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Encore quelques
précisions sur Wilfrid "Wop" May et les tireurs
et mitrailleurs du "cirque" de Vaux sur Somme.
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| Virage au-dessus du Belvédaire St Colette |
Celui-ci lui " aurait donné conseil de rompre le combat en cas de problème car c'est son premier vol opérationnel ". Cette méthode qui consisterait à " rompre le combat " en cas de problème va à l'encontre de toutes les règles de la sécurité la plus élémentaire du vol de combat en escadrille. Or il ne s'agissait pas d'un vol d'entrainement mais, suivant tous les témoins alliés et allemands, d'une très importante formation de combat recherchant le contact avec l'ennemi.
"Wop" May : un faux novice et un as de la voltige
On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs ; un cheval de bois de "Wop" !
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Aux environs de Sailly le sec "Wop"
May monte largement au dessus de la mêlée constituée
de 36 avions, s'écarte de la formation puis s'en éloigne.
Il est immédiatement pris en chasse par Richthofen qui a
repéré son manège. "Wop" May plonge
alors sur la Somme et ne quittera plus celle-ci jusqu'à Vaux. Il
affirmera plus tard Un débutant poursuivi par l'as des as allemands se borne à faire n'importe quoi, tout en conservant un cap précis, au ras de l'eau entre deux rangées de peupliers et en ne prenant aucune balle dans son avion. Quelle chance inouïe. Hans Joachim Wolff qui suivait le début de cette poursuite écrira le soir même en parlant de Richthofen " Pourquoi volait-il si bas et si loin dans les lignes ennemies ? ". Quant aux mitrailleurs présents sur le
fameux "Belvédère Sainte Colette" on est réellement
en droit de se demander ce qu'ils faisaient là puisque ce belvédaire
surplombe une importante boucle de la somme formant un marécage
fangeux se répandant sur plusieurs hectares. Donc une zone naturelle
totalement infranchissable tant à pied qu'en barque. Ces mitrailleuses
étaient censées protéger une batterie de mortiers.
Lesquels, visiblement, étaient également destinés
à faire des ronds dans l'eau puisqu'il n'existait, en face, aucun
autre objectif que celle-ci. Suivant les cartes d'état major d'époque
(Bibliothèque du Congrès) il n'existait aucune première,
seconde ou troisième ligne australienne à cet endroit précis.
Donc aucune batterie de mortiers en ligne. Il est donc beaucoup plus probable
que ces tireurs et mitrailleurs répondaient à une mission
précise et particulière puisqu'ils avaient été
soigneusement sélectionnés. On ne sélectionne que
très rarement des tireurs d'élite pour faire des ronds dans
l'eau. Il est possible d'objecter que tout cela semble fort compliqué
et que si il s'agit d'un beau coup monté par les Anglais il aurait
été plus simple pour ceux-ci d'utiliser des Anglais et non
des pilotes canadiens et des tireurs australiens. Mais cela ne permet-il
pas de mieux répartir les tâches et les responsabilités
et surtout de noyer le poisson en cas d'échec ? La mort "accidentelle"
du Baron Rouge, par fait exceptionnel de circonstances, devait être
la seule hypothèse retenue. |