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STAGES DE LA GUYANE
ET DE LA MARTINIQUE FEVRIER 05
Qigong et San Yiquan à Cayenne, Kourou et Fort de France
Georges Charles |
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Une bien sympathique expérience
!
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Qigong, Kung-Fu Wushu, Feng Shui en Guyane et à la Martinique.
C'est à l'initiative de Richard NG KON TIA, enseignant des
Arts Classiques du Tao en Guyane et à la Martinique que nous
avons été invités, Martine et moi-même,
pour diriger trois stages d'initiation et de perfectionnement à
Cayenne, à Kourou et à Fort de France.
Richard NG KON TIA enseigne depuis 1994 et depuis l'an 2000 dirige,
secondé par sa femme Saritah, un important Club-Dojo à
Cayenne, l'Espace Phénix.
L'Espace Phénix est situé à l'extérieur
de la ville à quelques centaines de mètres de la plage
et bénéficie d'un environnement naturel exceptionnel
et boisé où les Alizées rafraîchissent
l'air.
L'Espace Phénix permet donc tant une pratique à l'intérieur
qu'à l'extérieur.
L'intérieur comprend un immense Dojo, une salle de musculation
très bien équipée,
plusieurs salles de pratique, des bureaux et des vestiaires et une
réception.
L'endroit idéal pour pratiquer dans un contexte à
la fois traditionnel et très moderne.
Durant toute l'année l'Espace Phénix propose plusieurs
pratiques comme le Judo, l'Aïkido, le Kung-Fu Wushu, le Qigong,
le Viet Vo Dao, le Penjac Silat, le Nin Jutsu, la Gymnastique, l'Aérobics
et la musculation.
Les enseignants sont tous diplômés et hautement qualifiés.
Il n'a donc rien à envier aux meilleurs clubs de la Métropole
!
Richard Ng Kong Tia pratique également le massage énergétique
chinois et vietnamien, le Shiatsu et le Feng Shui et, depuis quelques
années a régulièrement suivi les stages de
formation et de perfectionnement proposés par Georges Charles
dans le cadre de l'Institut des Arts Martiaux Chinois Traditionnels
(IDAMCT), association culturelle agréée fondée
en 1978 et des Arts Classiques du Tao.
Il est donc également Enseignant certifié de l'Ecole
du Poing des Trois Harmonies San Yiquan.
C'est en cette qualité qu'il a invité Georges Charles,
Maître Héritier (Daoshi) de cette Ecole à diriger
trois stages.

L'Espace Phenix à Cayenne : Un Dojo bien sympathique
!
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Le Stage de Week-End à la Martinique
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Stage de Week-End de Tao-Yin Qigong, de Taijiquan, de Kung-Fu
Wushu en Martinique.
Le lendemain de notre débarquement à Cayenne, en
Guyane, nous nous sommes donc envolés de très bonne
heure, grâce à Air Caraïbes, pour la Martinique
qui, comme chacun le sait, fait partie de l'archipel séparant
l'Océan Atlantique de la Mer des Caraïbes à 440
Km de la côte le plus proche de l'Amérique du Sud.
Cet archipel comprend les Grandes Antilles et les Petites Antilles.
La Guadeloupe, Marie Galante et la Martinique font partie des Petites
Antilles.
C'est dans cet archipel que Christophe Colomb découvrit l'Amérique
plusieurs siècles après que les Wikings se soient
établis au nord de New York dans l'Anse aux Meadows. Mais
c'est une autre histoire.
Histoire et géographie très complexe où un
enseignant de métropole y perdrait son latin puisque les
habitants de la Martinique sont à la fois français
et citoyens français de plein titre et à plein droit,
bien avant les Savoyards, les Lillois (rattachés à
la France par les Traités de Nimègue de 1678 et 1678)
et les Niçois (rattachés à la France en 1860)...Américains
puisque l'archipel des Antilles est géographiquement et stratégiquement
rattaché à l'Amérique Centrale... Caribéens
d'origine... Antillais et, enfin, Martiniquais.
Ce qui n'empêcha pas la charmante hôtesse à l'arrivée
sur le tarmac de l'aéroport de Fort de France Le Lamentin
de procéder à la pulvérisation d'un insecticide
dans la cabine en précisant, heureusement, que celui-ci était
sans danger et conforme aux normes internationales. Ouf !
Renseignement pris sur la source même, la bombe aérosol,
dont nous disposons d'une photo, il s'agissait bien évidemment
de lindane, un organo chloré quand même inscrit au
tableau C des substances vénéneuses et considéré
comme particulièrement dangereux pour l'environnement. Aye
!
Mais il est vrai que la plupart de nos concitoyens sont désormais
mithridatisés puisqu'ils utilisent couramment ces produits
chimiques et insecticides dangereux à usage domestique dès
qu'un insecte pointe le bout de son nez sur leur territoire réservé.
Tout en continuant par ailleurs à rechercher, à grand
prix, des produits biologiques qui excluent formellement leur usage
!
Donc en descendant de l'avion nous n'étions plus du tout
biologiques.
Heureusement nous avons rapidement été pris en main
par Yvonne Branchet, la tante de Saritah, directrice d'école
enjouée et dynamique qui se chargeait, plus que sympathiquement,
de notre hébergement dans les hauteurs de Fort de France.
Le midi, après nous être installés, nous sommes
allés déjeuner dans un excellent restaurant vietnamien,
le Hanoï, situé sur une terrasse en bois ajourée
où voletaient quelques sympathiques colibris.
Yvonne et Martine en grande discussion
La cuisine vietnamienne lorsqu'elle est authentique, il faut l'avouer,
est parfaitement adaptée au climat local !

