GENEALOGIE DU XINGYQUAN (HSING'I CHUAN)

Généalogie du Xingyiquan (Hsing I Chuan) suivant Kennichi Sawai du Taikiken
source : Taikiken par Kennichi Sawai Editions Kodansha (Japon)

 

Kennichi Sawai fut l'un des disciples directs du Maître Wang Xiangzhai.

Alors qu'il était officier de l'Armée Impériale et que le Japon occupait la Chine, il avait l'habitude de défier les experts dans les arts du combat.

Il était lui-même expert haut gradé dans plusieurs disciplines telles que le Karatedo, le Judo, le Iaido et d'une vigueur peu commune. Ces "rencontres'" se soldaient souvent par la défaite de l'expert chinois.

Lors de sa rencontre avec Wang il fut, par contre, facilement défait par ce dernier
"un petit homme affable qui avait une démarche de canard".

Il décida donc de revenir, après la guerre, pour suivre son enseignement et, par la suite créa sa propre Ecole au Japon sous le nom de Taikiken, littéralement "Poing du Grand Achèvement" qui est la traduction japonaise de Dachengquan (Ta Tcheng Chuen) et non du Taijiquan qui se dit "Taikyokuken" et qui était alors représenté par Yong Meiji (Yang Ming Shi).

Kenichi Sawai rencontra Wang Tseming et ils échangèrent plusieurs formes.

Wang confia à Sawai plusieurs formes d'externe liée à sa transmission familiale de Tang Lang (Mante Religieuse) et Sawai confia à Wang plusieurs Katas "antiques de Judo" comme Koshiki No Kata (Formes des Principes Antiques) et Itsutsu No Kata (Forme des Cinq Principes) qui n'étaient alors que rarement pratiqués même au Japon.

Sawai étudia également la forme de "lance fondue à un crochet de Yue Fei" qui est à l'origine profonde du Xingyiquan.

Il est donc normal que Wang Tseming (Wang Tsemin) figure dans la généalogie publiée par Sawai ! Ce qui est moins normal, par contre, est que les généalogies publiées actuellement à partir de la République Populaire de Chine "oublient" l'un et l'autre !
Il est vrai qu'un "jap" et qu'un expatrié ayant obtenu la nationalité française ne comptent pas pour grand chose lorsqu'on ré-écrit l'histoire.


En attendant voici cette fameuse généalogie issu de l'ouvrage de Kennichi Sawai :

Wang Tseming (Wang Tse-Min) se trouve à la douzième place sur la colonne de droite.