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Le Poing de l’Unité du Corps et de l’Intention
de l’Ecole du Poing des Trois Harmonies
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La vision des historiens des Arts Martiaux :
Les encyclopédies
Habersetzer et Lombardo |
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"Chercher à comprendre c'est
déjà contester"
Affirme le philosophe et homme d'action Wang Yang Ming
(Wang Shou Jen ou Wang Shouren - O'Yomei au Japon)
ancêtre de Wang Tse Ming (Wang Tsemin ou Wang Tsö Ming
ou Tai Ming Wong) sous la dynastie Ming.
Or, pour chercher à comprendre encore faut-il rechercher
les sources et les origines de ce que l'on étudie et, comme
le précise Kongzi, donc Confucius, redonner à chaque
mot sa juste valeur.
Littéralement "Zheng Ming" : "Rectitude-Nom"
ou "Rectifier les Noms", donc retrouver les "Noms"
et remettre chacun d'entre eux à sa juste place.
C'est le principal travail des historiens qui consiste simplement,
et ce n'est pas le plus facile, à savoir qui a fait quoi
à un moment donné de l'histoire. Le reste n'est que
péripéties romancées.
Il est donc parfois utile de chercher à savoir ce que l'historien
décrit et quels sont les personnages qu'il cite.
Cela évite généralement de se baser sur de
simples "on dit", sur des affirmations partiales et péremptoires,
sur des témoignages de seconde ou de troisième main
ayant généralement subi des pertes de mémoires
liées aux évènements en cours.
En ce qui concerne San Yiquan ou San Yi Chuan il est donc intéressant
de savoir ce que disent les historiens qui se sont penchés
sur la question et qui ont effectué ces recherches.
Les conclusions différent, bien évidemment, des rumeurs
de vestiaires et ont l'avantage sur ces dernières d'avoir
été publiées.
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Extraits de l'
Encyclopédie des Arts Martiaux
(Quatrième Edition)
de Gabrielle et Roland Habersetzer Editions
Amphora :
Dachenquan
: (chin.) Wushu. Aussi Ta Cheng
Chuan :
" Boxe de la grande compilation " ou "
Poing du Grand Achèvement " .
Style de Quan-fa créé à Pékin en 1941
par
Wang Xiang Zhai à partir du Xingyiquan et d'autres styles.
Parmi les caractéristiques de ce style : l'explosion d'énergie
(Fa-jing) en phase finale de la technique, l'absence de séquences
de combat codifiées et l'importance donnée à
la pratique de Zhan Zhuan Gong. Il fut l'une des racines du Taikiken
de Sawai Kenichi et du Lien Han Chuan (Wang Tse Ming).
Lien Han Chuan : (Chin.)
Wushu. " Poing des Générations Circulaires
" ou " Poing rebondissant en cercle continu
" . Style de Boxe Chinoise (Quan-fa) issu du Xingyiquan, créé
par Wang Tse Ming.
Wang
Tse Ming : (Chin.) 1909 2002.
Aussi Wong Tai Ming : expert de Xingyiquan, né à
Canton en 1909.
Considéré comme l'initié du courant initié
au XVI e siècle par Wang Yang Ming.
Il fut également l'élève entre 1939 et 1949
de Wang Xiang Zhai, du style Dachengquan. A la proclamation
de la République Populaire de Chine (1949) il s'expatria
pour la France, où il enseigna en cercle restreint sa propre
méthode, le Lien Han Chuan.
Avant de repartir pour Taiwan il désigna comme successeur
le Français
Georges Charles (Cha Li Shi) qui avait étudié
sous sa direction de 1970 à 1979.
Wang
Xiang Zhai : (Chin.) 1886 1963.
Aussi Wang Xiang Gai ou Wang Hsiang Chai : expert de Boxe Chinoise
de la province du Hebei, fondateur du style Da Cheng Quan, il fut
l'élève de Guo
Yun Shen, expert de Xing Yi Quan. De son vrai nom Wang
Yu Sheng. Il fit évoluer le Xing Yi Quan. IL s'installa à
Pékin en 1937. Il eut parmi ses élèves Sawai
Kenichi (Taikiken),
Wang Tse Ming
(Lien Han Chuan) et sa fille Wang
Yu Fang.