Richard Ng Kon Tia est de bon conseil pour la carte !
Mais le soir venu nous nous sommes retrouvés dans un restaurant
créole du port des Trois-Ilets pour déguster quelques
spécialités locales incontournables comme les acras
de morue, le boudin créole, le ragoût de chatrou (poulpe),
le blaff de poisson et les crabes farcis. Sans oublier le fameux
blanc-manger à la noix de coco et quelques jus et sorbets
exotiques.
Et nous avons retrouvés les fameux embouteillages de Fort
de France qui sont aussi, et visiblement, une spécialité
locale particulièrement redoutable.
En fait Fort de France n'a rien à envier aux grandes villes
du sud de notre métropole et, de par certains aspects, les
dépasse même largement tant sur le plan de la densité
de la population que sur l'infrastructure liéée à
la consommation du luxe de masse.
Certaines grandes surfaces et galeries marchandes ressemblent même
bigrement à celles des villes de l'Amérique du Nord
et on impressionné les pauvres provinciaux métropolitains
que nous sommes.
On nous a avoué, sur place, que les Martiniquais, et surtout
les Martiniquaises, sont de grands consommateurs devant l'éternel
et toujours à l'affut de la dernière mode tant en
matière d'équipement ménager que d'habillement
ou de véhicules automobiles et que l'image qu'on donne de
soi prime souvent sur le reste.
Ce qui n'est pas tout à fait vrai puisque celles et ceux
qui avaient choisi de suivre le stage de Tao-Yin Qigong avaient
visiblement d'autres motivations que celles de la simple apparence
!
Ils n'avaient que plus de mérite à être présents
qu'un autre stage de Qigong dirigé par Najib Bouchiba avait
lieu, en même temps, à Fort de France, preuve si il
en est que cette pratique énergétique chinoise peut
trouver la place jusque dans les Iles de la Jamaïque.
En métropole on se fait souvent une fausse idée de
la vie quotidienne sous les cocotiers bordant les mers du sud !
En fait la plupart, sinon l'immense majorité des résidents
et des habitants sont aussi occupés et sollicités
que les Parisiens, les Bordelais ou les Marseillais et connaissent
leur lot de stress, d'embouteillages, de nuisances citadines, de
conflits professionnels et familiaux, de manque de temps et de sommeil,
de déséquilibres nutritionnels dus aux fast-food.
Ils ont donc, tout autant que les métropolitains, besoin
de pratiques pour se ressourcer et pour régénérer
leurs énergies et, dans ce cadre, les "Qigong"
et le Taijiquan ont évidemment leur utilité fondamentale.
C'est simplement pourquoi ces pratiques ne peuvent que se développer
au fil des ans.
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Stage de Qigong, de Tao-Yin, de Taijiquan (Taichi Chuan) à
Sainte Luce
Il aurait été dommage de venir à la Martinique
pour pratiquer en ville !
Nous nous sommes donc retrouvés pour tout le Week End au
village de Sainte Luce, entre Le Diamant et Le Marin, dans le sud
de l'Ile, accueillis dans le cadre exceptionnel de l'Hôtel
Caribia, juste en bord de plage.
Cela nous a donc permis de pratiquer à l'ombre d'une paillote,
en fait une construction très aérée en bois
des iles aux heures les plus chaudes de la journée, et au
bord de la plage le matin.
Il est évidemment très important de mettre en oeuvre
la pratique du Tao-Yin Qigong en relation avec les éléments
naturels !
La pratique du Grand Flux a donc pu s'effectuer au rythme des vagues
de la mer des Caraïbes venant caresser la plage de sable d'or
éclabousser les rochers volcaniques.
Tandis que la pratique de la méditation avec les arbres s'effectuant,
au choix, avec les cocotiers, les manguiers ou les flamboyants.

Le travail du Grand Flux et la posture de l'arbre : de bonnes
conditions !
Pour ce qui est du Grand Faîte nous avons bénéficié,
dans le lointain, de la Pointe du Diamant et, plus prosaïquement
de la vision interne de la charpente de bois qui nous protégeait
du soleil.
Cela a été l'occasion de différencier, de visu,
la fameuse poutre faitière, le "Taiji" des poutres
maîtresses et autres solives. Et de préciser la différence
existant réellement entre la vision externe (Waijia) où
l'on considère le toît, donc ce qui protège,
et la vision interne (Neijia), donc ce qui soutient, où l'on
distingue cette fameuse poutre et donc la construction architecturale
de l'édifice en question.
Après les formes de bases, comme le "Kai Men Shi"
("Ouvrir les Portes de la Pratique" ou "Connaître
les Règles du Jeu") nous avons pu pratiquer les formes
et les mouvements liés aux "Cinq Eléments".

