La trouille et l'intérêt !
par Chan Sanyi

Le cynisme c'est de savoir aboyer avec les chiens
et hurler avec les loups !

 

 

Radars et taxes plutôt que prise de conscience !

Nous venons d'apprendre, grâce à des statistiques officielles, que la vitesse des automobilistes est désormais plus que raisonnable.
Globalement.
Ceci n'est pas du à une tardive prise de conscience devant l'hécatombe routière qui avoisine toujours les huit mille morts par an, soit bon an mal an, 22 morts par jour, ni au souhait de préserver l'environnement mais plus prosaïquement à la floraison des radars automatiques sur le bord de nos routes.
Ils ont poussé, ces radars, comme champignons après une bonne grosse pluie d'orage.
Et surtout, surtout, au coût de plus en plus élevé des carburants pétroliers.
En gros et pour franchement dire, la trouille de la prune et surtout du retrait de points du permis et l'intérêt de faire des économies là où ça fait mal tout de suite.
Ce qui n'incite évidemment pas l'état à cesser de poser ces radars et à baisser les taxes sur les produits pétroliers.
Moins de radars et moins de taxes et hôpitaux, morgues et cimetières se rempliraient immédiatement à qui mieux-mieux !
Preuve qu'il est nécessaire pour être efficace de susciter soit la trouille, soit l'intérêt ou mieux les deux à la fois.
Il convient donc que la trouille l'emporte sur l'intérêt ou que l'intérêt l'emporte sur la trouille mais l'idéal est que les deux se renforcent mutuellement.
Un discours écologique trouillard et intéressé
C'est ainsi que le discours de certains papes de l'écologie, qui savent par ailleurs trouver de très bonnes références dans des ouvrages anciens (Trousseau et son traité de pharmacologie et de thérapeutique datant de 1858 par exemple !) mais qui évitent aussi de les citer dans leurs bibliographies pourtant bien fournies, porte sur le fait
"qu'il est important de préserver telle ou telle plante amazonienne parce qu'elle peut probablement contenir la molécule qui soignera dans le futur des maladies qu'on ne connait pas encore !"

La trouille de la future maladie !
Qui soit dit en passant n'est pas encore sortie du laboratoire d'un tripatouilleur en recherche de subvention.
Et l'intérêt de la future molécule !
Le cas de la badiane et du tamiflu : un cas d'espèce !
Quand on sait que le tamiflu, devenu très à la mode en ces derniers temps de trouille, et dont nos chers journalistes télévisuels ne cessent de parler faisant, par contre coup, bondir des actions de Roche, n'est qu'un dérivé breveté d'une plante chinoise que tout le monde connaît : l'anis étoilé ou badiane de Chine, Ba Jiao en chinois (Illicium Verum de la famille des magnoliacées et originaire du Sechuan et du Tonkin).
Le marché pharmaceutique est tel que la vente de la badiane au grand public a été réglementée, très judicieusement, en janvier 2001 par la communauté européenne arguant du fait qu'il pouvait y avoir un risque de mélange entre la badiane chinoise (donc vraie) et une sous-espèce japonaise (donc proche) cette dernière pouvant provoquer des convulsions !
Il devient donc assez difficile de s'en procurer.
Or les chinois utilisent cette plante depuis des siècles dans la fabrication de la poudre aux Cinq Epices (Wu Xiang) et pour traiter, non seulement les flatulences comme on l'a fait en occident, mais également les syndromes respiratoires liés à la grippe.
Elle n'est évidemment pas classée dans les plantes médicinales occidentales et sert simplement de condiment.
Mais bien évidemment seule la molécule extraite de son contexte est officiellement efficace !
Et un rappel de l'armoise à fleurs jaunes qui guérit le paludisme pour pas cher !
Un peu comme l'artémisine extraite à grands frais, toujours sous licence, à partir de l'armoise à fleurs jaunes (Artemisia Annua) alors que la plante elle-même, et entière, est utilisée en Chine depuis près d'un millénaire (prescriptions de Long Men) pour traiter, soigner et guérir le paludisme et la malaria.
Avec une totale efficacité.
Reconnue par les laboratoires puisqu'ils utilisent la plante pour en extraire la fameuse molécule
Qui se trouve naturellement dans la plante.
Mais où irait-on si les pauvres en Afrique ou ailleurs venaient à cultiver cette plante et à l'utiliser pour se guérir d'une maladie qui fait à peu près deux millions de morts par an.
La plupart des papes de l'écologie dont on parlait tout à l'heure nous expliquant doctement que le futur problème de la planète bleue sera la surpopulation !
En attendant la fameuse molécule hors de prix ou Kouchner il y aura donc encore quelques morts de plus et de trop.
Mais cela ne sera jamais comptabilisé dans les crimes contre l'humanité ou dans la complicité de crimes contre l'humanité puisque personne parmi les personnes généralement habilitées, et encore moins ces pontes, n'est bien évidemment au courant de cet état de fait.
Maudite soit la peste !
La trouille n'étant plus ce qu'elle était certains ne parlent plus de "grippe aviaire" mais bel et bien de "peste aviaire".
Vu à la télé, entendu à la radio, vu dans le journal.
Il va bien falloir justifier l'abattage de millions de volatiles comme on a consenti aux grands holocaustes des bovins, des ovins et des porcins.
cliquez ici pour édito sur holocaustes

