwon de Séoul.
A ce moment il décida de se consacrer exclusivement aux Arts Chinois.
En 1976 Georges Charles, sur la demande de Wang Zemin fut reconnu en tant qu'enseignant (Sifu) de la Hong Kong Chinese Martial Arts Association (HKCMAAL) et de la Koushu Féderation of the Republic of Chine (KFROC).

Remise du du diplôme d'enseignant de la HKCMAAL en juillet 1976
Georges Charles est entouré de Tang Sang (Wing Chun) et de Chan Hon Chung (Hung Gar)
Réunion de la HKCMAAL avec les principaux enseignants en 1976
On reconnaît Tang Sang, Chan Hon Chung.
Yip Man le Patriarche du Wing Chun entouré de Tang Sang et Leung ting
Georges Charles (Cha Li Shi) et Leung Ting en 1976

Georges Charles en 1976...de l'eau est passée sous les ponts !
Mais la passion demeure intacte.
Cette reconnaissance en tant qu'enseignant portait alors sur l'Externe et plus particulièremet sur l'Ecole Hung Gar, branche classique du Shaolin du Sud puisque Wang Zemin n'avait pas encore autorisé Georges Charles à transmettre l'Interne.
En 1979, Wang Zemin ayant effectué la transmission de son Ecole à Georges Charles, la filiation de l'Ecole San Yiquan fut officiellement reconnue tant par la HKCMAAL que par la KUOSHU (Fédération Internationale de la République de Chine).
Wang Zemin se retira à Shiren près de Kaoshiung, à Taiwan, où il décèda en 2002 sous son nom propre.
Il avait coutûme de dire qu'il avait été Comte sous l'Empire de 1909 à 1911 en tant que fils aîné du Marquis de Yue, citoyen chinois de 1911 à 1949, camarade un court intant lors du chagement de régime en 1949, réfugié politique vietnamisé, naturalisé (le rapprochement avec les animaux empaillés l'amusait beaucoup !) français puis "crapule nationalisto-capitaliste taiwanaise" sur la fin de ses jours.
Et qu'il espérait bien se reposer après en redevenant un "Céleste" comme on nommait autrefois les Chinois en France.
Georges Charles fut également Directeur Technique National de la FNBC (Fédération Nationale de Boxe Chinoise) anciennement l'ANKFK (Association Nationale de Kung Fu Kempo auquel participait le Maître Hoang Nam et plusieurs Maîtres vietnamiens dont Nguyen Dan Phu, Pham Xuan Tong, Phan Hoang, Bui Van Thin, les frères Pham Loi) cliquer ici ainsi que Directeur Technique National de la Fédération Française de Ritsu Zen (FFRZ) (1975 à 1980) cliquer ici .
Le Ritsu Zen étant la version active ou dynamique du Zazen.
En chinois c'est le Zhan Chan (méditation debout) qui s'oppose à Zhou Chan (méditation assise)
Zhan Chan c'est aussi le Zhan Zhuang transmis dans le cadre du Yiquan et du Dachengquan par le Maitre Wang Xiangzhai ainsi que par Kennichi Sawai dans le cadre du Taikiken.
Mais à l'époque, hormi Georges Charles, Alain Setrouk et le Hollandais Ian Kallembach
personne n'en n'avait jamais entendu parler en dehors de Chine ou du Japon !
Il est des amitiés solides puisqu'à ce jour Georges Charles enseigne toujours à Paris dans le propre dojo de Alain Setrouk, maintenant 8eme Dan de Karaté.
Le nom de l'Ecole San Yiquan "Poing des Trois Un" ou "Poing des Trois Harmonies"
En 1979 Wang Zemin, désireux de "fermer les poings", confia la succession de son Ecole Lianan Quan "Poing des Générations Circulaires" à Georges Charles.
La tradition confucéenne voulait que l'Ecole change de nom avec la succession et devint donc "San Yiquan" (San Yi Chuan ; San I Chuan) ce qui la rattachait directement à la filiation de Wang Xiangzhai et de son Ecole du Yiquan.