Wang Yang Ming (Chin. 1472
1528).
Aussi Wang Shou Ren, Wang Shou Jen (ou O'Yomei au Japon).
Lettré (mandarin) et supposé fondateur de l'école
de la "Pureté du Coeur" (Xinxue), un courant appartenant
au néoconfucianisme et dont l'expert de Boxe Chinoise (Quan
Fa) Wang Tse Ming
fut l'héritier.
Tombé en disgrâce pour avoir condamné le culte
aveugle de préceptes attribués au sage Kong Zi, il
fut condamné à l'exil mais fut réhabilité
par l'Empereur lui-même 38 ans après son décès.
Wu Xing Quan : (Chin.)
Wushu. Aussi Wu Hsing Chuan : " Poing des Cinq Eléments
" Séquence de mouvements qui contient l'essence du style
de Boxe Chinoise Xing Yi Quan dans une pratique statique. Elle contient
l'essentiel des ripostes sur poussées, saisies et frappes.
Il s'agit de reproduire le " mouvement de chaque élément
" à travers une seule technique et non un enchaînement
complexe : l'énergie de chacun des cinq éléments
(Wu Xing) doit s'exprimer immédiatement dans un seul mouvement.
Il y a donc cinq techniques que l'on exécute d'abord sur
place, puis en déplacement linéaire et circulaire,
soit les mouvements de la Terre (Heng Chuan), du Métal (Pi
Chuan), de l'Eau (Tsuan Chuan ou Zuanquan), du Bois (Peng Chuan)
et du Feu (Pao Cuan). Cette série constitue le point de rupture
entre l'école orthodoxe (Lao-Jia) de Xing Yi Quan et la méthode
spontanée (Ziran Jia) de Guo Yun Shen.
Wu Yin Fa : Chin. Wushu.
Séquence de techniques préparatoires et aussi répertoire
des principales méthodes d'attaque et de défense dans
les styles internes (Nei Jia) de Boxe Chinoise (Quan Fa). Selon
la tradition du Xingyiquan la série fut composée au
XIXeme siècle par Guo Yun Shen alors qu'il purgeait
une peine de prison et qu'il n'avait que peu de place pour se mouvoir.
Yiquan : Chin. Wushu. I Chuan.
voir aussi Xing Yi Quan ou Yi quan : un des grands styles de boxe
chinoise interne (Nei Jia).
Taikiken
: Jap. Budo.
Aussi Taiki-Shisei-Kempo (Tai sei ken = Da Cheng Quan).
Système de combat créé par Sawai Kenichi en
1947, synthèse de plusieurs styles de boxe chinoise (Quan
Fa). Il ne s'agit pas d'une méthode de Taijiquan (ou Taikyokuken,
en japonais) mais de sa conception du Xingyiquan ramené de
Chine où il l'avait appris auprès de Wang Xiang
Zhai.
Elle se rattache directement, par ce dernier, au style " spontané
" (Zi Ran) mis au point par Guo Yun Shen dans la dernière
partie de sa vie.
La pratique du Taikiken qui ne possède pas de formes codifiées,
repose sur divers concepts et exercices parmi lesquels des postures
Ritsu Zen (Zang Zuan), la marche d'approche en zig-zag (Hai
ou Sheu Li), le débordement d'attaque avec parade et contre
simultanés (Shashite), des techniques de défense et
d'attaque (Neri ; Geishu; Fushu ; Sashu et Daken).