La pratique sur la plage et (presque) sous les cocotiers !
Nous avons également pu pratiquer le "Ding Shu Tao-Yin
Qigong", donc le "Qigong" de mise en relation entre
le corps humain et l'arbre, donc entre le microcosme et le macrocosme,
au travers des échanges et du renforcement de l'énergie.
Les repas ont été pris en commun, dans une atmosphère
conviviale et détendue au restaurant de l'hôtel qui
nous avait réservé une belle table en terrasse et
au bord de la piscine.

Le repas de midi à l'hôtel Caribia
En résumé plusieurs heures de pratique assidue mais
également de détente et même de farniente à
l'heure sacrée de la sieste tropicale.
Le tout arrosé d'eau de coco puisque les noix, habilement
découpées à la machette par Richard, expert
en la matière, étaient abondantes et généreuses.
En résumé un stage fort sympathique à tous
points de vue et tel que l'on n'ose même pas trop en rêver
pour les enseignants et les pratiquants !
On a donc promis, de part et d'autre, de renouveler l'expérience
!

Le groupe de stagiaires de Sainte Luce
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Guyane et Cayenne : pour une une autre vision des choses !
La première compagnie en vadrouille du coté de
chez Gégène !
La Guyane est à la mode, c'est du moins ce qu'on a cru comprendre
en arrivant sur place.
Cela est probablement du au fait que les Guyanais cherchent à
mieux faire connaître leur département et à
y développer le tourisme écologique grâce à
ses ressources exceptionnelles constituées par un environnement
réellement extraordinaire : celui de la forêt primaire
amazonienne qui recèle une bio-diversité incroyable
mais également celui de la mangrove qui est l'aboutissement
de cette forêt sur la côte atlantique.
Sans oublier une savane qui n'a rien à envier à celles
de l'Afrique tropicale.
Mais, malheureusement, cela est aussi du au fait d'une émission
télévisuelle à grosse audience qui fait grincer,
là bas, bien des dents !
Le bidonnage a consisté à faire croire à un
public non averti, donc métropolitain, que les tristes héros
de cette émission allaient se retrouver dans l'environnement
le plus hostile de la planète.
Or, si on se renseigne quelque peu, il s'avère que le redoutable
camp d'entraînement, situé à Sinnamary, est,
en fait, la propriété d'un bar bien connu des environs
de cette localité et qui se nomme simplement "Les pieds
dans l'eau".
Si ce n'est pas tout à fait "Chez Gégéne"
en bord de Marne à Joinville le Pont, comme le précise
la chanson, cela y ressemble quand même beaucoup car il s'agit
d'un lieu bien connu de tous les habitants de Sinnamary où
l'on vient généralement faire la bringue entre collègues,
fêter un anniversaire, un départ en retraite, un baptême,
une communion ou un mariage.
Ou simplement passer un bon moment à la sortie du boulot
!
Et on y arrive tout naturellement par la route nationale, en voiture
ou en vélomoteur comme tout un chacun !
Nul besoin d'hélicos ou de pirogues pour s'y rendre, c'est
à la sortie du bled !
On est donc très loin de Bob Morane et de Bill Ballantine,
sauf si on excepte le Whisky du même nom, des indiens réducteurs
de tête, mais remplacés par des réducteurs patentés
de cerveaux et de QI du PAF, des anacondas géants sinon de
ceux qui acceptent d'avaler des couleuvres bien gluantes en échange
d'un gros chèque ou d'un peu de pub, des piranas et même
des crocodiles, tous ceux-ci étant avantageusement remplacés
par les publicitaires, et autres caïmans, uniquement représentés
par les botines de luxe des producteurs, qui évitent, naturellement,
cet endroit fort fréquenté par les habitués.
Lesquels ont été priés, le temps du tournage,
d'aller se faire voire ailleurs.
Une fois encore, les Guyanais qui avaient fait un gros effort pour
présenter leur département sous un autre jours que
les lamentables clichés colportés en métropole
en sont quitte à se marrer en coin sinon à rire jaune
lorsqu'on évoque cette pathétique bidouille frelatée
en treillis léopard qui ne mériterait même pas
le début d'une contre-enquête tant elle est cousue
de fil blanc.
Le stage de Cayenne étant prévu tous les soirs de
la semaine au Dojo de l'Espace Phénix, cela nous a laissé
quelque temps pour découvrir la ville et ses environs.

