Et je vous parle pas de l'odeur !

Scène de racisme ordinnaire au restaurant chinois !
A son époque cette petite phrase avait fait du bruit.
Désormais il faudra s'habituer à ce genre de dérapage, surtout à la télévision.
Le jeudi 20 mars, en première partie de soirée, dans le magazine "Reportages" nous avons eu droit à un remake du coup des "appartements raviolis" que cette même chaîne dénonçait il y a quelques mois, bidonnage que nous dénoncions dans un précédent édito.
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Reportage nauséabond puisqu'il s'agissait de prouver par A+B que tous les restaurateurs asiatiques sont des empoisonneurs irresponsables.
Cette émission avait été annoncée le matin sur une radio, non gréviste, qui donnait déjà le ton : "On avait déjà eu le coup des raviolis pourris maintenant c'est le tour des sushis avariés. Après cela on hésitera, plus que jamais, à aller au restaurant chinois ! Beurk !"
On s'attendait donc au pire.
Et ce fut le pire.
On a donc assisté à l'arrestation du cousin asiatique de Ben Laden par le GIGN, à la saisie de ses armes bactériologiques de destructions massives qu'il transportait dans un sac en plastique, à la découverte, dans son frigo, de son arsenal secret qui allait servir à un odieux attentat
et à la vue complaisante de son appartement sordide.
La capture de Sadam Hussein, à coté, ressemblant à un documentaire projeté en première partie d'un symposium sur les énergies pétrolières aux Arts et Métiers.
Que du sordide de chez sordide.
Sordide.
La télé fond de poubelle dans toute sa splendeur trash.
Il suffit de relire
le "péril jaune dans les raviolis" cité précédemment, pour rien n'avoir à ajouter de plus.
Aucune autre communauté que celle des Asiatiques n'accepterait ce type de reportage sans déposer plainte auprès de la LICRA.
Cela la regarde.
Et ça continue !
Peu de temps avant Monseigneur Di Falco, toujours tiré à quatre épingles et en soie grège, était venu nous expliquer doctement sur les ondes également télévisuelles, que le préservatif était dangereux puisque les Africains se repassaient très habituellement les préservatifs usagés, se transmettant ainsi le virus du sida.
La sordide plaisanterie de la capote anglaise usagée du club écossais serait donc la cause réelle de la transmission du virus en Afrique et, probablement, dans le milieu africain.
C'est du moins ce qu'affirme l'église par le biais de son représentant officiel et patenté.
Mettons de coté le volet de la protection nécessaire pendant les relations sexuelles à risque.
Mettons également de coté le fait que le Vatican a toujours préféré mettre le préservatif à l'index que là où il est normalement destiné.
Ne parlons même plus de sida ni de risque de contamination.
Parlons simplement de racisme.
Un évêque blanc, ne niant pas les chambres à gaz, cela doit pouvoir exister, accuse l'homme noir de se conduire, généralement, d'une manière la plus dégoûtante qu'il soit sous le prétexte qu'il est Africain.
Etant sous entendu que "même un animal ne le ferait pas".
Selon Di Falco la transmission du sida serait du au fait que les Africains, donc les noirs, y compris probablement Obama, se repassent leurs préservatifs usagés après l'acte et s'en resservent immédiatement et ainsi de suite.
C'est vrai qu'il y a de quoi devenir raciste et regretter de ne pas être noir ou/et Africain pour immédiatement porter plainte après ce petit blanc qui ose proférer une telle accusation qu'on ne retrouverait même pas dans "Mein Kampf" !
Mais il est vrai que notre pape actuel faisait partie des "jeunesses hitlériennes" et qu'il a probablement contaminé celles et ceux qui l'on approché de trop près.
Sachant cela on aurait pu passer un tour et éviter de prendre le risque de choisir un type qui a passé le plus beau de sa jeunesse sous l'uniforme nazi et la croix gammée.
Cela laisse des traces profondes qu'il est visiblement difficile de maquiller.
On a le sida qu'on peut et l'église est bien atteinte.
La télé aussi.
En attendant, bon appétit !

Je mange des sushis et j'emmerde la 2 !
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