Tang
Lang : "Boxe de la Mante Religieuse" ...En réalité
le style de Wong Long n'a pas conservé depuis trois siècles
cette filiation directe que voudrait suggérer la généalogie
officielle. Le Tang Lang d'origine était également
désigné par "Le style des 7 étoiles"
en raison de ses déplacements angulaires rappelant l'agencement
des étoiles de la constellation de la Grande Ourse. Il éclata
en fait en plusieurs branches...avec des éléments
du Xingyiquan comportant des modifications importantes au
niveau des déplacements...(P. 712)
San
Yi Chuan : " Poing des Trois Harmonies
" , synthèse réalisée dans les années
1980 par le français Georges Charles (Cha Li Shi)
à partir des styles de boxe chinoise Hung Gar, Wing Chun,
Tang Lang et Xingyiquan appris auprès de l'expert chinois
Wang Tse Ming.
(P. 876)
Extraits du
Dictionnaire Encyclopédique
des Arts Martiaux (deux tomes)
par Patrick LOMBARDO (Editions Le Monde des Arts Martiaux
- Karaté Bushido - 1999)
Wang
Siang Tchai : la création du Ta-Tch'eng K'iuan :
... Wang releva victorieusement de nombreux défis mais, contrairement
à son maître, évita de causer des préjudices
importants à ses adversaires. Il aura pour principaux
disciples le Japonais Sawai Ken'ichi et Wang Tsö
Ming qui créront tous deux leur propre style.
Wang
Tsö Ming : la création du Lien Han K'iuan :
Wang Tsö Ming (alias Wong Tai Ming) nait à
Kouang Tcheou (Canton) en 1909 dans une famille réputée
pour ses experts en arts martiaux. En 1939 il est déjà
un pratiquant confirmé lorsqu'il devient le disciple de Wang
Siang Chai auprès duquel il étudiera le Ta Tcheng
K'iuan pendant dix ans. En 1949 il décide de quitter la toute
nouvelle République Populaire de Chine et vient s'installer
en France. Il y créera le Lien Han K'iuan (Boxe des
Générations Circulaires) et aura pour disciples Wang
Hai Ngan, Wang San Tö, Lieou Che Lan, Wei Jou Siuan et Georges
Charles.
Georges Charles
: la création du San Yi K'iuan : Georges Charles pratique
d'abord le Judo, le Karate, l'Aïkido et le Taekwondo avant
de découvrir les Arts Martiaux Chinois. Il étudiera
le Lien Han K'iuan sous la direction de Wang Tsö Ming
de 1969 à 1979. Avec l'accord de son maître, il créera
ensuite son propre style, auquel est donné le nom de : San
Yi K'iuan (Boxe des Trois Harmonies). Voici ce qu'écrit
à ce propos Georges Charles lui-même dans son livre
" Hsing I Chuan
" : " San Yi Chuan étant destiné à
des occidentaux, pour une meilleure compréhension de l'interne,
donc du Hsing I, il fut décidé que cette école
inclurait l'étude initiale de trois écoles externes
(San) aboutissant peu à peu à une école interne
(Yi) de l'Art du Poing (Chuan) " . Les trois écoles
externes dont il s'agit sont le Hong Kia K'iuan, le Tang Lang K'iuan
et le Wing Chun Kuen.
Quelques commentaires en complément...par Georges Charles |
Il est à noter que ces deux encyclopédies, la première
rédigée par deux historiens et la seconde par un spécialiste
de l'histoire des arts martiaux d'extrême-orient, remettent
en place des généalogies et des transmissions qui
on souvent souffert, et souffrent encore, des coups de ciseaux d'une
certaine censure ou, au moins, de troubles amnésiques assez
caractéristiques dans ce domaine particulier.
Cela permet simplement de constater que le Lien Han Chuan
(Liananquan) de Wang Tse Ming, directement issu du Ta cheng Chuan
(Dachengquan) et du I Chuan (Yiquan ou Yi Chuan) de Wang Xiangzhai
(Wang Hsiang Chai) était présent et pratiqué
en France dès 1949 et que le San I Chuan ou San yiquan
de Georges Charles (Cha Li Shi) le fut dès 1974, la transmission d'Ecole s'étant effectuée en 1979 lors du départ de Wang Tse Ming (Tai Ming Wong) pour Taiwan.
