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• LES TROIS ROYAUMES - EDITIONS FEI par Georges Charles


Les Trois Royaumes Editions Fei
Les Trois Royaumes - Editions Fei (coffret et livret)
Préface de Jean Levi

Les Trois Royaumes Editions Fei
Le coffret des Trois Royaumes ouvert avec ses 30 tomes en format Lianhuanhua
Le livret connexe décrivant les principaux personnages préfacé par Jean Levi
Une carte couleur de la Chine ancienne
Prix public 89 euros

 

le site des Editions Fei et la page "Les Trois Royaumes" cliquer ici






• Un monument de la littérature épique chinoise !



En Chine, et encore actuellement, ce serait l'équivalent des Trois Mousquetaires, de la Chanson de Roland et de la Tapisserie de Bayeux !
Donc, comme on dit maintenant "C'est du lourd !" - surtout le roman, quand il n'a pas été mis en images - car il ne bénéficie pas, malheureusement, de la traduction géniale de Jacques Dars pour "Au bord de l'eau" (La Pléiade NRF Gallimard).
Les anglo-saxons sont plus chanceux avec plusieurs traductions remarquables, comme c'est souvent le cas, d'ailleurs, pour les "classiques" de la Chine et plus encore pour les romans.
A mon humble avis, souvent, les traducteurs français sont trop littéraires et cherchent à "faire du beau". Donc une "belle traduction", comme on souhaite une belle journée, de belles vacances, une belle recette, un beau film, un beau restaurant. On préférerait, comme avant, une bonne traduction comme on préfère de bonnes vacances ou une bonne retraite ! Presque une bonne vieille traduction. Pas la peine d'en rajouter ni d'en remettre encore une couche.
Si c'est simple c'est bien et c'est bon mais on veut toujours en faire de trop. Le mieux est l'ennemi du bien. En matière de texte chinois il s'agit de caractères, donc d'images. Pas de baratin ni de psychologie et encore moins de pédagogie. C'est simple, c'est un fait.
L'histoire est déjà assez compliquée comme cela sans avoir à rajouter des violons et des complications grammaticales. Le chinois c'est du présent au passé ou au futur mais c'est du présent. Les Chinois ne conjuguent pas. Ils décrivent. Dans une certaine mesure un "classique" ou un "roman" c'est comme un rapport de gendarmerie. C'est du fait. du compte de faits, pas du compte de fée avec des lapins roses qui parlent à l'imparfait du subjonctif.
C'est de l'image, pas du verbiage. On voit, on comprend. Vu ?
Donc la BD chinoise c'est du caractère mis en images, le caractère prend forme dans l'image.
On peut ajouter un texte comme dans les premières BD occidentales (le Sapeur Camembert...) mais c'est même pas obligé.
L'image prime sur le texte et le texte est concis, restreint à sa plus simple expression.
Et l'image, grâce au format, est dans la poche et circule librement. C'est le Lianhuanhua.
Évidemment pour les Trois Royaumes on va regretter de ne pas avoir du grand format pour mieux apprécier les batailles, on a parfois l'impression de regarder à l'envers dans des jumelles. Au fait l'expression "regarder par le petit bout de la lorgnette" est fausse puisqu'on regarde justement par le petit bout pour grossir. Si on regarde par le gros bout de la lorgnette alors on éloigne la scène ! Il est bizarre aussi que pour les appareils photos on ne puisse qu'agrandir, donc zoomer, alors qu'il serait souvent pratique, sinon indispensable, de prendre du recul, du champ. Mais c'est trop demander aux ingénieurs d'être pratiques et efficaces. Et il en faut toujours plus et encore plus.
Mais finalement il suffit de laisser faire l'esprit et d'agrandir en soi la scène pour la considérer pleinement.
La lecture devient alors plus reposante car on n'a pas à supporter l'écran géant, le sensurround, les effets spéciaux numériques et les odeurs de pieds et de pop-corn. Donc pas besoin de prendre un aspirine 1000 en sortant de la page comme quand on sort du ciné.
Le ciné actuel (voir la fameuse bataille des falaises pourpres issue des Trois Royaumes !) est conçu pour les mal-voyants, les mal-entendants, les mal-comprenants et il faut donc leur en rajouter une couche.
Les Lianhuanhua de "Au Bord de l'Eau" et de "Les Trois Royaumes" sont conçus pour des gens tout à fait normaux munis, éventuellement, d'une paire de lunettes et d'un peu de bonne volonté sinon d'un peu d'imagination.
Bon c'est vrai qu'il faut quand même consentir à un effort pour pénétrer le monde chinois que l'on pourrait qualifier de médiéval avec ses personnages, ses intrigues, ses trahisons, ses retournements mais aussi sa droiture, la force de la parole donnée ou de la destinée, les relations parentales, les obligations, les rapports sociaux.
C'est un autre monde.
On pourrait presque parler de "science-fiction" ou "d'histoire fiction" puisqu'il convient de se plonger, à chaque fois qu'on ouvre un livret, dans un autre monde.
Pas besoin d'être ailleurs, sur Mars ou Xénon ou entre Gondor et Mordor puisqu'on est en Chine !
Donc, en gros, sur l'autre moitié du monde.
On pourrait presque dire sur la face cachée de la terre tant elle est méconnue.
Tous les Chinois connaissent Les Trois Royaumes même, et surtout, s'ils ne l'ont pas lu dans le texte.
Il suffit de constater l'immense popularité de Yunchang alias Guan Yu (Kuan Yu) devenu Kan'U Unchô au Japon et Gwanu Ujang en Corée devenu Guan Shenti Chun "le Saint Empereur Guan" ou plus simplement Guanti ou Kuan Ti et vénéré à la fois par les Bouddhistes, les Taoïstes, les Confucianistes mais aussi, au Vietnam, les Baodaistes.
On retrouve donc à peu près partout, de la Chine au Japon en passant par la Corée, le Vietnam et toute la diaspora asiatique, son effigie portant barbe, armure et hallebarde.

