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STAGE D'ETE DE PAULHAC
EN MARGERIDE (SAISON 2004)
Georges Charles |
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Entre Massif Central et Cévennes
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Pour la cinquième année consécutive le stage
d'été dirigé par Georges Charles a eu lieu,
en Août, à Paulhac en Margeride.
Il est vrai que c'est la vingt sixième saison pour notre
Association, l'IDAMCT, créée en 1978 et que, sur ce
plan particulier, nous bénéficions donc d'une certaine
expérience.
Nous avons choisi cette belle et authentique région située
entre le Massif Central et les Cévennes il y a quelques années
à la suite du Stage du Mont Lozère qui avait déjà
connu un vif succès. Mais les conditions d'hébergement
ne nous convenaient plus.
Jadis Margeride et Gévaudan dépendaient directement
du Languedoc et étaient donc, ainsi, rattachés au
Sud de la France.
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Cette position méridionale augure l'ensoleillement tandis
que l'altitude, dépassant toujours les mille mètres,
garantit d'éviter le désormais trop fameux cagnât,
donc la chaleur estivale excessive, interdisant généralement
les cours pendant une bonne partie de la journée.
L'été ayant été particulièrement
pourri et pluvieux ailleurs nous avons eu la chance de bénéficier
d'une fort belle quinzaine bien que les deux premiers jours aient
été très frais et très venteux et quelques
nuits pluvieuses. Un seul cours de fin d'après midi a du
prendre place en intérieur suite à un orage mémorable.
Nous avons dont pu pratiquer presque exclusivement en extérieur,
ce qui est désormais un luxe recherché.
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Comme d'habitude, désormais, nous avons été accueillis
par la charmante famille Martin
la cinquantaine de stagiaires se répartissant entre l'Auberge
du Bon Accueil,
le Gîte de groupe,
le camping à la ferme et quelques locations ! |
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Paulhac se retrouve donc sympathiquement et pacifiquement envahi
par des pratiquants venus de la France toute entière, d'Italie
et même du Canada et de Guyane
Un site chargé d'histoire et d'histoires.
Ce petit village a la particularité singulière d'avoir
été, comme plusieurs autres dans les environs, incendié
et détruit, à titre de représailles par les
troupes nazies et la milice. Il avait en effet reçu et hébergé
de nombreux " terroristes " et "bandits",
selon les termes de l'époque, qui se sont au gré du
temps transformés en "partisans", en
" maquisards ", en " résistants
" puis en " héros de la libération
".
Paulhac se trouve sur les pentes du fameux Mont Mouchet qui s'enorgueillit
du Monument National des Maquis et d'un musée exceptionnel
dédié à la Résistance qui relate l'aventure
de tous ceux qui avait refusé de plier sous la botte de l'occupant
et de ses sbires affidés. 
La première vitrine immédiatement en entrant comporte
donc un pain de plastic et des détonateurs. Ce qui semble
normal vu le contexte.
Les " terroristes " utilisaient donc du plastic.
Ce qui explique aussi les représailles puisque le pouvoir
de l'époque luttait, paraît-il, par tous les moyens
y compris les pires, contre ce " terrorisme ".
Les villages rasés ont eu la Croix de Guerre ou la
Médaille de la Résistance.
Normal et justifié.
Ceux qui, jadis, ont rasé les villages, par des représailles
qu'ils justifiaient comme une lutte contre le " terrorisme
gaulliste et socialo-communiste ", ne sont pas trop bien
considérés ni par les descendants des victimes, ni
par les autorités françaises issues du gaullisme,
du socialisme et du communisme, ni par la communauté internationale.
On comprend facilement pourquoi.
Mais, on nous explique désormais, par ailleurs, que plus
rien ne justifie le "terrorisme" et que les représailles
sont donc maintenant totalement justifiées et naturellement
acceptées, sinon favorisées, par ceux-là mêmes
qui viennent déposer des gerbes en se référant
à la Résistance à l'occupation.
Et qu'il est normal, ailleurs et autrepart, de détruire les
maisons ayant hébergé des "terroristes".
Sans que personne s'en offusque.
Et de jeter les "terroristes" et leurs familles
dans des camps ou dans des fosses. En toute impunité.
Et on dit :
" ceux qui n'ont rien fait à l'époque étaient
des salauds ! "
A tel point que ceux qui ont fait quelque chose préfèrent
se taire.
Même si ils chantent encore "Le chant des partisans".
L'autre particularité de Paulhac est d'avoir été
l'épicentre parfait des méfaits de la très
fameuse " Bête du Gévaudan " qui défraie
encore la chronique. La
contre-enquête publiée dans notre site en retrace
les grandes lignes et propose une hypothèse évidemment
autre que celle du gros-méchant-loup qui arrange bien du
monde y compris dans le Mercantour
.
Le cours de bâton au Auvers
On a précédé "Le Pacte des Loups"
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Il s'agit, en fait de deux stages distincts puisque la première
semaine était un stage d'initiation et la deuxième
un stage de perfectionnement.
