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Le Xingyiquan, poing du l'unité de l'intention et de la forme


Le livre de Wang Xiangzhai et la préface de sa fille Wang Yufang

 

 

En 2010 la fille de Wang Xiangzhai autorise la publication des écrits de Wang Xiangzhai et rédige une préface qui permet de mieux approcher le contexte de l'enseignement et de la pratique du Xingyiquan au sein de l'Ecole du Yiquan-Dachengquan.

Nous vous proposons ici la traduction littérale de celle-ci effectuée par Xavier Garnier ui fut le dernier Occidental à l'avoir rencontrée puisqu'elle décéda peu de temps après.

 

Wang Yufang et Xavier Garnier en août 2011
Wang Yufang, la fille de Wang Xiangzhai avec Xavier Garnier en septembre 2011 à Pékin.
Wang Yufang est décédée le 14 mars 2012.

 

Livre Wang Xiang Zhai


L'ouvrage recueil de Wang Xiangzhai préfacé par sa fille Wang Yufang en 2010

 

Signature Wang Yu Fang
La signature de Wang Yu Fang sur l'ouvrage consacré à Wang Xiangzhai.

 

La préface de Wang Yufang pour cet ouvrage sur Wang Xiangzhai du Xingyiquan de l'Ecole Yiquan Dachengquan
(Traduction Xavier Garnier) :

 



"C’est mon souhait depuis de nombreuses années que soient publiées les oeuvres de mon père. Ce jour est finalement arrivé.

J’aime le Wushu depuis l’enfance. Jadis dans mon pays natal, tous les villageois, les enfants aussi bien que les personnes âgées, se rassemblaient souvent pour pratiquer devant tout le monde. A cette époque, j’ai étudié beaucoup de “taolu” (série de mouvements), à chaque fois que je pratiquais je pouvais entendre des acclamations. De plus des gens demandaient souvent : “ De qui est-ce la fille pour pratiquer aussi bien ! ”. Quand j’entendais quelqu’un dire : “ C’est la fille de Wang Xiang Zhai ”, je me sentais toujours contente de moi.

Ensuite, j’ai suivi ma famille jusqu’à Beijing. A cette période, les frères de pratique venaient souvent s’entraîner à la maison avec mon père. Depuis ce temps, j’ai commencé à pratiquer avec eux. J’étais très souvent couverte de bleus par leurs coups. Le grand frère maître En Tong pratiquait le mieux , et le grand frère maître Enfu était celui qui me protégeait le plus, ils m’appelaient tous “garçon manqué”. Mon père rabâchait toujours : “ Si seulement ma deuxième fille avait été un garçon ! ”. C’est aussi à partir de cette époque que peu à peu je suis entrée dans le monde de la boxe et de l’étude de mon père : pratiquer sur les pieux, soigner les maladies, sauver les gens…

Plusieurs décennies sont passées comme un éclair que mon père était déjà décédé, et que j’étais parvenue au déclin de la vie. Cependant, les scènes de l’enseignement sincère de mon père de cette époque, les voix et les sourires de mes frères de pratique, ne cessent de défiler devant mes yeux. En ce temps, nous vivions ensemble de façon si affectueuse. Je me souviens qu’en ce temps les frères se disputaient souvent sur des sujets concernant la pratique, chacun exprimant son point de vue personnel, à la fin des disputes c’était fini, il ne restait plus aucun tabou.

Le temps est passé vraiment vite, en un clin d’oeil, nous avons vieilli et certains s’en sont allés. Mais à chaque fois que je me rapelle ces souvenirs c’est comme si c’était hier : l’élégant grand frère Han Qiao, l’imposant grand frère Zong Xun, l’honnête grand frère De Mao, et encore Chang Xin, Yong Zong…

Ce qui mérite satisfaction, c’est que les jeunes générations rendent énergique l’oeuvre de l’étude de la boxe. C’est la plus grande consolation pour mon défunt père Monsieur Wang Xiangzhai ! Pour notre génération c’est aussi le plus grand réconfort. J’espère que les générations suivantes seront unies et conjugueront leurs efforts pour véritablement poursuivre et faire rayonner l’héritage culturel que les générations précédentes nous ont légué.

La parution de ce livre a bénéficié du grand soutien de la génération suivante de notre école. Ils ont tous leur propre travail. Très occupés, ils ont trouvé du temps pour concevoir, ordonner, relire, fournir tous les détails avec énormément d’efforts. Je voudrais remercier ici particulièrement : Huo Zhenhuan, Li Minsheng, Xu Futong, Cheng Yan, He Zhenwei, Zhang Liyi, Bai Xuezheng, Su Xiaofa, Yu Jungang, Deng Kai, Wang Bingnong, Lu Ning, Guo Shenpeng, Gong Dong, Kong Ming, Ben Jianming.

Je remercie aussi profondément ici tous ceux qui ont soutenu la parution de ce livre et ceux qui contribuent à l’oeuvre de l’étude de la boxe ! Et je souhaite à tout le monde une excellente santé !"



Wang Yufang 1945
Wang Yufang la fille cadette du Shefu Wang Xiangzhai à la fin des années quarante.
Une autre image du "garçon manqué" !

 
















Un vieil étang
Une grenouille plonge
Plouf !
Quel vacarme

Basho




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