Donc plusieurs années avant l'implantation en France des
branches du Yiquan ou du Dachengquan en provenance de République
Populaire de Chine où, soit dit en passant, cette pratique
avait été interdite pendant de nombreuses années.
Wang Tse Ming (Tai Ming Wong) étant décédé
le 9 novembre 2002, Georges Charles (Cha Li Shi) figure donc désormais
de plein droit, suivant la tradition confucéenne, sur la
généalogie en tant que Maître Héritier
et Chef d'Ecole du Xingyiquan de forme "évolutive"
(Ziran ou Tseujan).
Il représente également, en tant qu'héritier
de Wang Tse Ming, le courant de l'Ecole de la "Pureté
du Coeur" (Xin Xue) de Wang Yang Ming.
Il convient de noter que le nom de Wang Zemin figure bien et en bonne place en tant que disciple direct sur la tombe de Wang Xiangzhai
cliquer ici
Ceci pour enlever quelques illusions à ceux qui réfutent ce fait pour on ne sait quelle raison.
Enfin il convient d'attirer l'attention sur l'évolution des transcriptions des noms chinois en France.
Dans les années soixante dix il était d'usage d'utiliser les transcriptions françaises (EFEO) et il était donc question de San I Chuan (ou San Yi Chuan) et de Wang Tse Ming sinon de Tai Ming Wong (état civil français de Wang Zemin).
A partir des années quatre vingt on a utilisé la transcription chinoise du Pinyin Zimu et San I Chuan est donc devenu San Yiquan tandis que Wang Tse Ming est devenu Wang Zemin à l'instar du Tai Chi Chuan devenu Taijiquan.
Mais les caractères chinois demeurent inchangés et il s'agit bien des mêmes termes transcrits différemment.
Il n'y a donc eu aucun changement dans le nom de l'Ecole si ce n'est dans sa transcription phonétique.
San I Chuan et San Yiquan sont la même et seule Ecole tandis que Wang Tse Ming (et même Wang Tsö Ming suivant P. Lombardo !) et Wang zemin le seul et même personnage.
Précisons encore que malgrè son nom chinois figurant sur les généalogies chinoises,
et qui est la transcription chinoise en Pinyin de son nom (Cha Lishi ou Cha Li Shi) de famille et de son prénom, Georges Charles se nomme toujours Georges Charles.
Ce qui, au moins, est rassurant dans ce milieu si particulier.
Mais tout ceci peut évidemment sembler bien compliqué,
bien chinois, pour celle et celui qui recherche un enseignement
et un enseignant ou pour celles et ceux qui viennent de débarquer dans un forum.
Dans ces forums on reproche souvent aux enseignants de ne pas être souvent sur les tatamis.
Georges Charles pratique depuis 1958, a enseigné les Arts Martiaux (Tae Kwondo et Aïkido depuis 1959 à titre professionnel (répétiteur donc "coach" au Philadelphia Institute - Campus de l'UNiversité de Philadelphie) et enseigne les Arts (Martiaux) Chinois depuis 1974.
Et depuis cette date, si on excepte quelques accidents dus à la pratique et à ses alentours, il n'a jamais cessé de pratiquer et d'enseigner.
Et il est donc toujours présent sur les "tatamis", "parquets" et autres lieux terrestres maritimes et montagneux où s'exprime la pratique.
Donc depuis plus de cinquante ans.
Et il estime ne plus avoir à se justifier.
En fait, c'est pas très compliqué, il suffit de laisser l'écrit de coté un moment
et de venir "goûter" la pratique, aujourd'hui et
demain, auprès de Georges Charles et des Enseignants des Arts Classiques du Tao.
"Agir est facile et dans le doute agis !" (Wang
Yang Ming)
|
Un problème d'indéfinition
de la définition. |
Mais, pour ne pas simplifier les choses, certains
utilisent pour la même école tantôt le terme
Yiquan tantôt le terme Dachengquan.
