ANTHIPATIE HOMEOPATHIQUE
par Chan Sanyi

Homéopathie : La manipulation.
Quand la faculté de médecine se contredit et se dédit pour boucher le "trou de la sécu".
Une rigolade de plus !

La Faculté de Médecine vient de se prononcer : l'homéopathie n'a rien d'un médicament et ne soigne rien.

 

 

Elle cessera donc d'être remboursée par la Sécurité Sociale.

Que plusieurs millions de patients l'utilisent, avec profit, depuis près de deux siècles, cela ne change rien au problème, comme aurait dit Brassens.

On peut dont être et avoir été. Et même le demeurer.



Rappelons que cette méthode thérapeutique fut créée par Samuel Hahnemann (1755 1843) qui soutint sa thèse de Docteur en Médecine à Erlangen en 1779.

Historiquement l'homoeopathie, comme on disait alors, précéda de loin les thèses de Pasteur sur la vaccination et l'allopathie moderne.

Elle fut considérée, à juste titre, au même titre que la danse, la musique, l'équitation comme classique puisque née au Grand Siècle. Il ne s'agit donc pas, comme on tente parfois de nous le faire croire, d'une fantaisie "New-age".
A tel point que cette même Faculté délivrait, il n'y a pas si longtemps encore, un diplôme de Médecin Homoeopathe en bonne et due forme.

Celles et ceux qui avaient passé ce fameux diplôme étudiaient, par exemple, les "Leçons de pharmacie galénique rédigées conformément au programme de la Faculté de Pharmacie de Paris" par R. Constant publiés en 1936 par le très officie C.D.U. "Centre de Documentation Universitaire", 5 place de la Sorbonne Paris Ve.

Or, voici textuellement ce qu'on pouvait lire page 2 dans le tome 1 sous le titre "Division des Médicaments" :

"L'homéopathie, du grec "semblable", fut fondé par le médecin allemand Samuel Hahnemann, elle s'appuie sur le principe de la similitude "similia similibus curantur" d'après lequel une drogue qui produit à fortes doses une ensemble de symptômes, peut à faible dose faire disparaître ces mêmes symptômes déterminés par une maladie. D'ailleurs cette doctrine se rapproche des doctrines pastoriennes (CF de Louis Pasteur) puisque la vaccination consiste à administrer des toxines diluées pour immuniser l'organisme contre leur propre action ; et de là on peut bien admettre que les drogues toxiques à fortes doses pour un homme sain produisent des effets opposés lorsqu'on les administre à faible dose à un homme malade. Les homéopathes ont permis de faire connaître des produits fort utiles comme le marron d'indes, l'adonis, le drosera, les venins de crotale, le curare, les sels d'or, d'uranium. Ils ont remis en honneur les plantes fraîches et les alcoolatures".

Comme aurait dit Zhuangzi (Tchouang Tseu)
" Il faut que cela soit dit puisqu'il faut dire la vérité".


Il n'y a que les crétins qui ne changent pas d'avis et, à cet effet, la Faculté fait donc preuve d'un certain courage pour renier ses propres enseignements qui, à l'époque, étaient gravées dans le bronze et faisaient force de loi.

Pour la petite histoire, et même pour la grande, signalons que ce fameux diplôme de Médecin Homoeopathe - donc homéopahte - au même titre que celui d'herboriste, fut supprimé, par décret, pendant l'occupation par un certain Philippe Pétain, fondateur de l'Ordre des médecins et de la carte tricolore de journaliste alors munie de la francisque. Quelles étaient ses motivations ? Probablement celle d'un vieillard sénile qui prenait un plaisir enfantin à s'opposer aux Allemands sur ce point particulier. Sachant ceux-ci adeptes des médecines naturelles, puisque le diplôme de Heilpraktiker fut créé en 1936, du naturisme et de l'homéopahtie, il souhaitait montrer que la France éternelle ne céderait pas sur ce point particulier et se soignerait autrement grâce au sirop du Docteur Typhon et à la Jouvence de l'Abbé Sourys. Sans oublier les pullmoll et les pastilles Vichy. Dont une eau fort minéralisée et pétillante à souhait porte encore la mention "Vichy-Etat". Pourquoi pas "Hôtel du Parc" ? .

L'une des rares belles victoires sur la barbarie germanique que ce rejet de sales médecines cautionnées par Adolph et Bénito !