Comme d'habitude le stage initiation comportait quelques débuttantes
et débutants ainsi que des pratiquants de tous horizons mais
également, venus en renfort, de nombreux "anciens"
et enseignants. Ce qui a permis de fructueux échanges puisqu'ils
se sont immédiatement mis àl a portée de celles
et ceux qui étaient quelque peu déroutés. Certains
ont pu dire qu'il s'agissait, en fait, plus d'un stage d'initiés
que d'un stage d'initiation ! Mais chacun y a trouvé son
compte car ce n'est pas tous les jours qu'on dispose, lorsqu'on
débute une pratique, de plusieurs enseignants qualifiés
comme partenaires.
Il comptait déjà une bonne trentaine de stagiaires...dont
certains sont restés, y compris les "petits nouveaux"
au stage de perfectionnement.
Celui-ci fut dense puisque nous étions plus d'une cinquantaine
avec une bonne quinzaine d'enseignants dont la plupart on plus de
dix années d'expérience.
Ceux qui débutent ou qui simplement cherchent à se
perfectionner sont donc à bonne école.

Un bon groupe et des gourdins !
La Bête n'a qu'a bien se tenir.
On y travaille donc l'Interne, donc les pratiques énergétiques
et " chevaleresques " issues du Tao-yin
Qigong du Ling Baoming et du Xingyiquan (Hsing
I Chuan) ou " Poing de l'Harmonie du Corps et de l'Intention
" basé sur les " Cinq Eléments "
qui s'engendrent et se dominent tour à tour.
Difficile à suivre ? Venez l'an prochain !
"Agir est Facile" (Wang Yang
Ming)
Mais également l'Externe avec la pratique et les applications
de " Tao " ou " Formes " classiques comme le
" Poing Double du Tigre et du Héron " de l'Ecole
Hung Gar (Hongquan) provenant du Shaolin du Sud, le "Poing
du la Petite Compréhension" du style Wing Chun tel que
transmis dans les années 70 à Georges Charles par
Tang Sang et Leung Ting et "Le Premier Poing du Pied qui Frappe"
du Style Tang Lang (Mante Religieuse des Sept Etoiles du Nord).
Sans oublier la pratique des armes traditionnelles : bâton,
épée et, pour certaines et certains, l'éventail
de fer.
De quoi remplir plusieurs heures de pratique par jour
sans
compter que les " anciens " en profitent pour en rajouter
encore un peu avant et après.

Cours de botanique :
le millepertuis officinal et ses petits trous dans les feuilles
!
Les ânes bâtés du Stage accompagnés
de Nadège et Christophe de l'Association Globâne
Ils font le tour de France et se sont arrétés au Paulhac
pour le stage
Martine donne un coup de main à la cavalerie !
Les échanges sympathiques de Touei Shou (poussées
de mains) ont eu lieu certains jours devant l'Auberge du Bon Accueil
jusqu'à deux heures du matin !
Mais il ne s'agissait bien évidemment que de quelques fanatiques
usant leur trop plein d'énergie après un bon repas.
S'adosser au Yin et embrasser le Yang
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Les temps forts de ce stage ont été la matinée
de pratique à Auvers, lieu où la fameuse " bête
" fut abattue par Jean Chastel et où trône
une magnifique statue de bronze relatant l'épisode ou la
bonne du curé de Paulhac, visiblement gauchère, tient
tête au monstre et lui plante sa baïonnette dans le poitrail.
Selon le récit de l'époque " la bête
se serait roulée dans l'eau du torrent, aurait porté
sa patte sur la blessure et se serait éloignée sur
ses deux pattes arrières en claudiquant ".
Bizarrement la statue qui aurait du se trouver à Paulhac,
ou se situe cet épisode, se retrouve à Auvers. Tourisme
historique oblige.
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Statue de bronze à Auvers représentant
la bonne du curée piquant la bête
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Plus de cinquante individus plus ou moins déguisés
en Chinois se retrouvant sous la statue et maniant avec dextérité
les bâtons, on se serait presque cru dans un remake du Pacte
des Loups
Bien que nous ayons eu l'idée de pratiquer
le " Kung-fu " sur ce site avant même que
ne sorte le film. Ce qui a justement motivé la fameuse contre-enquête
! Les gens du coin n'en reviennent toujours pas !
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Question nourriture, hormis ceux qui profitaient des équipements
collectifs du gîte pour mitonner des cassoulets et des pizzas,
mais également des plats végétariens agrémentés
par les champignons sauvages, les stagiaires ont pu apprécier
la vigoureuse cuisine locale du Chef Martin : les tripoux maison,
les omelettes aux cèpes et girolles, la truffade, l'aligot
avec les saucisses, divers civets et ragoûts locaux et le
redoutable mais délicieux " sac à l'os".
Sans oublier les incroyables fromages du coin qui faisaient l'admiration
de Marie-Andrée, la " Québécoise de service
", et qui nous assurait à chaque fois qu'à Montréal
il aurait fallu braquer puis dévaliser une crémerie
des quartiers les plus chics pour en voir autant à la fois.
Ou avoir sérieusement gagné au loto pour en arriver
là.
le fameux mais redoutable "sac à l'os"
En souvenir de ceux qui ont été "initiés"
et qui font désormais partie de la "Confrérie
du Sac à l'Os et du Tripoux".
Il est donc normal que, devant ce sympathique succès, nous
prévoyions pour l'an prochain de prolonger l'expérience
!
Un cabanon à Lesbinières
"Le Sagni" -
Un cousin local de Sanyi !
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