Il est le protecteur, à la fois, des militaires, des écrivains, des enseignants, des hôteliers restaurateurs et d'une demie douzaine de corporations honorables.
Dont celle, évidemment, des Professeurs d'Arts Chevaleresques dits Zarmartios (le fameux lézard martial !).

 

Guandi ou Kouan Ti

Guan Yu ou Kuan Yu alias Guanti ou Kouan Ti et ses deux assesseurs Chang Fei et Liu Pei.


Pourquoi ce type rougeaud est-il si vénéré en Chine et en Asie ?
Il doit bien y avoir une raison !
C'est simplement l'antithèse de Sunzi (Sun Tzu) parce que, parfois, la stratégie (et la pédagogie alors !) et les combines foireuses on en a marre.
Le courage, la sincérité, la parole donnée, la confraternité sont encore des valeurs qui ont une raison d'être et ce type là les incarne.

Et il est l'un des principaux personnages des Trois Royaumes.
Et n'en doutons pas celui que l'immense majorité des lecteurs préfèrent.
Sa hallebarde se nomme "Huit Reflets" et pèse entre 18 et 20 kg (les Chinois Marseillais disent évidemment 40 !) et est devenue un nom propre puisque hallebarde se dit maintenant Guandao ou Kuan Tao (Sabre de Guan).
C'est le symbole de la force, de la puissance, de lentement Bois donc de la Bravoure Chevaleresque (ou Vertu "martiale" (Wude ou Wou Te) - Mars, cet égorgeur psychopathe en jupette de cuir n'a pourtant rien à faire là dedans !).
Guan Yu est le type même, avec Yue Fei, du "Général Tigre" qui, évidemment, meurt par traîtrise mais dont le nom est conservé par l'Histoire alors que tout le monde se contrefiche de Sun Quan qui le fit exécuter.
A l'époque il n'y avait pas d'avion ou d'hélicoptère donc pas de risque d'accident comme pour le Général Lin Biao (Lin Piao)(1907 1971 - accident d'avion en Mongolie) , le Général Leclerc (1902 1947 - accident d'avion dans le Djebel Aissa), le Général Huntziger (1880 1941 - accident d'avion dans les Cévennes), le Général Ailleret (1907 1968 - accident d'avion à Saint Denis de la Réunion), le Général Sikorski (1881 1943 -accident d'avion à Gibraltar) et quelques autres encore. Sans parler, évidemment de gèneurs comme Coluche (1944 1986 - accident de moto entre Cannes et Opio), Balavoine (1952 1986 - accident d'hélico au Mali), Sabine ( 1949 1986 - accident d'hélico au Mali ; idem Coluche) ou de ceux qui se sont suicidés avec le revolver de leur chauffeur comme Rommel (1891 1944 - accident de revolver puis/et poison) ou Bérégovoy (1925 1993 - accident de revolver à Nevers).
Dans une certaine mesure les salauds, comme Sun Quan qui fit exécuter Guan Yu, ont un certain courage, donc une certaine morale, puisqu'ils agissent à visage découvert ce qui n'est pas le cas de leurs successeurs qui invoquent le hasard qui fait si bien les choses.
Dans les Trois Royaumes même les salauds ont un certain panache ce qui est bien normal puisqu'on n'aurait, somme toute, aucun mérite à triompher d'un pleutre.
Et la limite entre les "bons" et les "méchants" n'est pas toujours aussi nette qu'on voudrait bien le prétendre.
A l'instar du Taiji (Tai Chi) tout n'est pas blanc, tout n'est mas noir (comme les Occidentaux le croient encore !) et tout n'est pas gris mais tout est en mouvement.
Changement, transformation, adaptation voilà la recette !
Si cela ne s'adapte pas, cela disparaît.
Les Trois Royaumes se sont donc adaptés et dont bien présents, jusqu'en France, grâce aux Editions Fei et nous pourrions même, si j'en avais envie, conseiller ce gros Manga aux hommes d'affaire qui, justement, souhaitent réaliser des affaires avec la Chine car ils en apprendraient beaucoup plus là dedans sur la Chine et surtout les Chinois, que dans les cours de management qu'ils suivent.
Et ils éviteraient de perdre du temps avec Sunzi et ses Treize Chapitres (Sun Tzu) et les "Trente Six Stratagèmes" et autres "Ecrits sur les Cinq Roues" qui sont des jeux d'enfants en regard de ce qui se passe au niveau stratégique dans "Les Trois Royaumes".
Ils comprendraient alors qu'on ne peut pas se mettre à la place d'un homme d'affaire chinois mais qu'on peut tenter de le comprendre et que c'est de cette simple compréhension, et non d'une quelconque stratégie, fut-elle de Sunzi, que naît la confiance réciproque, donc la possibilité de faire des affaires.