Le stage de bâton à l'Espace Phénix
A vrai dire cette capitale régionale est beaucoup plus tranquille
que Fort de France et on y retrouve, qu'on le veuille ou non, une
certaine douceur de vivre assez caractéristique de certaines
sous-préfectures du sud de la la métropole.
Et on ajouterait presque d'il y a une vingtaine d'années.
Il y a, évidemment, comme partout, une zone industrielle
proche de l'aéroport, quelques ronds-points, quelques monuments
modernes à l'architecture presque futuriste, comme ces deux
énormes lycées, et une ou deux moyennes surfaces de
proximité.
Plus des militaires, des gendarmes et des policiers comme il se
doit lorsqu'on est en France.
Et bon nombre de bâtiments administratifs liés à
des organismes publics dont on n'imagine même pas l'existence
en métropole.
Et qui ne semblent pas animés de frénésie.
Une Place des Palmistes auprès de laquelle se regroupent
la plupart des monuments et des bâtiments officiels, dont
l'Hôtel de Ville, la Préfecture, le Comissariat de
Police, la Basilique, la Bibliothèque et le Musée
qui vaut réellement le déplacement.
Celui-ci n'a pas encore été touché, et c'est
tant mieux, par la folie "pédagogique" de nos technocrates
de la culture officielle pour laquelle les parents d'élèves
sont devenus des "géniteurs d'apprenants".
On y trouve donc, empaillés et dans des bocaux, les spécimen
de la faune locale ainsi qu'une exceptionnelle collection de papillons
et d'insectes à coté d'une salle liée, c'est
le moins qu'on puisse dire, à la colonisation.
On y apprend, très sérieusement, que le premier leader
du parti socialiste, qui évidemment s'opposait à Mongénéral,
disparut lors d'un accident d"avion, en 1962, époque
où ces accidents de parcours semblaient assez fréquents.
Il est vrai qu'un autre leader politique "avait vraisemblablement
été empoisonné par ses adversaires en 1928"
!
Avec, de plus, une formidable, au sens propre, salle dédiée
au fameux bagne et aux non moins fameux bagnards avec des aquarelles
réalisées par un faussaire détenu et des portraits,
non moins impressionnants, réalisés par un caricaturiste
de talent.
On se rend compte que les "dissidents" politiques, souvent
des gens du beau monde, et même de la haute, côtoyaient
la pire des crapule parmi lesquels des dépeceurs d'enfants
et quelques sadiques particulièrement pervers.
Et une autre salle très rétro-années-60 dédiée
à Félix Eboué, une célébrité
politique locale, qui représenta la France coloniale au Congo,
à Madagascar, en Martinique, à la Guadeloupe et au
Tchad.
Maçon convaincu et très actif il oeuvra toute sa vie
pour réduire les inégalités sociales et raciales.
Il fut l'un des tous premiers à se rallier officiellement
à la France Libre, en 1940, et ne cessa, de par son influence
et ses relations, de permettre à celle-ci de compter sur
le soutient inconditionnel de ce que l'on nommait génériquement
les Colonies.
Sa statue monumentale orne la principale place de Cayenne et il
repose désormais au Panthéon.
Une autre célébrité locale très attachante,
possédant aussi sa statue dans le centre de Cayenne, demeure
Victor Schoelcher (1804 1893), homme politique, qui consacra la
majorité de sa vie à l'abolition de l'esclavage et
du racisme.
A partir de cette fameuse place des Palmistes et en contrebas du
fort de type Vauban qui surveille et protège la ville on
peut alors arpenter la principale artère commerçante
de la ville à savoir la rue Charles de Gaulle.
Elle commence en gros au Bar des Palmistes et s'achève, en
gros également, au 421 deux institutions limonadières
incontournables de Cayenne où il convient de se faire voir,
en terrasse et en lunettes de soleil.
Au dire des amateurs c'est Eric, au 421, qui prépare le meilleur
foie gras de Cayenne, donc de toute la guyane et probablement même
de toute l'Amérique du Sud, et qui ré-invente, au
gré du marché, quelques spécialités
locales comme ses spaghettis carbonara-créole au poulet boucané.
Entre deux quelques boutiques de souvenir où figurent en
bonne place les fameux papillons Morpho et quelques matoutous, comprenez
mygales, empaillées.
Ces dernières seront les seules que vous verrez de tout votre
séjour à Cayenne à moins d'être accompagné
d'un guide particulièrement spécialisé dans
le domaine des arachnides.
Sur le plan des bestioles locales et étranges mieux vaut
donc aller directement au musée où à la bibliothèque
pour compulser les ouvrages spécialisés.
Celui sur les batraciens de Guyane ne comportait pas moins de 800
pages et presque autant d'espèces diverses de grenouilles
et de crapauds.
Où l'on apprend que le simple contact avec certains de ces
charmantes princesses très colorées peut vous envoyer
directement dans la quatrième dimension à cause d'une
forte dose de substances hautement halucinogènes !
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ET UN PETIT TOUR DANS LA JUNGLE
!
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Tourisme de découverte en pleine nature en Guyane
et à Cayenne
Nous avons eu la surprise de retrouver, sur place, une habituée
tant des cours de Paris et des Stages de province que de séjours
en Guyane en la charmante personne de Mona Moalic, une Bretonne
de souche et qui le revendique haut et fort.
Et nous avons donc convenu, profitant de son expérience,
d'aller faire un petit tour dans la forêt primaire,
donc dans la jungle amazonienne, puis dans la mangrove.
Mais rassurez-vous, bien que Mona ait l'habitude de virées
dans la forêt amazonienne, la vraie, avec bivouacs et
tout le zinzin ad hoc, nous nous sommes limités à
des circuits plus accessibles aux simples touristes métropolitains,
mais curieux, que nous sommes.
La première sortie eut donc lieu sur le circuit de
l'Amirande, fort bien indiqué et même équipé
de manière à ce que la promenade, accessible
à toutes et tous, ne finisse pas en expédition
de sauvetage nécessitant l'intervention de la Légion
Etrangère, toujours mise à contribution lorsqu'il
est question d'aller récupérer des imprudents
ou des inconscients dans plusieurs centaines de millions d'hectares.

