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Le Vo, l'art martial au Viet Nam, qu'il soit Vo Thuat (art martial traditionnel), ou Viet Vo Dao (art martial populaire), est avant tout l'expression d'une nation. Une nation est composée de gens, d'histoires, d'Histoire, de cultures, de traditions, de familles, de pensées, de religions, de sciences, de philosophies, etc.
La Chine compte plus de trois cent styles différents d'arts martiaux. Le Viet Nam a aussi sa richesse martiale.
Elle n'est pas une simple annexe des arts martiaux chinois. Elle s'est nourrie des guerres, des conflits et des périodes de paix de ce petit pays pour se forger et se développer et permettre au peuple vietnamien de continuer à exister.
Il est indéniable que les arts martiaux chinois ont influencé le Vo vietnamien. Ne dit on pas que pour vaincre un ennemi il faut commencer par le connaître ? Le Thieu Lâm (Shaolin), le Tai Khi (Tai Ji), le Pa Kua (Ba Gua), le Y Quên (I Quan) sont des termes qui apparaissent clairement dans les arts vietnamiens et qui marquent une obédience chinoise évidente.
Mais si l'art martial du Vietnam n'était qu'un pâle ersatz des arts martiaux chinois, comment Ly Thuong Kiet aurait pu vaincre les chinois ou comment Bac Binh Vuong Nguyen aurait il pu faire fuir le général chinois Ton Si Nghi ? L'art martial vietnamien doit apprendre à se développer et croître au gré des idées et évolutions de ses maîtres. Il n'y a aucune honte à fonder une école comme le Vovinam Viet Vo Dao, à la vouloir vietnamienne, à l'aimer comme telle.
Mais il convient surtout de comprendre et d'apprendre, de chercher toujours la vérité par les faits que peuvent amener l'histoire et de ne pas l'occulter par des contres vérités, car dans un pays autant rongé par la guerre, fuir l'histoire, remplacer des mots par d'autres mots, des idées par d'autres idées, c'est aider ce merveilleux pays et sa culture si particulière à s'enfoncer un peu plus dans les ruines et l'oubli.
Véhiculer des idées fausses, des concepts erronés revient à effacer encore plus le passé, à semer la confusion dans les esprits et rendre encore plus inaccessible cette vérité historique si dur à conserver dans un pays exsangue culturellement par tant d'années de conflits et de souffrances !
Les arts martiaux ou plus exactement les arts de la bravoures, les arts chevaleresques (Wu Shu ou Vo Thuat en vietnamien) véhiculent des richesses culturelles extraordinaires au travers de poèmes, de techniques artisanales et martiales uniques, de techniques combattives authentiques, d'écrits, d'histoires, de peintures, de pensées philosophiques, de connaissances tactiques et stratégiques, de techniques prophylactiques, etc.
Ce qui sert aux arts martiaux se sont les vertus sur lesquelles ils reposent. Ces vertus, à l'image du confucianisme reposent sur la bonté humaine, le devoir, la courtoisie, l'intelligence et la confiance.
Et la confiance dans une école ou un style d'arts martiaux ne peut croître et s'épanouir que sur la vérité historique.
« Sachez qu'il existe en France de très nombreuses écoles de Vo. Certaines se sont regroupées dans différentes fédérations indépendantes ou se sont rattachées à divers organismes. D'autres, quant à elles, poursuivent une existence en solitaire, parfois même sans s'ouvrir pleinement vers le public. Certaines arrière-cours ou certains parcs et jardins constituent encore des Vo Duong (écoles) informels au seins desquels il est possible de pénétrer mais avec de fortes recommandations et un parrainage obligatoire. » Serl Le Malefan
 
… Voilà ce que sont les arts martiaux du Viêt-Nam…
ce qu'ils étaient…
et ce qu'ils seront !
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