Qigong en Guyane - stage de décembre 07
Arts Classiques du Tao en Amérique du Sud

Georges Charles

Photographies de Katherine VULPILLAT

Une expérience renouvelée avec succès !

Pour la troisième fois consécutive, Richard Ng Kon Tia, enseignant et représentant officiel des Arts Classiques du Tao en Guyane et l'Association des Arts Classiques du Tao ont invité Georges Charles à Cayenne afin qu'il puisse diriger un stage d'initiation et de perfectionnement au Tao-Yin Qigong (Gymnastique chinoise énergétique) et aux pratiques de l'Ecole du Poing des Trois Harmonies - San Yiquan.
Cette école, créée en France en 1949 par le Maître chinois Wang Zemin (ce qui s'écrit aussi suivant les transcriptions Wang Tse Ming, Wang Tze Min ou Wong Tai Ming), né en 1909 à Canton et descendant d'une importante famille qui détenait, avant la Révolution, le Marquisat de Yue près de Hangzhou.
Wang Zemin transmit la filiation de cette Ecole à Georges Charles en 1979 qui, depuis, perpétue son enseignement qui comprend d'une part la pratique de l'Externe (Wai Jia) sous la forme d'une initiation aux techniques d'armes (bâton, épée, éventail, sabre...) et des fondements essentiels de trois Ecoles de Kung Fu Wushu : Hung Gar (Poing de la Famille Hung), Tang Lang (Poing de la Mante Religieuse), Wing Chun (Poing du Printemps Radieux).
D'autre part la pratique de l'Interne (Nei Jia) avec le Xingyiquan (Hsing I Chuan) de la tendance évolutive (Ziran Men) initiée par Li Lo Neng (1842 1919) dans le Yiquan (Poing de l'Intention) transmise successivement par Guo Yunshen (1864 1935) dans le Wuxingquan (Poing des Cinq Formes), par Wang Xiangzhai (1885 1963) dans le Dachengquan (Poing du Grand Dénouement) puis par Wang Zemin (1909 2002) dans la Liananquan (Poing des Générations Continuelles).
L'Ecole transmise par Georges Charles, en accord avec Wang Zemin et suivant la tradition se nomme donc San Yiquan : Le Poing des Trois Harmonies.
Elle comprend également, toujours suivant cette tradition, l'étude et la pratique du Tao-Yin Qigong de l'Ecole du Ling Pao Ming.
Il fut en effet une époque où ces diverses pratiques que l'on sépare désormais fort arbitrairement se trouvaient inclues dans ce qu'on nomme "Art de Préserver la Vie" ou Yang Sheng Fa et constituaient un ensemble harmonieux.
Il n'y avait alors aucune raison de différencier art martial, art de bien-être, prévention et de santé, art d'éveil et art alchimique donc symbolique et initiatique.
Et cette étude incluait naturellement la diététique chinoise (Yinshi), l'organisation de l'environnement (Feng Shui) et la compréhension des Classiques liés à la pensée chinoise.
De nos jours un tel enseignement est possible mais difficile à assumer car la majorité des pratiquants ou des enseignants souhaite se limiter à un seul aspect simplifié de cette Voie.
Il se maintient néanmoins au sein des Arts Classiques du Tao et Georges Charles lors de ce stage a souhaité, avec l'accord de Richard Ng Kon Tia, en présenter divers aspects.

Les stagiaires ont donc pu découvrir ou parfaire :

Les bases fondamentales de l'art du bâton de la Mante Religieuse des Sept Etoiles du Nord telles qu'elles étaient transmises au sein du Clan Xang de Yue.
Les bases fondamentales du Tao Yin Qigong sous plusieurs aspects
-Le Kai Men Shi ou "Ouvrir les portes de la Pratique"
-Le Yiyinfa ou "formes préparatoires" du Ling Pao Ming (XIIIe siècle)
-Le Daoyin Fa dans les formes avancées du Ling Pao Ming
-Le Neidan ou "Alchimie Interne" du Ling Pao Ming
Ainsi que la forme bouddhique transmise par Bodhidharma à Shaolin le Yijinjing Xisuijing
qui est une pratique de méditation active (Zhan Chan ou >Ritsu Zen)
Sans oublier le "Poing des Cinq Eléments" du Xingyiquan de l'Ecole San Yiquan.

