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RESUME DE LA CONTRE ENQUETE |
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et quelques réponses aux objections |
| Une piqûre de rappel |
Comme souvent dans ce type d'opérations il existe bien évidemment plusieurs hypothèses ! La première version officielle, vite démentie par ailleurs, affirmait que Von Richtofen aurait été touché par un observateur australien tirant à l'arrière d'un biplace qu'il poursuivait. La deuxième est simplement que le CapitaineRoy Brown aux commandes d'un Sopwith Camel aurait abbattu le Baron Rouge alors que celui-ci poursuivait un novice, "Wop" May, qui se serait écarté du lieu d'un combat aérien au dessus de la Somme. La troisième est que le Baron Rouge aurait été abbattu par les tirs conjoints de Roy Brown et de deux mitrailleurs, Evans et Buie embusqués au flanc d'une colline, le Belvédère de Sainte Colette, aussi nommé "cirque de Vaux". La quatrieme est que Evans et Buie auraient abbattu le baron rouge qui passait, par hasard, à portée de leurs mitrailleuses alors que May et Brown s'étaient écartés de leur axe de tir. Ces trois dernières hypothèses prennent comme convention essentielle que "Wop" May était un novice qui a agi par imprudence, que Roy Brown vint à son secours et que le Baron fut abbattu fortuitement. Nous proposons une toute autre version : "Wop" May n'était pas un novice mais un pilote très confirmé connaissant très bien le Capitaine Roy Brown et qui était directement sous ses ordres puisque Lieutenant, donc plus gradé que la plupart des pilotes de son escadrille. Il fallait porter un coup fatal à l'aviation allemande, à l'armée allemande, à la nation allemande, ceci afin de préparer la dernière offensive alliée qui devait amener la victoire de novembre 1918. Et, selon les termes mêmes de l'Etat Major Allié Les prévisions étaient justes car le choc fut intense. Pour la petite histoire c'est un certain Herman Göring qui remplaça le Baron Rouge à la tête de la Jasta 11. L'objection la plus facile est que "Wop" May n'avait pas d'expérience en matière de combat aérien et qu'il aurit donc fait une fort mauvaise "chèvre".
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"Wop" May était-il le novice que l'on nous présente habituellement ?
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L'hypothèse de la "chèvre Wop" est donc crédible ?
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| Roy Brown a-t-il touché le Baron Rouge pendant la poursuite ? Probablement non car son rôle était de rabattre le Baron vers le Belvédère et les mitrailleuses au sol tout en empèchant le même Baron d'atteindre "Wop". Comme il se situait juste derrière le dit Baron ses rafales dépassaient souvent le DRI rouge et risquaient d'atteindre Wop car dès que notre Baron, se sentant poursuivi, pressentait une rafale, il se retirait de l'axe de la queue de Wop. Il était trop fin renard pour ne pas utiliser cette technique qui bloquait Roy Brown de le canarder à loisir. Il est possible que quelques balles aient touché le DRI mais sans réelle conséquence. Encore une fois le "novice" "Wop" May a été capable de "driver" le baron entre deux rangées d'arbres juste au dessus de l'eau pendant près de 4 Km et de le diriger directement vers le fameux Belvédère. Et sans prendre une seule balle. Soit le Baron était réellement en dessous de tout ce jour là soit on nous prend pour des débiles mentaux ! |
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Et le coup des mitrailleuses ? Quelque jours avant le 21 avril "on" remplace les armes lourdes de dotation par des mitrailleuses légères "récupérées" et "bricolées" puis confiées, comme par hasard encore, aux deux meilleurs tireurs de la Batterie 53, justement ceux-là mêmes qui vont flinguer, par hasard, Von Richtofen que le plus grand hasard, toujours lui, fait justement passer au ras de leurs collimateurs bidouillés à partir d'une douille d'obus ! On croit rêver !
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Les blessures de Von Richtofen et l'axe de tir du Buie et Evans Le Baron a été flingué dans le cadre d'une opération spéciale très bien programmée et exécutée de main de maître comme nos Amis Britanniques savent très bien en produire. Le plus amusant est qu'ils signent toujours en laissant une "carte de visite" puis démentent avec un large sourire. L'Amiral Canaris, Heydrich, Rommel et bien d'autres firent, plus tard, les frais de ce type d'opération.
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| Et la "désertion" subite de May, Brown et des deux autres pilotes ? C'est encore un point des plus obscurs. µ Résummons le. May est poursuivi par Von Richtofen qui lui même est protégé par Brown qui lui même, suivant plusieurs témoins, est protégé par deux autres pilotes de son escadrille jouant, et c'est normal, le rôle de gardes du corps. Tout le monde se suit à la queue-leu-leu sauf les deux anges gardiens qui demeurent un peu au dessus et en retrait. Et juste au moment où le Baron Rouge vient se buter, ou presque, sur le Belvédère et vire à droite, pour se faire tirer comme un vulgaire canard, tout ce beau monde vire à gauche et disparaît dans les limbes, donc dans les lignes anglaises. Comme dans le feuilleton "Mission Impossible". Il ne manque que la musique ! C'est vrai, c'est comme ça. De nombreux témoins l'affirment également sans le moindre doute. Et par le plus grand des hasard tout ce beau monde se pose à Bertangles, là où le lendemain matin Von Richtofen sera enterré avec tous les honneurs militaires. Et à Bertangles, justement à l'Etat Major de l'aviation britannique "Wop" May rédige un rapport qui explique "Si j'avais eu plus d'expérience, Richtofen m'aurait descendu car il aurait su ce que j'allais pouvoir faire. Comme je ne le savais pas moi-même, mes manoeuvres folles l'ont dérouté". Manoeuvres folles effectuées au ras de l'eau entre deux rangées d'arbres avec un as aux 80 victoires aux fesses ! Cet aveu sonne comme une pauvre confession. Et il n'en est pas moins vrai que 4 appareils britanniques ont brusquement cessé le combat alors qu'ils avaient l'avantage sur un seul adversaire presque désemparé. Auraient ils effectué cette splendide manoeuvre qui s'apparente à "filer à l'anglaise" si ils n'avaient pas eu des ordres précis ? N'auraient ils pas alors risqué le Conseil de Guerre pour désertion devant l'ennemi ? Ils savaient probablement, du moins Brown et May, que de poursuivre le baron à cet instant et à cet endroit équivalait à tomber dans un mur de plomb. Brown reviendra rapidement sur le lieu où fut tué le Baron rouge...Mais en automobile accompagné du Major Cairns. Et suivi par de nombreux photographes qui, eux aussi, étaient à Bertangles par hasard. |
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Les photographes étaient aussi à l'affut ce jour là !
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Quelques photos de plus !
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