On peut facilement imaginer diverses combinaisons.
Si l’habitat est orienté de telle manière que l’énergie
de l’Est fait défaut il est toujours possible de planter
un ou plusieurs arbres dans le jardin, soit d’aménager un
massif floral... si on ne dispose pas de jardin il conviendra de
disposer de plantes vertes, ou mieux d’arbres miniatures (bonsaï
ou leur équivalent) dans la maison. Il sera possible d’accroître
l’énergie défaillante en utilisant des décorations
ou des aménagements en bois : lambris, meubles, cloisons
mobiles... et même de disposer des éléments
décoratifs prenant le bois, ou par extension le végétal,
comme modèle... peintures, estampes... les chinois utilisent
à cet effet des calligraphies classiques désignant
le bois (Mu) ou la forêt (Lin) ou des charmes
taoïstes (Fu Lu) représentant l’énergie
du Bois.
Si le Bois est, par contre, en excès il est possible d’utiliser
le métal... pour restreindre physiquement le bois (coupe
pure et simple... ) ou pour en limiter l’énergie en disposant
divers objets de métal dans l’environnement direct, pièces
de la maison, ou indirect. Il est également possible, dans
ce cas d’utiliser l’élément de la Terre pour tempérer
l’énergie du Bois.
Concernant l’Eau, le processus est à peu près semblable
puisqu’il est possible de faire creuser un lac, un étang,
une mare ou, plus simplement, de disposer d’une fontaine ou encore
plus prosaïquement d’un simple aquarium... si tout cela est
impossible un simple bol contenant quelques graviers colorés
et que l’on remplit d’eau claire chaque jour peut faire l’affaire
à moins qu’on ne préfère quelques estampes
représentant une chute d’eau ou une calligraphie évoquant
cet élément.
Cela est, par contre, moins facile pour le feu où il convient,
on le comprend aisément, de plus jouer sur le symbole ou
la couleur que sur la flamme. De nos jours il s’agit, par ailleurs
et plus souvent, d’un excès de cet élément
lié aux diverses perturbations électromagnétiques,
lignes à haute ou moyenne tension, transformateurs, appareillages
électriques que d’un défaut lié à une
mauvaise orientation géographique.
Notre civilisation souffre plus d’excès de feu et de métal
(tout ce qui est synthétique est rattaché à
cet élément !) que de défaut de ces deux
éléments.
Il est donc possible en jouant sur l’orientation réelle
ainsi que sur l’utilisation d’énergies liées aux cinq
mouvements, utilisée également sous sa forme abstraite
ou symbolique, de modifier l’état énergétique
d’un lieu... et par contre coup de régulariser l’état
énergétique de ses occupants ou usagers.
De ce simple fait qui est l’enfance de l’art du Feng Shui on comprend
mieux l’utilisation de certains éléments considérés,
à tort, comme uniquement décoratifs que sont les arbres
miniatures, les plantes vertes (dont le bambou), les compositions
florales, les instruments en bois... mais également les poteries
anciennes (qui sont, comme leur nom l’indique, rattachés
à la Terre)... les armes et instruments de métal (...
dans les textiles, la soie est également attachée
à cet élément)... les bassins, aquariums et
autres bocaux ainsi que les éléments évoquant
l’eau... donc très pragmatiquement le " liquide "...
donc la fortune.
Si dans votre restaurant chinois préféré existe
un tableau photographique animé représentant une chute
d’eau n’en concluez pas immédiatement que le propriétaire
du lieu est totalement dénué de sens artistique...
il n’habite pas là mais utilise ce lieu pour " faire
du liquide " et est peut-être, chez lui, amateur
de l’art des Song ou des Tang.
De même pour l’aquarium qui trône à l’entrée
du restaurant... le patron déteste peut-être le poisson
mais sait que les " carpes d’or " (Jin
Yu), nous vulgaires poissons rouges, apportent la fortune.
Une carpe d’or (Jin Yu) dans un bassin (Tang) signifie
mot à mot : " De l’or (Jin)
en abondance (Yu) dans la maison (Tang) ".
Si il ajoute une tortue (Gui) cela permet d’assurer la longévité
de l’entreprise et de domestiquer les esprits pervers (fantôme
se dit Gui ou Kouei ... ). Lorsqu’on possède
un Gui (tortue) et que celui-ci est satisfait les autres
Gui (fantômes), trouvant la place occupée, passent
leur chemin !
C’est souvent aussi simple que cela.
Lorsqu’on sait, en outre, que les énergies perturbatrices
se déplacent en ligne droite il suffit de ne pas utiliser
celles-ci ou de casser la perspective par l’usage judicieux de divers
éléments... cloisons mobiles, plantes, carillons.
Cela explique la présence de petits ponts à dos d’âne
dans les jardins, de lanternes, d’allées sinueuses, de toits
à bords remontants, de portes rondes... ect.
De même les Bagua (Pa Kua) ou " Huit Trigrammes "
comportant un miroir sont un barrage exceptionnellement efficace
contre ces énergies perturbatrices et autres Gui puisque
lorsqu’ils s’y reflètent ils sont tellement terrorisés
qu’ils s’enfuient au plus loin. Un terrain perturbé peut
se traiter grâce, comme en acupuncture, à l’implantation
de rochers à formes spécifiques... ou plus simplement
en plantant des arbres aux endroits déterminés.
Il semble que ceci ne soit pas une théorie uniquement chinoise
si on considère, en Occident, l’implantation de rochers,
menhirs et autres dolmens, sur des lieux considérés
de tous temps comme symboliques de la manifestation puissante de
l’énergie tellurique (Carnac, Gavrinis, Stonehenge)... Comme
en Chine il semblait exister une explication cosmique (calendrier
des solstices et des équinoxes, phases lunaires et luni-solaires)
mais également, ce qui est souvent oublié, une explication
tellurique.
Ceci sans pour autant écarter une explication tout à
fait humaine... sépulture collective ou tombeau de chef.
Ce faisant il est probable que nos lointains ancêtres, experts
en Feng Shui ou son équivalent universel, traitaient la terre
en la puncturant suivant des canaux subtils à des endroits
précis. Mais il est déplaisant pour l’occidental cartésien
d’imaginer qu’un lointain ancêtre plus ou moins poilu en savait
plus que lui et la majorité de nos scientifiques dans ce
domaine de la géobiologie... donc de l’écologie.
Concernant la Chine ou le Japon ces traditions ne se sont jamais
perdues et n’ont subies, très récemment, qu’une courte
éclipse. Le cadre dynamique ou le directeur de société
de Shanghaï, Hong Kong ou Sapporo trouve donc tout à
fait normal et naturel d’utiliser un moyen efficace pour équilibrer
son habitat, son lieu de travail ou son entreprise puisque cela
fonctionne. Le fait que cela soit scientifique ou empirique ne lui
pose aucun problème puisque le résultat est, généralement,
là.