Un nouveau sport chinois : le Qifong !
par Georges Charles

Le Qifong une discipline martiale qui se pratique en fermant les yeux !

 

 

Un nouveau sport est né : le Qifong.

C'est, du moins ce qu'affirme IC dans Le Figaro - Hors série - De la Cité interdite aux Jeux Olympiques PEKIN - Les secrets de la Chine éternelle (page44).

La preuve par l'image (mais attention à l'image - voir bas de la page !)


" Le "Patriarche" (Deng Xiaoping - N.d.l.)...regarde les retraités qui marchent le long des allées en tenant, à bout de bras, leur cage à oiseau. Rien, ni personne, ne les empèchera de se livrer ensuite à leur sport favori, le qifong, une discipline martiale qu'ils pratiquent en fermant les yeux".

Dixit IC !

Le lecteur de ce Hors Série sur la Chine va donc être informé des "secrets de la Chine éternelle" dont fait probablement partie de fameux "Qifong".

En tant qu'auteur et rédacteur, je conviens bien évidemment qu'il peut s'agir de ce qu'on nomme euphémiquement, dans le milieu, une "coquille", donc une co(q)uille.
Une couille, donc.
En tant qu'auteur, je sais également que le Figaro doit avoir les moyens de s'offrir les service d'une relecture avant le bon à tirer.
Et qu'on se retrouve donc avec du qifong à la place du qigong.
Soit !

Mais de là à qualifier le qifong, alias qigong, de "sport favori" (des retraités chinois) il y a
de quoi quelque peu s'étonner.

Lorsqu'on apprend, ensuite et encore, que ce "sport favori" des retraités chinois est une "discipline martiale", ce n'est plus de l'étonnement mais de l'acharnement thérapeutique.

Et lorsque, enfin, on sait, grâce à IC, que cela se pratique en fermant les yeux on finit par mourir de rire.
LOL comme disent les "djeunes internautes".
Qui heureusement ne lisent pas le Figaro car cela provoquerait une hécatombe.

Non, Monsieur IC, signataire de cet article, le "Qigong" n'est pas un sport !

Ce n'est pas, non plus, une "discipline martiale"

Et cela ne se pratique pas nécessairement les yeux fermés (sinon pour ne pas éclater de rire en voyant la mine ébahie du journaleux en cause !)

Le "qigong" est une pratique millénaire qui existait bien avant que le terme "sport" fut né.

Nous ne souhaitons pas du tout être assimilés à des sportifs et moins encore à ceux qui se rendront à Pékin, pardon Beijing, pour faire retentir un hymne militaire et ramasser, éventuellement, quelques colifichets distribués par des vieillards bloblotants ou des fripons assermentés.

Et qui sont obligés de pisser dans un bocal pour prouver qu'ils ne se droguent pas ou qu'ils ne se droguent plus.

Nous ne nous droguons pas et préfèrons faire pipi dans les buissons et même dans la mer, ce qui est scandaleux, j'en conviens.

Mais pas dans un bocal.

Le coup de la "discipline martiale" ne nous convient pas non plus.

Discipline vient, en effet, de "disciplina" qui, en grec, désigne "les relations de violence entre les chefs militaires grecs et leurs soldats" (Pheacie - les pratiques culturelles dans les sociétés grecques et romaines - Université Paris 1) et qui, en latin ancien, désignait simplement un fouet.
"Donner la discipline" c'était simplement fouetter un esclave pour le remettre dans le droit chemin.
Le rectifier lorsqu'il gauchissait.
Par la suite la notion de "maître" (magister) s'est étendue à l'enseignement et le "disciple" était donc celui qui respectait la "doctrine" , donc l'ensemble des règles à suivre.
Les préceptes.
Faute de quoi il subissait le fouet.
Ensuite le "magister", donc le maître, est devenu un "précepteur" qui était, généralement, un esclave.
Nous n'avons aucune envie d'être ni maître ni esclave.
Dans le même état d'esprit, par ailleurs, le travail, donc "tripalium" est un instrument de torture romain, un pal à trois pointes.

Accoupler discipline à martial n'augure donc rien de bon.

Mars étant lui-même un égorgeur psychopathe en jupette du cuir, faux jeton qui combat toujours du coté du plus fort, donc des gros bataillons mais qui se retrouve, malheureusement et finalement, du coté du perdant.

C'est un looser, Mars !

On sait que le terme militaire, ou martial, accolé à la justice ou à la musique désigne autre chose que la justice ou que la musique.

Le terme martial accolé à art produit le même effet.

Il y a l'Art et il y a, aussi, malheureusement, l'art martial !

Et évidemment, en plus, l'art martial chinois, l'art martial chinois traditionnel, l'art martial chinois traditionnel authentique, l'art martial chinois traditionnel authentique du Temple de Shaolin, les représentants officiels de l'art martial chinois traditionnel authentique du Temple de Shaolin diplômés par la Fédération.

Et les Zarmartios.

Plus il y en a, plus cela affaiblit l'art, même sans majuscule !