C'est le coup classique du "préférez vous madame qu'on expérimente cette méthode sur ce chien ou que votre enfant risque de mourir ?"
Vu comme ça on préfère évidemment le bébé ce qui laisse la porte ouverte, officiellement, aux trépaneurs de chats.
Et comment on va les tuer ces volailles pestiférées ?
Au Zyclon B ?
Et après on va s'en débarrasser comment de ces volailles pestiférées ?
Dans des fours crématoires ?
Dans des fosses remplies de chaux vive ?
Avec le concours des grands corps constitués, de la médecine, de la police, de la gendarmerie, de la RATP et de la SNCF ?
Et dans l'indifférence générale.
Bien évidemment puisque c'est pour le bien de la race humaine et pour sa
sauvegarde !
C'est vrai que la peste porcine, la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle et le SRAS ont déjà fait des centaines de millions de victimes animales et une petite centaine de morts chez l'être humain.
cliquez ici pour édito sur le SRAS
Trois fois moins que les sorties alcoolisées de boîtes dans la communauté européenne en cinq WE.
Probablement beaucoup moins que les vaccins et les antibiotiques dont le corps médical dit lui-même et maintenant, et un peu tard, qu'il convient de s'en méfier.
Et on agite le drapeau noir de la grippe espagnole de 1917.
Pourquoi pas le bombardement de la Grosse Bertha sur Paris ?
Machiavel disait, probablement avec raison :
"Mieux vaut céder à la force qu'à l'injonction de la force ".
Donc le "Bouh ! fais moi peur" est à prendre avec précaution.
Et on revient à Sherlock Holmes dont la question essentielle est
"Pourquoi et à qui profite le crime ?"
La trouille et l'intérêt !

Dernière minute :
Vu et entendu à la télé au journal d'A2 le vendredi 21 octobre vers 13H15 avec le Dr Jean Daniel Flaysaquier, le spécialiste médical patenté et à noeud papillon de la chaine
deux points ouvrez les guillemets :
"Si le virus de la grippe aviaire tue les poulets, on ne pourra pas l'injecter dans des oeufs pour produire le vaccin car l'embryon ne le supporterait pas. Il faut donc attendre que le virus s'humanise, donc passe de la volaille à l'homme, pour produire le vaccin".
CQFD : tant que le virus ne se sera pas "humanisé" tout est à craindre !
Mais pour l'instant on préférerait quand même qu'il demeure aviaire et même bestial.
Comme quoi il convient toujours de se méfier de trop d'humanisme.

Et pendant qu'on y est !
220 médicaments vont cessé d'être remboursés pour "services rendus insuffisants"
En gros ils ne servent à rien et il n'est donc plus question de les rembourser.
C'est la conclusion d'un rapports d'experts, de spécialistes, de professeurs, de médecins.
On ne met pas en cause la conclusion de leur rapport.
Ils ont donc probablement raison.
Mais il conviendrait peut-être alors de retrouver les Membres de la précédente commission qui avaient, à l'époque, déclaré que ces 220 médicaments étaient utiles puisqu'on les remboursait.
Quels intérêts avait-ils donc pour déclarer utile des médicaments qui ne le sont pas ?
Ou entre temps l'être humain a peut être bien changé et on se doute, alors, que dans les temps futurs on va finalement se rendre compte que seule l'aspirine est finalement efficace.
Donc remboursable.
cliquez ici pour édito sur Homeopathie