Tous les barbus entonnèrent immédiatement d'une seule et unique voix "Maréchal, nous voilà !".

Et l'homéopathie fut donc considérée comme suspecte.

Le plus étrange est que ces lois imbéciles et souvent liberticides, et elles sont très nombreuses, furent prorogées à la Libération dans un tour de passe-passe, digne du bonneteau des Puces de Montreuil, qui arrangeait bien du monde. Le linge sale fut lavé en famille mais les vieux sous-vêtements réutilisés sans le moindre problème moral.

La question actuelle est : L'homéopathie creuse elle le trou de la Sécurité Sociale ?

Probablement pas plus que le reste puisque les médicaments homéopathiques ne sont pas bien onéreux, donc déjà mal et peu remboursés. Les pharmaciens continueront donc à les proposer et à les vendre et les patients à les utiliser de comme par le passé.
Beaucoup de patients fort avisés, et qui en savent souvent beaucoup plus au sujet de l'homéopathie que les médecins, n'iront pas perdre leur temps, leur argent et leurs illusions chez les médecins pour le plaisir d'obtenir une ordonnance permettant de récupérer, bon an mal an, trois francs six sous ou, au pire quelques euros. Ils n'iront donc pas prendre le risque de respirer des gaz lacrymogènes en défilant au profit des laboratoires.
Ce que nous enseignent, par contre, les médecines non conventionnelles, donc naturelles, c'est que lorsqu'il existe un trou quelque part, il y a nécessairement une bosse autrepart. Il serait probablement plus rentable de rechercher où est passée la bosse de la Sécurité Sociale. Plus rentable mais moins consensuel puisque si la bosse a disparu, il convient alors de rechercher la brouette, et de là le lieu de destination du surplus issu du fameux trou.

Mais c'est là une toute autre histoire.

Par principe, nous verserons donc une larme sur l'homéopathie injustement accusée d'inefficacité, donc de tromperie sur la marchandise. Mais d'un autre coté la pratique du "Qigong", du "Taijiquan", du "Zazen", de la "Méditation"... n'ayant jamais été remboursée alors que de nombreuses personnes pourraient en attester les nombreux bienfaits, nous estimons que tout ce beau monde sera donc désormais logé à la même enseigne. Et que le "patient", sinon l'homéopathe, pourra venir calmer ses nerfs en pratiquant ce qui est considéré par 80% de la planète comme très favorable à la santé.

Les sportifs, les vrais, de leur coté, pourront continuer comme de par le passé, à se faire rembourser des médicaments beaucoup plus performants.
Et tout ira, enfin, pour le mieux dans le meilleur des mondes.

P.S. Dernières nouvelles du front :

En fait le Ministre de la santé vient de faire savoir qu'il n'était pas question de toucher au remboursement de l'homéopathie. Soit il considère que la Faculté de Médecine se moque du monde. Soit il craint les réactions, déjà vives, tant des usagers que des pharmaciens. On ne sait donc pas trop bien qui des uns ou de l'autre viennent de reculer en rase campagne !

En parlant de campagne (publicitaire), de faculté (défaillante), de ministre et de Pasteur, donc de vaccins on assiste en ce moment à un vaste "publi-reportage" sur la rage.
Il y a quelques années plusieurs centaines de goupils enragés parcourraient la campagne française. Quelques appats-vaccins ont eu raison de cette épidémie, ou épizootie. Et nul n'en faisait un plat. Il a suffit qu'un malheureux clébard immigré clandestin d'Afrique du Nord, donc probablement maghrébin, rapporte le virus de là bas,
dis, pour que la moitié de l'hexagone située sous Poitiers pète les plombs et qu'on assiste soit à l'euthanasie des animaux errants, donc des chiens et chats qui comme d'habitude avaient échappé à la surveillance de leurs maîtres quelques instants pour simplement faire pipi, soit aux menaces d'une vaccination obligatoire des animaux domestiques sur tout le territoire.
C'est vrai que le manque à gagner se faisait sentir depuis que ce vaccin n'était plus obligatoire, qu'il y a des caisses à remplir et des ministères compatissants. Et puis, la vaccination n'a plus tout à fait bonne presse et un bon vieux coup de trouille, ça remet les choses en place.
On va bientôt apprendre que tous les loups du Mercantour étaient enragés et qu'il a, finalement, fallu les abattre comme des chiens.