On n'est pas dans Indiana Jones...Mais presque !
Avec Mona Moalic notre sympathique guide et néanmoins
stagiaire.
Ce circuit implique l'ascension d'un des points les plus
hauts de la Guyane, à savoir une butte de près
de 300 mètres d'altitude.
Mais ne rigolez pas trop vite car avec un petit 30° de
température ambiante et un 98% d'humidité vous
vous retrouvez rapidement à mitonner dans votre jus
au moindre effort.
Comme on ne peut pas se ballader en tenue d'Adam et Eve à
cause de quelques insectes, on se retrouve donc rapidement
trempé comme une soupe du haut en bas et surtout en
bas puisque la sueur, qui est somme toute de l'eau salée
très proche de l'eau de mer, a tendance à descendre
jusque dans les chaussures.
On est tout de suite impressionné par la diversité
extraordinaire et la densité des végétaux
qui grimpent en couches successives vers le ciel que l'on
aperçoit que très rarement.
Le premier souvenir qui me revient, à ma grade honte,
est la serre tropicale du Jardin des Plantes de Paris, endroit
qui fut jadis extraordinnaire mais qui est de plus en plus
laissé à l'abandon.
On a réellement l'impression d'évoluer dans
un décor tant les couleurs sont magnifiques, le contraste
entre le sol rouge cinabre constitué de latérite,
de schistes à mica et à grenats, de quartz veiné
de blanc et toutes les nuances de vert relevé de fleurs
jaunes et rouges est réellement incroyable.
Le tout agrémenté par des ruisseaux et des cascades.
Et des papillons à se faire décrocher la mâchoire
d'étonnement.
Et le plus beau d'entre-eux et d'entre tous, le Morpho Melenaus,
d'un bleu incroyable qui traverse la clairière, visiblement
très occupé à laisser le souvenir fugace
mais bien réel d'un chemin lumineux évoquant
un esprit de la nature à l'état le plus pur.
Rien à voir avec ces pauvres cadavres épinglés
dans des boites et qui ont leu seul mérite de prouver
que l'on n'a pas rêvé.
Au cours de la randonnée quatre fois le phénomène
s'est reproduit, juste quelques secondes d'intense émotion.
Impossible de prendre la moindre photo de ce phénomène
coloré et lumineux.
Faute de mieux notre numérique a du se contenter d'une
incroyable petite mouche vert fluo qui n'a pas cessé
de nous suivre.
Et d'une fameuse grenouille rouge vif, très peu impressionnée,
et qui, paraît-il, contient assez de substance neurotoxique
pour déboussoler à jamais celui qui a l'imprudence
de la toucher.
La redoutable grenouille à ne surtout pas toucher
!
Quelques arbres gigantesques dont une douzaine d'adultes,
les bras étendus, ne feraient pas le tour du tronc
semblable à un énorme rocher à la fois
poli et moussu.
Et c'est trempés comme des soupes et quelque peu fourbus
que nous sommes revenus à notre point d'origine.

Un tout petit arbre qui méritait une double photo
Comme il était l'heure de déjeuner notre guide
et amie Mona nous a proposé d'aller acheter quelques
spécialités locales dans une gargote et d'aller
les déguster à son point de chute, une petite
maison traditionnelle d'un faubourg de Cayenne prêtée
par une amie.
Les spécialités locales, pour ne pas dire ethniques,
c'est toujours un moment sacré et un sacré moment
de découverte et souvent un bon moment de rigolade.
Nous connaissions le redoutable sac à l'os de l'Auberge
du Bon accueil de Paulhac en Margeride qui demeure un moment
privilégié du stage d'été et à
coté duquel le Haggis écossais, le fameux "panse
de brebis farcie", est une plaisanterie pour touristes
en goguette.
Mais nous n'avions pas encore découvert les attipas
farcis.
Qu'est-ce qu'un attipa ?
C'est simplement un poisson, et plus précisément
un poisson chat, cuirassé qui vit dans les marigots
de Guyane et ceci, probablement depuis le tout début
de l'ère secondaire.

