Arts Classiques du Tao

CLASSIQUE :

Toutes ces pratiques trouvent leurs références philosophiques, culturelles, historiques dans les textes les plus connus et étudiés de ce qu’il convient de nommer la période classique de la Chine. Ces ouvrages, lorsqu’ils sont étudiés dans les universités françaises, sont habituellement nommés les "classiques de la Chine".

Nous revendiquons cet héritage philosophique, culturel, littéraire et historique.

L’utilisation du terme classique nous semble donc le mieux approprié pour situer cet héritage dans un contexte défini. Nous le préférons au terme "traditionnel" habituellement utilisé dans ce domaine. Ce dernier terme possède, actuellement, de multiples connotations négatives puisqu’on l’assimile à des tendances rétrogrades, passéistes voire sectaires.

Il convient également de rappeler que la pratique de ce que l’on nomme aujourd’hui "Qigong" a été introduite en France, sous Louis XV, par le Père Amiot (1718 1793). Ce dernier lui a consacré un important chapitre dans son "Mémoire sur les Chinois" publié en 1779 et le nomme "Cong-Fou des Bonzes de Tao-sse". La référence à cette période particulière considérée comme "classique" en ce qui concerne la danse, la peinture, la musique n’est pas dénuée d’intérêt.
Le Père Amiot utilise, par ailleurs, le terme "Cong-Fou" (Gongfu ou Kung-Fu) cité précédemment. En langue chinoise le caractère "classique" (Dian ou Tien 4916 du Ricci) est une référence aux "citations tirées des textes classiques".

Le Petit Larousse en donne comme définition: "Conforme aux règles tracées par les anciens" ou encore "ouvrage qui, par sa perfection, peut servir de modèle". Ce qui valorise la connaissance dès lors qu’elle s’appuie sur des règles pouvant servir de modèle et tracées par les anciens. Il y a donc possibilité de s’y référer. Donc il existe une référence. En ce qui nous concerne cette référence est celle des textes classiques chinois.