Cette tradition confucéenne explique, en effet, suivant le Livre des Rites (Liji VII 22)
"Le nom d'une école appartient à son fondateur. Le nom de cette école disparaît avec lui à sa mort. Si un disciple souhaite fonder sa propre école, cela se fait avec l'autorisation du fondateur, mais il ne doit en aucun cas l'utiliser (le nom de l'école appartenant au fondateur). Eventuellement il peut le garder en partie, associé au nouveau nom et ceci pour lui rendre hommage".
Mais ceci n'est désormais que très peu respecté et l'on parle de"tradition" sans en respecter les fondements ni peut-être même les connaître.
Et chacun utilise à son profit personnel le nom de l'école des Maîtres disparus sans même les avoir rencontrés.
De ce fait sous le même nom d'école on ne reconnaît même plus la pratique.
Mieux vaut changer le nom et respecter la pratique !
C'est ainsi que Li Lo Neng (1842 1919) dirigea l'Ecole Yiquan (Poing de l'Intention)
Son disciple Guo Yun Shen (1865 1935) dirigea l'Ecole Wuxinqquan (Poing des Cinq Eléments)
L'un de ses disciples Kennichi Sawai dirigea le Taikiken (transcription japonaise de Xingyiquan)
L'un de ses disciples Wang Xiangzhai (1885 1963) dirigea le Dachengquan puis le Yiquan
Son disciple Wang Zemin (1909 2002) dirigea le Liannanquan (Poing des Générations continues)
Son disciple Georges Charles (Cha Li Shi) dirige le San Yiquan (Poing des Trois Un)
A ce jour Georges Charles a légué une filiation de Maître Héritier à John William Squier qui dirige désormais le Neilianquan (Poing de la Fusion Interne)et à Jean Luc Saby qui dirige donc l'Ecole de Wang Yang Ming Long Xue (Ecole du Dragon Impérial de Clarté).
Mais plusieurs Enseignants, dont Marie Andrée Lett de Laval (Quebec), transmettent San Yiquan en demeurant dans le cadre de l'Ecole dirigée par Georges Charles dans le respect de la même tradition confucéenne et taoïste.
De ce fait la tradition demeure puisqu'elle évolue, comme elle l'a toujours fait, chaque
"Chef d'Ecole" apportant sa pierre à l'édifice sans pour autant le mettre à bas à chaque changement d'individu ou de régime.
Depuis des siècles ce "changement dans la continuité" est une particularité spécifique à la Chine.
Prétendre qu'une école n'a jamais évolué depuis des siècles ou des générations c'est prétendre prendre modèle sur un fossile et surtout prétendre que les précédents Maîtres ont été incapables de s'adapter ni d'évoluer.
Ce qui n'est pas très respectueux pour ces Maîtres !
Cela fait penser à ces écoles multicentenaires et intangibles qui, pourtant, tous les cinq ans, publient un ouvrage où les formes proposées sont différentes de celles de la précédente édition.
Et qui virent les photos des vieux maîtres parce que leurs postures ne sont pas assez basses !
Il en va de même en musique classique où les interprétations ont, heureusement, changé bien que l'on respecte la partition.
De même, la cuisine classique du XVIIIe siècle serait désormais presque immangeable car trop riche, trop complexe, trop apprêtée.
Mais il ne s'agit pas, non plus, d'une récréation ou d'une re-création.
C'est pourquoi nous revendiquons haut et fort ces Arts Classiques du Tao.
Et que nous participons à leur évolution, à leur régénération.
Et que nous ne souhaitons pas les enfermer dans un passé révolu ou dans une dérive "tendance" liée à une mode éphémère.
Même un arbre de plusieurs siècles se renouvelle chaque année !
Mais il demeure, aussi, ce qu'il est.
Et nous proposons de vous en faire découvrir les racines, la souche, le tronc, les branches, les feuilles, les fleurs et les fuits.
De manière à ce que vous puissiez en rapporter un noyau, une amande qui, à son tour engendrera un autre arbre.