 






• L'histoire (simplifiée !) des Trois Royaumes


On va faire au plus simple et au plus direct !

Il s'agit tout d'abord d'une oeuvre épique de Luo Guanzhong ou Luo Ben (1330 1400) qui fut probablement revue plusieurs fois avant une version (presque) définitive au XVIIIe siècle.

 

Luo Guangzhong
Luo Guangzhong (1330 1400) auteur de "Les Trois Royaumes"

Il traite principalement de la déliquescence de l'Empire Han, à la fin du IIe siècle et de sa chute sous les coups de boutoir de la Révolte des Turbans Jaunes, qui veulent instaurer la "Grande Paix" (on retrouvera ce mythe au XIXeme siècle avec les Tai Ping - Gordon et les Tai Ping - cliquer ici ) sous l'influence d'un taoïste, Zhang Jiao.
La Cour Impériale riposte en utilisant les compétences militaires de plusieurs généraux dont Huanfu Song, Zhu Jun et He Jin qui lèvent une armée pour combattre la rébellion.
Liu Han le préfet de la province de You décide à son tour de recruter des volontaires parmi lesquels on retrouve Liu Bei, Guan Yu et Zhang Fei ce qui permet, dans un premier temps de défaire les Turbans Jaunes.

 

Les Trois Royaumes

Liu Bei, Zhang Fei, Guan Yu lees héros de "Les Trois Royaumes"

 

 

 


Mais le pouvoir impérial en ressort très affaibli et après le décès de l'Empereur Lingdi, les eunuques prennent le pouvoir en assassinant le successeur désigné. Le Général Yuan Shao envahit le Palais impérial mais ne parvient pas à éliminer tous les eunuques. Dong Zuo, le gouverneur du Hedong, un colosse sans scrupule, en profite pour prendre le contrôle sous prétexte de protéger l'empereur mais le fait rapidement destituer pour le remplacer par son jeune frère âgé de neuf ans qu'il manipule facilement. Il prend le titre de premier ministre et commence alors sa carrière de dictateur sans scrupule, aidé par un redoutable guerrier Lu Bu qui élimine ses adversaires.
Un seigneur, le général Cao Cao décide alors d'entrer en rébellion et lance un appel aux Braves afin d'éliminer Dong Zuo. D'illustres guerriers répondent à cet appel dont Yuan Shao, Ma Teng, Sun Jian ainsi que Liu Bei et ses frères auxquels se joint Gongsun Jan.
Suivent diverses batailles au sort incertain ne permettant pas de donner une victoire décisive.
Finalement Dong Zuo a le dessous mais s'enfuit de la capitale que les vainqueurs trouvent vide, chacun décidant alors de retourner dans son fief respectif, faisant éclater la coalition.
Dong Zuo reconstitue peu à peu une cour et s'appuie sur le fameux Lu Bu pour régler ses affaires. Mais ils sont victimes d'une conspiration ourdie par Wang Yun qui utilise une charmante courtisane, Diao Chan, qui finit par les attirer dans un piège. Lu Bu, ivre de rage et de jalousie, tue Dong Zhuo mais Wang Yun, démasqué est tué à son tour par les officiers de Dong Zhuo. Lu Bu est alors contraint de fuir et, finalement, se met à boire et finit par offrir ses services à Cao Cao qui l'utilise mais qui finit par le faire liquider.
Alors que Yuan Shao devient de plus en plus puissant mais Cao Cao qui veut le contrer accueille l'Empereur Han en son fief du He Nan. Cao Cao finit par vaincre Liu Bei et par asservir Guan Yu qui tue, pour le compte de Cao Cao le redoutable Yang Liang le bras droit de Yuan Shao. Il tue ensuite Wen Chou un autre grand général de Yuan Shao. Mais Guan Yu se trouvant alors quitte s'en va retrouver Liu Bei.
Suivent de nombreux combats et Cao Cao conquiert alors les grandes plaines ce qui lui donne une suprématie sur ses adversaires.
Lui Bei rencontre alors un stratège extraordinaire en la personne de Zhuge Liang ce qui lui permet de résister à Cao Cao jusqu'à la fameuse bataille de Chi Bi dite des "falaises rouges" ou finalement Cao Cao perd la main et se retrouve contraint de se replier vers le nord.
Suivent alors de multiples péripéties qui aboutissent à la formation des Trois Royaumes.


Mais comme on dit dans ce cas "Trêve de balivernes, ceci est encore une autre histoire"
Une histoire fort longue et très compliquée mais qui se découvre au fur et à mesure des livrets et donc des images.























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