Nous préférons nous réfèrer à l'art chevaleresque ou art de la bravoure qui consiste à faire cesser l'action des armes sans nécessairement utiliser celles-ci.

Ce qui est la traduction littérale, en bon français, des termes chinois Wushu ou japonais Bujutsu désignant ces pratiques.

Et non d'une vulgaire américanisation de ces termes en "martial arts".

Alors que penser d'une "discipline martiale" ?

Etymologiquement cela implique, tranquillement, des relations de violence entre un supérieur et un subordonné, supérieur qui se réfère à ce fameux égorgeur psychopathe en jupette de cuir.

Entre le maître et l'esclave.

Il ne manque plus, en effet, que le fouet et le pal pour que le tableau soit complet.

Fais moi mal Johny !

Non !

AAAAAAARRRRRGGGGGHHHHHH....Choeur antique

Quel pied !

Passes moi le rouleau de Salopins.


Les jeux du cirque c'est pas notre truc
Les magouilles cuir entre Charlton Heston et Stephen Boyd non plus.
Bon, entre temps il vient de mourir, Charlton.
Paix à son Ame !

Non, de la "discipline martiale" nous n'en voulons pas.

Et encore moins les yeux fermés.

C'est le mauvais plan des "Maîtres de l'ombre".
Il n'est jamais bon, à moins d'aimer cela, de se faire "Maître".
Mais si cela est le cas, il faut savoir par qui.

Non, le "Qigong" n'est ni un sport favori des retraités chinois, ni un sport, encore moins un sport olympique, ni une discipline martiale qui se pratique en fermant les yeux !

En tant qu'enseignants des Arts Classiques du Tao, donc de Tao-Yin Qigong, nous nions cette définition et nous la rejetons.

Nous ne souhaitons pas représenter ce que votre définition véhicule.

Nous ne représentons pas la Chine des Jeux Olympiques et encore moins celle du 4 juin 1989.

Nous ne fermons pas les yeux.

Nous représentons la Chine dans ce qu'elle représente de liberté d'action et de pensée, nous représentons Liu Han, Zhuangzi, Laozi, Mengzi, Kongzi, Wang Yang Ming, Wang Fuzhi et les philosophes et hommes d'action épris de liberté dans la Chine éternelle.

C'est une autre Chine que la vôtre et que votre "Qifong", n'en doutez pas.

Elle existe encore dans notre coeur et c'est ce qui importe.

Elle vit avec la pratique.

Elle a survécu à tous les régimes.

Non, le bâton n'est pas un sport olympique ni un décor publicitaire !


En quatrième de couverture de ce Hors Série !
L'Art millénaire du bâton récupéré et instrumenté dans le cadre des JO de Pékin 2008
La réclame d'un "voyagiste officiel pour la France"
Nous avons choisi notre Chine et ce n'est assurément pas la vôtre !

Non, une fois encore, l'art millénaire du bâton n'est pas un sport olympique et n'a rien à faire ici.

En tant qu'enseignants de cet art, nous refusons d'être, malgrè nous, assimilés de force aux JO et particulièrement aux JO de Pékin 2008.

Cet art est à l'opposé de l'image que véhiculent ces Jeux et à vos valeurs.

Nous ne souhaitons pas être assimilés à une forme décorative et folklorique qui va à l'encontre de notre enseignement et de la tradition que nous transmettons.

Nous ne voulons pas être récupérés par une marque de godasses ou par un transporteur fut-il "officiel".

Nous estimons de plus, que dans ce contexte, cette image porte gravement atteinte à l'esprit qui anime les associations faisant partie de la Convention des Arts Classiques du Tao, ainsi qu'aux enseignants et pratiquants.

Nous n'avons rien à faire dans cette farce tragique et nous n'y collaborons pas.

Et nous demandons que les Droits de l'Homme soient respectés en Chine comme ailleurs.

Jeux Olympiques ou non.




Wushu ou Bujutsu : L'art de la bravoure
La bravoure chevaleresque
Wang Yang Ming (1472 1529) défait les sbires lancés à sa poursuite.

 

Mais attention quand même aux manipulations anti-chinoises !

Cette photo traîne sur Internet en expliquant que des soldats déguisés en moines ont été à l'origine de provocations au Tibet


Evidemment c'est assez impressionnant !

Mais le problème est qu'il s'agit de militaires chinois figurants dans un film chinois de 2003 : Le Talisman alias Tian Mai Chuan Qi de Peter Pau

Titre du film en chinois : Tian Mai Chuan Qi
Titre du film en anglais : The touch
Titre du film en français : Le talisman (disponible en français sur internet !)

Sortie le 13 août 2003
Réalisateur Peter Pau

Il est précisé que le film a été tourné à Hong Kong et au Tibet.