Ceci étant dit Georges Charles enseigne depuis 1976, à publié une quinzaine d'ouvrages et plusieurs centaines d'articles dans des revues comme Karaté (depuis 1974), la Vie Naturelle, Tao Yin (qu'il a créé et dont il a été le rédateur en chef jusquen 1999), New Génération Tao...
Beaucoup de sportifs ont des "nègres", Georges Charles n'est pas sportif et entretient à lui tout seul toute une tribu de pseudonymes comme Charles Larcher (parce qu'il atteint sa cible) ; Pierre Couturier (parce que c'est du béton et cousu de fil blanc) ; François Libert (parce que c'est le nom de son grand père et qu'il déteste collaborer et être occuppé) ; Chan Sanyi (parce que San Yichuan c'est très enchinoisé).
Et quelques autres que nous ne dévoilerons pas ici !
L'astronaute québecoise Julie Payette a rendu un bel hommageà Chan Sanyi dans une émission de Radio Canada "Par quatre chemins" le 2 septembre 1999, émission qui a été retranscrite sur ce site : cliquer ici.
Nous espérons qu'elle ne sera pas trop déçue si elle apprend que Chan Sanyi n'est pas réellement Chinois !
Georges Charles a lui même participé à une émission de Radio Canada lors de sa première venue au Québec en 1984, invité par l'acupuncteur Claude Léger.
Il est le fondateur et le maître d'oeuvre du site officiel des Arts Classiques du Tao
tao-yin.com
Il est le Président de l'Institut des Arts Martiaux Chinois Traditionnels
(IDAMCT) à Paris qu'il a fondé en 1978 et également le fondateur de la Convention des Enseignants des Arts Classiques du Tao fondée en 1994.
Dans ce cadre associatif culturel et socio-éducatif, il dirige des cours et des stages en France et dans la CE.
Il intervient en tant que conseiller-expert auprès de la Direction de l'Action Sociale du Groupe Prémalliance (Groupe de protection sociale ; retraites complémentaires ; mutuelles professionnelles).
Il a formé, à ce jour, plus d'une quarantaine d'enseignants certifiés.
La transmission de San Yiquan en est actuellement à la quatrième génération
puisque des élèves formés par Georges Charles ont désormais formé des élèves qui enseignent à leur tour.
San Yiquan, grâce aux Enseignants des Arts Classiques du Tao, est désormais présent en France, y compris en Guyane, en Italie, en Espagne, en Pologne, au Québec et même en République Populaire de Chine.
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Durant la première
semaine de novembre 2007 nous aurons le plaisir d'accueillir
au Québec Monsieur GEORGES CHARLES.
Le programme de cette année sera consacré à la pratique du Tao Yin Qigong ou Daoyin Qigong de l'Ecole de la Clarté du Joyau Ecarlate : Lingbaoming Daoyin Qigong.
Cet enseignement lui a été transmis dans les années soixante dix par le Maître chinois Wang Zemin (Wang Tse Ming ou Tai Ming Wong ) (1909 2002), disciple direct de Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai ou Wang Yu Sen) (1885 1963), lui-même disciple du Maitre Guo Yunshen (Kuo Yun Shen) (1864 1935), surnommé "La Paume Divine".
En 1979 Wang Zemin transmit la succession de son Ecole à Georges Charles qui enseignait depuis 1974 et pratiquait depuis 1958, le faisant ainsi "Maître-Héritier" (Daoshi) du "Poing des Trois Harmonies - San Yiquan ".
Depuis cette date la transmission du Daoyin Qigong du Lingbaoming (Lingbaoming Xiaodanpai Daoyin Qigong) s'effectue au sein de l'Ecole San Yiquan et en constitue, avec le Xingyiquan de forme évolutive (Ziran Men), le fondement de la pratique de l'Interne (Neigong et Neidan).
Originellement le Daoyin Qigong entrait dans la pratique plus globale du "Yang Sheng Fa" ou "Principes d'entretien et de prolongement de la vie".
Il s'agit, traditionnellement, de s'opposer au processus de vieillissement ou d'affaiblissement de l'organisme et de l'esprit au travers de postures, d'exercices, de mouvements, de pratiques respiratoires et énergétiques, de mentalisations etde visualisations.