Le fameux attipa farci
Cuirassé parce qu'il est simplement recouvert d'une
cuirasse située exactement à mi chemin entre
celle du cloporte et celle du Samouraï japonais revue
par Kurosawa dans ses fameuses scènes cauchemardesques.
Et qu'il est farci d'une pimentade mêlant la chair à
saucisse locale, génèralement du "cochon-bois",
une espèce de cochon sauvage, la mie de pain rassie
et un mélange détonnant de tomates et de piments.
C'est local et cela se mange avec de grosses bananes bien
farineuses bouiilies et, évidemment, du riz.
Le principal problème demeure le fait de le décortiquer
sans qu'il atterrisse sur la chemise de la voisine ou sur
son propre pantalon. Mais cela est possible puisque cela se
mange. Et que c'est même assez bon, la chair ressemblant
à un compromis entre la lotte et le homard. Et donc
que c'est très bon si on a le courage d'y goûter.
Au bout de trois attipas et d'autant de bananes accompagnées
de riz il est vrai que l'on a beaucoup moins faim mais toujours
très soif.
Et que cela incite à la sieste.
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ET UN AUTRE DANS LA MANGROVE !
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La mangrove, union de l'eau, du bois, du feu et de la terre.
La mangrove c'est encore un autre monde.
Il s'agit d'une forêt, toujours primaire, mais inondée
puisqu'elle se situe en bord de mer.
Toujours avec Mona nous avons donc décidé d'aller
y faire un tour.
Il faut passer par une plage de sable jaune-brun avec, en contrebas,
le sac et le ressac de l'océan atlantique sud.

La plage bordant la mangrove
Malheureusement, et c'est l'un des gros défauts de la Guyane,
l'eau de mer brasse des millions de tonnes d'alluvions provenant
des grands fleuves et ressemble à un bouillon de lentilles.
Evidemment la plage, immense, est totalement déserte si on
excepte un autochtone à chapeau de paille assis sur un tronc
d'arbre et fort occupé à se rouler ce que l'on présume
être une cigarette, la bouteille de rhum blanc à portée
de main et de gosier.
Au vu de la machette plantée dans le tronc d'arbre on a sagement
évité la photo souvenir. Ce qui nous a valu un fabuleux
sourire aux dents d'or.
Probablement un Georgetownien qui se reconnaissent facilement à
cette particularité.
Grosse température sur la plage.
Nous décidons donc de longer la mangrove et nous nous retrouvons
immédiatement dévorés par de minuscules puces
de sable laissant chacune un point rouge.
Déguisés en coccinelles nous décidons de battre
en retraite et de revenir sur le sable.
Au bout de 300 mètres nous nous retrouvons KO de chaleur
et de lumière.
Heureusement Mona retrouve l'entrée du chemin ce qui nous
permet de nous enfoncer rapidement à l'ombre. Ce chemin serpente
entre des marigots dont la plupart disparaissent sous les racines
aériennes des arbres de la mangrove.

Jeux de lumière dans les feuilles
A chaque instant nous découvrons un oiseau, un insecte, un
papillon, une fleur tropicale et quelques reptiles, plus particulièrement
de gros lézards bicolores, vert et rouges, qui nous filent
entre les jambes, l'un d'eux venant tout bonnement s'assommer sur
ma chaussure.
Encore un paysage étrange et extraordinaire alternant ombre
épaisse et éclairs de lumière jouant dans d'immenses
feuilles aux multiples nuances de vert.
Un pavillon d'observation en bois au milieu d'un petit lac nous
permet de prendre un peu de frais et de repos.
L'eau est étrangement très transparente mais encombrée
de mousses diverses en dessous des quelles on distingue quelques
mouvements.

Une eau transparente mais qui n'incite pas à la baignade
!
A quelques dizaines de mètres un échassier blanc poursuit
sa pèche, fructueuse, sans s'occuper de nous. Quelques grands
oiseaux nous survolent mais le ciel est tellement blanc que nous
avons du mal à les identifier.

Qui se cache là dessous ?
Nous revenons par le chemin, retrouvons la sarabande des lézards,
la plage puis, enfin, le parking.
Il fait évidemment soixante quinze millions de degrès
dans la voiture dans laquelle nous nous engouffrons pour rentrer
à Cayenne puisqu'il faut bien rouler pour qu'elle se refroidisse
!
Mona nous emmène dans un sympathique restaurant vietnamien
juste à coté du marché.
Puis nous rentrons faire une sieste bien méritée !
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LE STAGE DE WEEK END A KOUROU
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Qigong, Taijiquan et bâton à Kourou
Le dernier week-end était réservé pour le
Stage de Kourou.
Nous voilà donc partis pour cette autre ville de la Guyane
célèbre pour son centre spacial et ses fameuses fusées
Ariane.
Un gros coup de nationale toute droite bordée de propriétés,
de logements précaires, de forêt et de savane.
Un gros chien écrasé avec une bonne douzaine de vautours
qui tournoient dans le ciel, attendant visiblement une accalmie
dans la circulation pour d'offrir un bon repas.
Et une arrivée dans une autre ville de province, type sud
de la France, Provence ou Côte d'Azur, avec des immeubles
et des maisons sagement rangées dans un environnement verdoyant.
La seule chose qui dénote sont, dans les rues tirées
au cordeau et aux noms bien de chez nous, d'énormes nids
de poules attestant de la violence des précipitations locales.
Et comme à Fort de France de fabuleux "boudins"
ralentisseurs en béton qu'on a réellement intérêt
à ne pas oublier surtout la nuit tombée.
Le couple boudin-nid de poule doit assurer de confortables revenus
aux garagistes locaux !
Et un débarquement chez une amie-pratiquante répondant
au prénom bien provençal de Jeannot !
Dans une villa entourée par un jardin magique rempli de tortues
et d'iguanes.
La pratique a eu lieu sur une magnifique terrasse ombragée
avec vue sur ce jardin et sous l'oeil quelque peu réprobateur
des fameux iguanes qui évoluent de l'immobilité la
plus parfaite aux démarrages les plus foudroyants.
Un iguane attentif et curieux
Donc, c'est le moins qu'on puisse dire, dans de bonnes conditions
!
Ce stage était plus destiné à approfondir le
pratique du Tao-Yin Qigong et de son évolution vers la méditation
taoïste.
Mais également, comme à Cayenne, avec un cours de
bâton tant dans sa dimension énergétique que
dans ses applications plus chevaleresques avec utilisation rationnelle
des Cinq Eléments.
Une douzaine de stagiaires, femmes et hommes, étaient présents.