Il y a plusieurs détails significatifs :
Ces uniformes ne sont plus en service
Désormais tous les "pousse-pousse" tibétains sont aux couleurs du Tibet
Cette unité particulière n'a jamais stationné au Tibet

Le fait que des militaires chinois se déguisent parfois en Bonzes ou Moines Bouddhistes pour faire du cinéma ne date pas d'aujourd'hui.
Nous avons assez dénonçé ce fait concernant les faux moines de Shaolin.

Mais il ne s'agit pas du même contexte.

En tous cas il convient de demeurer vigilents et de ne pas avaler n'importe quelle manipulation venue de Chine...ou d'Occident.

"La première victime de la guerre, c'est la vérité.
La seconde victime de la guerre, c'est les 10 commandements"

Churchill

En haut à gauche le modèle actuel officiel des "rickshaw" au Tibet
En bas le N° régimentaire de l'unité concernée.

L'image a été récupérée et utilisée hors contexte.
Il s'agit donc d'une manipulation anti-chinoise délibérée et consciente.

Il convient de dénoncer les totalitarismes, tous les totalitarismes, mais en évitant quand même d'utiliser des moyens qui sont habituellement ceux des pays totalitaires.
La fin ne peut pas justifier les moyens surtout lorsque l'on prétend défendre la vérité, la sincérité et la liberté.
Dans le cas présent il ne s'agit même plus de désinformation mais d'intoxication, ce qui discrédite gravement la cause tibétaine et conforte la thèse chinoise d'une manipulation occidentale de l'opinion publique.

Désolé.


Note importante à tous les responsables politiques, aux fonctionnaires de police, à tous les militaires, à tous les services de protection, aux Membres du CIO et du COJO, aux athlètes concernés !

Continuez à bien faire du zèle en ne laissant pas le public approcher le cortège de la Flamme Olympique, continuez à maltraiter les récalcitrants, arrachez de force les drapeaux tibétains comme si il s'agissait d'armes dangereuses, piétinnez ces drapeaux ainsi que leurs porteurs, menottez les nanas bien serré, injuriez copieusement ceux qui manifestent pacifiquement et au besoin gazez les comme des nuisibles, protégez la flamme en l'éteignant et en la dissimulant tant que possible dans un caisson blindé, ne laissez rien passer.
Faites tout ce que vous pouvez pour vous rendre particulièrement odieux et antipathiques et au besoin, même, frappez quelques moines et embarquez les sans ménagement tout en faisant un doigt d'honneur aux photographes et au cameramen.
Continuez à expliquer aux journalistes que le Dalai Lama est une ordure finie et que les sportifs sont les victimes de ses sombres magouilles.
Prétendez qu'aucun boïcotage ne servira à rien.
Référez-vous à Berlin 1936 pour l'organisation sans faille des Jeux.
Et vous ferez ce qu'aucun Tibétain, pas même le Dalai Lama, n'aura réussi à faire depuis longtemps :
mettre définitivement l'opinion publique mondiale du côté du Tibet !

Allez-y-les gars encore un effort, on y est presque !


Et en attendant, min fiu, on va se jeter un tch'tiotte mousse tch'inoise derrière el crövôtte !

Assis dans la farine !

Nos athlètes, en pointe de la contestation, et après de longues discussions et négociations avaient décidé, d'un presque commun accord, de porter un signe distinctif exprimant leur mécontentement lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing.
Le ruban orange avait été écarté car il rappelait la couleur des robes des moines bouddhiste et surtout celle du Dalaï Lama, ou peut-être, par ailleurs la couleur du Modem de Beyrou, un autre dangereux activiste.
Le ruban vert aurait pu être associé à l'Islam, donc aux barbus.
Georges Bush n'aurait pas apprécié, ni Vladimir Poutine qui a toujours la fritte comme disent nos amis Québecois.
Après un intense brain-storming nos athlètes ont enfin trouvé la solution extrême :
les anneaux olympiques !
Ah quel splendide camouflet infligé aux dirigeants chinois que de défiler aux JO avec le sigle des JO.


Pour bien montrer leur redoutable détermination sans faille le sigle devait s'accompagner d'une formule révolutionnaire parmi toutes :

"Pour un monde meilleur".

Mao aurait du s'en retourner dans son mausolée de rage.

Et la face du monde en aurait été changée plus que par le nez de Cléopatre.

Les légions athlétiques du monde entier allaient même reprendre cette fabuleuse idée et ainsi défiler au pas du canard laqué munies de ce tonitruant objet censé faire force de loi.

Plus redoutable encore que l'un de nos sous-marins aux noms évocateurs de la Révolution !

Devant autant de détermination les officiels chinois se sont, comme on dit là bas, "tordu le nez" pour ne pas éclater de rire.

Et ont fait savoir qu'il n'était pas question d'arborer le zinzin.

La bandaison molle incite toujours plus ou sourire ou à la compassion que la menace d'un bon vieux bras de fer.

Et le projet manquait visiblement d'un peu de viagra.

Il aurait été plus simple de reprendre le badge utilisé par les opposants chinois qui dit simplement :

ZIYOU - LIBERTE

Mais là, il aurait fallu en avoir.