Actuellement, sur un plan juridique et médical la mort clinique se constate par cessation du mouvement, cessation de la respiration, cessation de la circulation, cessation de l'activité cérébrale.
Depuis des millénaires ces pratiques visent à entretenir le mouvement, à approfondir la respiration, à faciliter la circulation et à éveiller l'esprit.
C'est, simplement, se tourner vers ce qui est favorable à la vie.
Il s'agit, ensuite, suivant le principe alchimique taoïste, de transformer ce qui est grossier en subtil puis de fondre celui-ci au sein du Tao afin d'aider à la réalisation de l'Adepte.
Cette mutation (YI) ou "transmutation" (Hua) s'effectue au travers du Rituel de Purification utilisant les Cinq Eléments puis de la construction interne d'un Athanor qui permet cette fusion interne (Nei Lian) provoquant la "Clarté du Joyau Ecarlate"
(Ling Bao Ming).
Comme le Maître Verrier qui, à partir du plomb, du sable, de la soude, de la chaleur, de la lumière et d'un "Savoir Faire" obtient un cristal nous procédons de même avec la structure corporelle (Ti), la forme corporelle (Xing), le principe essentiel (Jing), le souffle (Qi), l'intention (Yi) et l'esprit (Shen) pour arriver à "autre chose encore" qui est la mutation (Hua).
Cette mutation permet, à son tour, la "fusion interne" de cette "Clarté Ecarlate" dans le Tao et, ce faisant aboutit à la "connaissance intuitive" ou "réalisation du Coeur" (Liang Zhi ou Xin Xue) initiée par Wang Yang Ming (Wang Shuren ou Wang Shou Jen - O'Yomei), philosophe et homme d'action de la Dynastie des Ming.
Dans le principe alchimique simple, réalisable par un Artisan verrier, il est possible de transformer quelque chose de lourd, d'opaque, d'insonore, de grossier comme le plomb en "autre chose" qui est transparent, lumineux, musical, subtil, scintillant comme le cristal.
Ce cristal permet, comme le propose Laozi (Lao Tseu) dans le Daodejing (Tao Te King) au Chapitre LII (52) "d'utiliser la lumière en faisant retour à sa source" (Wang Zeming) ou "d'utiliser les rayons de lumière en faisant retour à leur source" (Liou Kia Hway - Pléiade)
ou "d'utiliser la lumière pour faire retour à la vue intérieure" (François Houang) ou "Celui qui perçoit la profondeur (la subtilité) est éclairé" (Richard Payette -RPMTAICHI)...
Ces diverses traductions impliquent simplement que ce cristal, fut-il intérieur, est capable de transformer la lumière en couleurs, donc en vibrations qui, à leur tout influent sur l'énergie et l'esprit du pratiquant.
Et Laozi précise bien au chapitre XXVI (26) "Que le pesant est la racine du léger" donc que le "grossier est l'origine du subtil".
Il est donc possible d'utiliser la structure corporelle, la forme corporelle, le mouvement corporel, la circulation corporelle pour opérer au travers du Souffle (Qi) qui est le "fondant" correspondant à la soude, une transformation puis une mutation vers "autre chose" de très subtil et de très lumineux.
Ce qui, à priori, semble grossier pour le profane est utilisé par l'Initié pour aboutir à cette "transformation en autere chose".
On passe alors de l'art martial à l'Art Chevaleresque, de la gymnastique de bien-être et de santé à une méditation d'éveil en mouvement et de la pensée chinoise à la recherche philosophale.
C'est ainsi qu'au Japon, sous l'influence profonde de Wang Yang Ming, nommé là bas O'Yomei, une technique de tueur (snipper) est devenue la "Voie de l'Arc" (Kyudo), le fait de verser de l'eau chaude sur des feuilles la "Cérémonie du hé" (Chado ou Cha No Yu) et le fait de disposer des fleurs dans un vase l'Art Floral de l'Ikébana !
