DING SHU TAO YIN QIGONG
"Qigong des arbres"
l'arbre, médiateur entre Ciel et Terre et image du Tao
Etablir un contact énergétique avec l'arbre médiateur entre l'être humain et la nature est une pratique millénaire en Chine.
Renforcer son énergie personnelle, accroître ses sensations pour mieux les contrôler et ne plus en être esclave, éveiller l'esprit pour faire Un avec le Tao est le but de cette pratique.
C'est simplement chercher à retrouver ou a reconstruire l'harmonie.
Mais c'est également échanger les énergies du Ciel et de la Terre avec l'abre de vie, donc prendre conscience de son environnement microcosmique et macrocosmique.
L'arbre peut nous aider à se soigner mais nous pouvons aussi aider les arbres à se guérir et à protéger l'environnement.
Cette pratique taoïste qui fait partie intégrante de l'Ecole de la Clarté du Joyau Ecarlate, l'une des trois grandes tendances des praticiens du Tao avec l'Ecole Jin Dan (Cinabre d'Or) et l'Ecole Mao Shan (Montagne de Longévité) plonge ses racines dans la chamanisme de la Chine ancienne.
Elle est également à l'origine de la visualisation (Nei Guan = vision intérieure ou intervertir le regard) des "Charmes Taoïstes" ou Fu Lu encore utilisés dans le Feng Shui (géobiologie chinoise) classique.
En matière d'écologie la Chine fut la première nation à regrouper des textes essentiels concernant la protection de la nature, des espèces et de l'être humain.
Mais, malheureusement, c'était entre le quatrième et le premier siècle avant notre ère !
Ces textes, depuis, ont été traduits mais oubliés.
Et pourtant ils existent.
Nous vous proposons, au travers des Classiques (Yijing ou Yi King le traité des mutations, du Liji ou Li Ki, le Livre des Rites, le Houainanzi ou Livre du Prince Liu An) de les redécouvrir.
Et surtout de les mettre en pratique.
La Chine représente donc un excellent modèle mais un très mauvais exemple puisqu'elle s'est détournée de ce qui a fait sa sagesse immense et profonde en négligeant les fondements de sa pensée et de son histoire.
A un prince qui lui demandait ce qu'il ferait à se place si il avait le pouvoir Kongzi (Confucius) répondit simplement Zheng Ming : "Rectitude des mots"
Nos traductions littéraires nous expliquent que celui-ci souhaitait que l'on rende aux mots leur juste valeur.
Mais Zheng Ming signifie tout simplement en chinois classique : "bon sens".
Kongzi propose simplement de retrouver ce "bon sens".
Etablir un contact avec l'arbre n'est insensé que pour celles et ceux qui ne voient en la nature qu'une source de profit ou un espace que l'homme (minuscule) doit dominer à tout prix.
Il en va tout autrement pour l'être réalisé (Zheng Ren) qui accepte de faire partie intégrante de cette nature qu'il respecte donc puisqu'il fait partie de sa famille.
Etre familier de la nature c'est donc simplement mieux la comprendre et mieux la respecter.
Et quel autre médiateur serait plus qualifié que l'arbre pour établir cette relation
favorable ?
N'est-ce pas là simplement le "bon sens" ?
Et comment retrouver le bon sens si on ne connaît pas ses propres sens, sa propre sensation ?
C'est ne pas tenir compte de ses sens qui serait insensé.
Nous visons dans un monde de plus en plus insensé, dans une "société anonyme à irresponsabilité illimitée".
La crise financière de l'institution bancaire et économique ne me démentira pas.
Il est temps de retrouver de justes valeurs et de les mettre en pratique, en commençant pour soi, puis en élargissant cette recherche à la vie de tous les jours et à tous les jours de la vie.
Cette immense sagesse chinoise mérite d'être redécouverte et dépoussiérée des préjugés matérialistes dans lesquels on l'avait confinée.
Il ne s'agit pas d'aphorismes de fin de banquets ou de phrases convenues de recueils de proverbes mais d'une autre raison plus proche de la nature et de son efficace, de sa vertu.
En retrouvant le "bon sens" on redécouvre l'efficace, la vertu.
C'est le De ou Te du Daodejing ou Tao Te King.
Donc "ce qui rend la chose plus efficace encore".
Pourquoi se priver de cet efficace, de cette vertu ?
Pourquoi ne pas la rendre utile en l'utilisant ?
Il suffit d'y consentir
Donc de retrouver cette "sensation intérieure" et de la mettre en accord avec ses actes.
En contemplant la Grande Unité
La pratique de l'adepte "sous le boisseau" (Grande Ourse)
"Contemplant l'Etoile Flamboyante", la Grande Unité Céleste (Tai Yi) (Etoile Polaire)
"Adossé à un arbre" (Dragon Vert de l'Orient)
"protégé par un rocher" (Tigre Blanc de l'Occident)
"Contemplant la Vallée Profonde" (Le Nord ou Nadir)
"Laissant son esprit s'envoler comme un Phénix Rouge" (Le Sud ou Zénith)
"Chevauchant les Brumes (Yun) de la Montagne (Shan).
XIIIe siècle -
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