Et même actuellement les deux à la fois ! (Yiquan/Dachengquan)
Ce dernier pouvant encore être une synthèse récente
entre le Xingyiquan de forme naturelle, le Taijiquan et le Baguazhang
comme le proposait Wang Xiangjue.
D'autres, même, se réfèrent uniquement à
la pratique du Zhanzhuang (se tenir fermement debout ou posture
de l'arbre) limitant ainsi leur pratique à un simple exercice
de méditation active ou à un "Qigong"
(Chi Kung).
Ce faisant il est alors possible de parler de Zhan Chan (méditation
debout ou méditation active) donc de "Ritsu Zen"
dans sa forme japonaise.
Il s'agissait, à l'origine de se différencier du style
de Xingyiquan dit "orthodoxe" (Lao Jia) (littéralement
"ancien clan") et ce fut Li Neng Jan (Li Lo Neng) qui
utilisa le premier Yiquan (Poing de l'Intention) au lieu de Xingyiquan
(Poing de la Forme et de l'Intention). Il fut suivi par Guo Yunshen
qui nomma sa pratique "Wuxingquan" (Poing des Cinq Formes)
- notez qu'il réutilisa le terme Xing - la Forme - puis par
Wang Xiangzhai qui utilisa le terme Dachengquan (Poing du Grand
Achèvement - un autre terme désignant le Taiji ou
Faîte Ultime) et enfin par Kennichi Sawai qui utilisa le terme
Taikiken (en référence à ce Faîte Ultime)
ou par Wang Tse Ming qui utilisa Liananquan (Poing des fusions circulaires)
en référence à la "fusion interne"
de l'Alchimie Taoïste.
Malheureusement, en 1949, Wang Xiangzhai, se sentant probablement
libéré de l'influence confucianiste par la Révolution
Populaire, se mit à ré-utiliser, contrairement à
la tradition (Li) et aux "bons usages", le terme de Yiquan
parallèlement, d'ailleurs, à celui de Dachenquan.
Et oublia probablement de donner le mode d'emploi défini
par Confucius (Kongzi) :
Une règle essentielle concernant
la transmission des Ecoles. |
"Le nom d'une école appartient à son fondateur.
Ce nom disparait avec lui à sa mort.
Si un disciple souhaite fonder sa propre école, il ne doit
en aucun cas l'utiliser. Eventuellement il peut le garder en partie
associé au nouveau nom et ce pour lui rendre hommage"
(Kongzi Liji VII-11) Dixit Confucius.
La porte et la fenêtre étant ouverte,
le courant d'air s'engouffra dans la maison jusqu'à l'Autel
des Ancêtres et chacun en fit désormais à sa
guise puisque Confucius était passé de mode.
Et, comme le disait Mao "Fleurirent les Cent Ecoles ".
Mais, et c'est un enseignement fondamental de Wang Yang Ming, "La
différence enrichit plutôt qu'elle ne sépare.
C'est l'indifférence qui est la plus dangereuse"
Il est bien qu'il existe de multiples branches et une infinité
de feuilles, de fleurs et de fruits, donc de pratiques différentes,
cela prouve que l'arbre est vivace et ses racines profondes.
Nous verrons dans une autre partie que l’immense influence du Maître
Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai ou Wang Yu Sen) sur cette pratique,
sa conception et son enseignement, dans une époque charnière
pour la Chine a provoqué, à sa mort, un éclatement
semblable à celui de l’Aïkido à la disparition
de son Maître Fondateur O Waka Senseï Morihei Ueshiba.
Mais il ne faut pas le regretter car, en fait, cette diversité
est preuve de vitalité donc de pérennité.
Seul ce qui est immobile ne change pas et finit par se fossiliser
car
"L‘énergie meurt où commence la forme sauf si
celle ci est animée d’un mouvement".
Le mouvement demeure donc essentiel !
Cela explique peut-être la raison que la tendance de forme
naturelle demeure actuellement la plus pratiquée en Chine
et en dehors de Chine.
* voir lexique des termes chinois classiques et traduction des
dictionnaires Ricci, Couvreur et Wieger.
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