Le triplan ira se poser à la cote 102 de Sailly Le Sec, à proximité d'une cimenterie qui existe toujours. Les témoins arrivés rapidement sur les lieux constateront la mort du pilote et le placeront sur une tôle ondulée.
Un véhicule d'état major arrive rapidement, transportant un photographe qui immortalisera ce trophée.

L'usine de cimenterie

Fait également assez étrange puisque les photographes n'interviennent, sur le front, que sur une autorisation qui prend normalement plusieurs jours à être accordée.

Cette autorisation était donc probablement déjà rédigée. La voiture elle-même provenait de Bertangles ou fut emporté le corps du Baron et où il fut inhumé avec tous les honneurs militaires. Brown a donc probablement touché le triplan, ce qu'attestent plusieurs témoins... mais l'avion et le baron furent probablement abattus par les tireurs de la 53ème batterie... qui auraient du se trouver ailleurs (entre Albert et Fricourt).

Le Capitaine A. "Roy" Brown
commandant du sqaudron 209


Belvédaire de St Colette
de la position de Evans
Tout cela fait quand même beaucoup de coïncidences, la plus étonnante étant le fait que Brown, May et les deux avions qui l'accompagnaient, mais dont on ne parle jamais, aient délibérément rompu le combat alors qu'il avait touché le triplan... et ceci au dessus des lignes alliées et sans la moindre présence ennemie, avec une supériorité numérique évidente. Donc probablement sur ordre de manière à inciter Von Richthofen, s'estimant en sécurité à continuer sa route... qui passait en dessous (!) des mitrailleuses australiennes (huit plus une dizaine de tireurs) qui ne pouvaient pas le manquer.
La mort du Baron Rouge fut catastrophique pour le moral de la population et des troupes allemandes... et pour l'aviation allemande et particulièrement le Jasta 11.
Le but recherché était donc totalement atteint.

Une autre opération fort semblable mais ne mettant en œuvre que des pilotes très expérimentés (7 contre 1)fut organisée pour Voss qui rentrait seul d'une réception chez Antony Fokker.

L'information ayant été tardive, le guet-apens fut plus sommaire... mais tout aussi efficace.
La fin justifie les moyens et, dans ce domaine particulier (voir l'opération Fortitude pendant la seconde guerre mondiale) les Anglais sont experts en la matière.
God save the King !

Et ils ajoutent dans le texte dans les armoiries royales
"Dieu et (est) mon Droit".

Ce droit est peut-être, de temps à autre, un peu tordu. Ce qui justifie un " sacré coup tordu ".

Mandred von Richthofen avec le Général von Hoeppner