En Chine, ce que certains sinologues appellent "pratiques psycho-somatiques, mécaniques et respiratoires" est devenu Art de Réalisation Intérieure.
Cet Art chevaleresque et philosophique a pour but l'élévation de l'Etre humain dans le respect d'autrui, de son environnement, de la nature et du Tao. Depuis près de deux millénaires cette pratique d'alchimie interne existe en Chine et la tradition se perpétue de Maître à Disciple notamment au sein des Ecoles des Praticiens Taoïstes que sont la Lingbao (Joyau Ecarlate), le Mao Shan (Montagne de Longévité) et le Jindan (Pilule d'Or).
Georges Charles, initié dans ce domaine, est reconnu comme l'un des pionniers de ces pratiques en Occident et certains de ses élèves les transmettent...en Chine.
Il vit actuellement en Normandie, dans la Vallée de la Bresle, qui est mondialement réputée pour la verrerie et la cristallerie (on la nomme Glass Valley aux USA !) dans l'ancienne maison d'un Maître Verrier.
Il vient régulièrement au Québec animer des Stages depuis 1984.
Il a formé une quarantaine d'enseignants au sein des Arts Classiques du Tao.
Il a publié une quinzaine d'ouvrages et des centaines d'articles et entamera, en 2008, sa cinquantième année de pratique.
Il vous propose de bénéficier de ses connaissances et, surtout, de son expérience.

Du plomb, du sable, de la soude, de la chaleur, de la lumière, un "savoir faire"
produit "autre chose" : le cristal !
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Tao Yin Qigong, gymnastique énergétique du Tao :
Purifier, mobiliser, transformer, diriger et utiliser le Souffle
au travers de la pratique du mouvement, de la sensation, de l'intention pour éveiller l'esprit/
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Pratique des Cinq Formes (Wuxing) de l'école San Yiquan
Utilisation des Cinq Mouvement fondamentaux pour des applications énergétiques et chevaleresques dans un échange avec un partenaire.
Comment le mouvement nait, évolue, se transforme et s'utilise
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Le Bâton de la Marquise de Dai
Initiation à la forme essentielle et énergétique du Bâton de la Marquise de Dai. A la fois pratique corporelle, étude symbolique et transformation alchimique de l'art deux fois millénaire du Bâton.
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LE STAGE :
STAGE QIGONG DAOYINFA
Montréal 2007

Tai : Paix, grandeur, magnificence
La Paix, la Grandeur, la Magnificence, la Quiétude.
"L'Energie de la Terre influe profondément le Ciel.
L'Energie du Ciel, en retour, apporte son influence bénéfique à la Terre.
Entre deux, la Paix, la Grandeur, image de la magnificence et de la quiétude"
Tai : 11 e Hexagramme du Yijing (Yi King ou I Tching)
"Dans l'Hexagramme Tai, symbole de prospérité, gradeur et tranquillité la place du trigramme Qian (Ciel) au dessus du trigramme Kun (Terre) signifie que les énergies du Ciel pénètrent dans la Terre"
"Que le Ciel soit en haut et la terre en bas est chose assurée, mais i Tai est produit ici par une mutation qui inverse laposition des deux trigframmes, c'est parce qu'il s'agit de l'Energie" (Wang Fuzhi 1619 1692)
avec Georges Charles , maître héritier de l'école SanYiQuan
www.tao-yin.com
vendredi-samedi-dimanche 2-3-4 novembre 2007
Ling Bao Ming Dao Yin Qigong
Forme préparatoire yiyinfa supérieur, médian, inférieur et taisu qigong
(les « 3 cahiers rouges » de Jean-Luc Saby)
Forme des initiés Dao yin debout – assis - couché
coût : 300$ si payé avant le 15 octobre
350$ après
horaire : matin 9h30 à 12h
après-midi 14h à 16h30
lieu : Montréal (à préciser)
Infos et inscriptions
Marie-Andrée Lett 450-663-8165
mana@bellnet.ca
E-mail : mana@bellnet.ca
tél. : 450-663-8165
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Une page complète
sur le dernier stage de Ruiter Valley !
Et sur le stage à Montréal en 2005
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