La pratique à l'ombre de la terrrasse
Martine, de son coté, put initier des enfants à la
pratique du Wushu et, plus particulièrement au Jeu des Animaux
mis également à l'art du bâton.

La pratique du bâton pour les plus jeunes
Les repas ont été pris, en groupe, dans une immense
et sympathique pizzeria tenue par des Chinois et proposant également
des spécialités créoles et métropolitaines.
Le service, assez amusant et c'est un euphémisme, êtant
assuré par de jeunes Brésiliennes fort sympathiques
et accortes mais particulièrement dolentes et à la
démarche plus que chaloupée très caractéristique.
Arrivés assez tôt nous sommes repartis assez tard.
L'heure sacrée de la sieste étant désormais
passée nous avons du reprendre la pratique tout en préservant
la digestion.
Mais la pratique aidant, peu à peu, nous avons retrouvé
la forme ce qui nous a permis de prolonger celle-ci jusqu'à
la soirée.
Tourisme et gastronomie à Cayenne et dans ses environs
En rentrant Saritha nous avait fait la surprise de commander une
fabuleuse soupe chinoise, en fait "La" soupe de la famille
Ng Kon Tia dont la recette, intangible, est confiée à
un restaurant par le patriarche de la Famille, donc du Clan.

La fameuse soupe de la famille NG
En l'occurrence Monsieur Victor Ng Kon Tia, le papa de Richard,
qui la tenait de son père et même de son grand-père
venu s'installer à Cayenne il y a donc plusieurs générations.
Cette famille fait donc partie intégrante du paysage local
et de la vie économique guyanaise.
Et Victor Ng Kon Tia est une personnalité incontournable
tant de la communauté chinoise que de la société
influente guyanaise.
On retrouve donc son nom sur pas mal d'entrepôts du centre
ville ou de la nouvelle zone industrielle puisqu'il s'est spécialisé
dans l'importation de produits alimentaires.
Et qu'il travaille en famille avec beaucoup de succès.
Ce qui ne l'empèche pas d'être très discret.
Nous avons profité de deux jours de repos, bien mérités,
pour mieux visiter Cayenne et ses environs.
Avec des clichés assez particuliers des monts boisés
entourant Cayenne et donnant sur la mer où se côtoient
les villas de footballeurs, ressemblant à un gâteau
de mariage vanille-fraise-chocolat et des bidonvilles de type brésilien,
les deux partageant le même sol et la même vue. Sans
le moindre complexe.
Avec un marché plus que sympathique et délirant où
les agriculteurs et récoltants du coin, dont pas mal de Mhongs,
une ethnie de la forêt du Sud Est Asiatique qui avait inconditionnellement
soutenus la France dans son équipée Indochinoise et
qui a retrouvé en Guyane un environnement très proche
de la jungle vietnamienne, viennent proposer des monceaux de fruits
tropicaux qu'on ne trouve, en Métropole, que dans des magasins
exotiques très spécialisés.
Orgie de couleurs, d'odeurs, de saveurs et de textures plus qu'étranges.

Un marché tout en couleurs !
Evidemment des ananas, petits mais costauds et extrêmement
parfumés et sucrés, des oranges vertes mais particulièrement
savoureuses, d'énormes pamplemousses pesant plusieurs Kg
pièce, des mangues de toutes sortes à la forte odeur
d'encaustique, des papayes de toutes tailles et également
de toutes couleurs, des masses de ramboutans dont on prétend
que les meilleurs sont les jaunes, de la canne à sucre décortiquée,
blanche ou violette, des espèces incroyables de bananes grosses
comme le petit doigt ou comme un avant bras, des cosses de cacao
contenant les graines que l'on torréfie pour obtenir du chocolat,
et qui se mangent également comme des friandises, mais également
une étrange crème douceâtre ressemblant à
s'y méprendre à du marshmalow à la fraise et
à la vanille, des melons bizarres et des fruits indéterminés
à piquants roses et verts et faisant penser à d'énormes
oursins ou à des jouets pour chiens en plastique multicolore.
Sans parler des légumes dans toutes leurs diversités
de feuilles, de tiges, de racines et de rhizomes.
Le tout à l'extérieur.
A l'intérieur se sont regroupés les bouchers, les
marchands d'épices, un libraire d'occasion, quelques étals
de pierres et de souvenirs, un sympathique commerce spécialisé
dans les "jus" tropicaux et les mélanges savants
et deux ou trois restaurants vietnamiens proposant, comme il se
doit, du Phö, des Ban Cuon, du Bo-Bun; des rouleaux de printemps
de multiples espèces et quelques plats en sauce à
déguster sur place ou à emporter.

Les épices du marché : de quoi parfumer quelques
plats !
Après une virée épices et quelques spécialités
de poivre, de piments, de poudre à Colombo, de poudre à
rôtir, de bois d'Inde et de "Bwoa banbé",
ancêtre du viagra, sans oublier la vanille dont il reste encore
quelques producteurs et des piments "matoutou" marinés,
arme conventionnelle, à coté des "piments zoziaux",
probablement l'équivalent local du très redouté
Priik Thaï de Thaïlande, de quoi confectionner une cuisine
plus qu'explosive pour un bon moment en métropole normande,
nos avons décidé d'aller "se faire une petite
soupe".
Direction le resto vietnamien de droite.
Les amateurs étant strictement partages entre celui de droite,
à droite, celui de gauche, à gauche et un autre resto,
l'extérieur se situant, comme son nom l'indique, hors du
marché.
Celui de droite était fort honorable, la preuve étant
que nous y avons retrouvé notre ami Eric, du 421, sa charmante
épouse et leur petite fille de trois ans, tous trois attablés
devant un bol de soupe.

Une petite pause au marché
Nous les avons donc rejoint dans leurs agapes ce qui nous a permis
de partager quelques plats fort sympathiques.
Et de rentrer repus.
Comme Richard nous l'avait promis, le lendemain nous nous somme
rendus, de bonne heure, dans un petit restaurant chinois spécialisé
dans les Dim Sum, c'est à dire les petits plats à
la vapeur que nos amis chinois consomment dès poltron-minet.
Suprise plus qu'agréable puisque tant en quantité
qu'en qualité ce restaurant n'avait rien à envier
aux meilleurs de Hong Long ou de Taipeh et dépassait les
restaurants les plus réputés de Londres ou de Montréal.
Paris n'étant même pas dans la course ni sur les gradins.
Rien à voir avec nos tristes enveloppes collantes et réchauffées,
toujours les mêmes, que nous proposent nos gargotiers métropolitains.
Une vraie bonne surprise gastronomique !

Saritha, Richard et Georges à la Kaz Kréol.
L'autre surprise gastronomique était le repas final réservé
à la Kaz Kréol, avenue d'Estrée, l'un des meilleurs
restaurants créole de Cayenne.

Un blaff de crevettes pour Martine
Où nous avons pu déguster les spécialités
locales les plus authentiques et les plus réussies choisies
sur une carte très alléchante proposant, en toute
légalité, du gibier, des poissons de fleuve et de
mer, des coquillages dont les fameux lambis, des crustacés
divers et les plats, comme le blaff et le colombo ou le ragoût
de chatrou (pieuvre) qui font la réputation de cette cuisine
colorée, parfumée et, somme toute, très digeste.
Un sympathique ragoût de requin à la Kaz Kreol
!
Et comme il fallait bien rentrer en métropole nous nous sommes
envolés, le lendemain, avec un peu de retard, et même
un retard significatif du au cumul de la grève et des conditions
climatiques métropolitaines.
En quelques heures nous sommes donc passés du climat tropical
et de ses quelques trente degrés à l'ombre au climat
hivernal et continental de notre capitale sous la neige et un petit
moins six au thermomètre.
Dire que la transition n'a pas été facile est un euphémisme
sinon un understatement.
Mais il faut bien reprendre le cours des choses !
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ESPACE PHENIX : UN DOJO TRADITIONNEL
A CAYENNE
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Un beau Dojo très classique !

Et une sérieuse salle de musculation !
Où pratiquer à Cayenne ?
Arts Classiques du Tao
Qigong et Tao-Yin Qigong (Chi Kung, Daoyin et Do In)
Kung Fu Wushu
Taijiquan (Tai Chi Chuan)
Aïkido
Judo
Viet Vo Dao
Penjac Silat
Ninjutsu
Musculation
Gymnastique et Aérobics
ESPACE PHENIX
464 Chemin Sadecki
BP 210
97300 CAYENNE
Contact : Saritha et Richard NG KON TIA
Tel. Dojo : 05 94 28 19 44
06 94 41 53 61
06 94 41 52 28
05 94 30 09 85
espace.phenix@wanadoo.fr
Stages de Week end avec Richard NG KON TIA
en Martinique
Cours hebdomadaires à KOUROU
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