Ce qui semble évidemment un programme fort chargé mais qui avait pour but de mieux faire comprendre et surtout ressentir la cohérence de cette pratique de l'Art de l'Entretient de la Vie (Yang Sheng Fa).
En Occident nous constatons la mort clinique par cessation du mouvement ; cessation de la respiration ; cessation de la circulation : cessation de l'activité cérébrale.
C'est un fait.
En Extrême Orient, l'Art de l'Entretient de la Vie a pour but de pratiquer le mouvement, d'approfondir la respiration, de faciliter la circulation et d'éveiller l'esprit.
Il s'agit donc d'un Mouvement de Vie basé sur le "bon sens" et non d'un quelconque folklore consistant à se déguiser pour casser des briques.
Les stagiaires, dont plusieurs Enseignants, ont, cette année encore, pu approcher ces divers aspects de cet art venu d'ailleurs mais qui appartient désormais au patrimoine de l'humanité.

La pratique du Bâton de la Marquise de Dai en extérieur, le temps est gris mais les UV bombardent !


Il y a un arbre mais le pauvre ne produit que fort peu d'ombre !


Quelques applications du Bâton du paysan (Gongmin Gun).


La pratique du Tao-Yin Qigong : courir avec le Tigre, voler avec le Dragon à l'Espace Phénix


Un stage spécifique de Neigong (alchimie interne) pour les plus anciens


Et une pratique matinale à l'extérieur : le Grand Salut du Tigre Blanc et du Dragon Vert



L'un des groupes de stagiaires au Dojo de l'Espace Phénix sous la bienveillante présence du Maître Ueshiba, le Fondateur de l'Aïkido .
"Les chemins sont différents mais parviennent au même but".
Georges Charles rappelle souvent que le fils du Fondateur, le Doshu Kisshomaru Ueshiba, a écrit dans son ouvrage sur l'Aïkido
"Les années les plus importantes, pour mon père, dans la fondation de l'Aïkido sont les années 1924 et 1925"
Or, pendant ces années Morihei Ueshiba était en Chine et tentait, par ailleurs, de remettre l'Empereur de Chine sur son trône !
Mais, évidemment, cela n'intéresse pas grand monde !



Richard Ng Kon Tia le représentant officiel des Arts Classiques du Tao en Guyane
et organisateur du Stage.

 

 

 

La journée du Taijiquan à Remiremont

Les 23 et 24 novembre la mairie de Remiremont, une importante localité toute proche de Cayenne, organisait "Les journées du Tai Chi" avec la participation des Associations locales.


Une partie de la salle de conférence de la Mairie de Remiremont


Et les conférenciers

L' Association Arts Classiques du Tao avaient été invitée pour la circonstance et y participa activement avec le 23 la participation de Richard Ng Kon Tia à une conférence à la mairie et le 24 av ec la présence de Georges Charles et de Richard Ng Kon Tia à une après midi "portes ouvertes" agrémentée de plusieurs stands et démonstrations sur le parvis de la Mairie.


Une démonstration de Taijiquan (Tai Chi Chuan) devant la Mairie de Remiremont

Ce fut l'occasion de découvrir les divers aspects de la pratique du Tai Chi Chuan, ou Taijiquan, dans ses formes à mains nues mais également à l'épée, au sabre, à l'éventail.
De leur coté Georges Charles et Richard Ng Kon Tia présentèrent divers aspects des Arts Classiques du Tao avec du Xingyiquan de l'Ecole San Yiquan, du Tao-Yin Qigong (Gymnastique énergétique) ainsi que la pratique de bâton de Yue Fei qui remonte au XIIe siècle et qui fut à l'origine du Xingyiquan qui est un proche cousin du Taijiquan.
Cela permit, une fois de plus, de constater la grande richesse de ces arts venus de Chine mais qui sont désormais étudiés et pratiqués dans le monde entier.
Puis eurent lieu plusieurs ateliers-conférences sur des sujets aussi variés que le Feng Shui (géobiologiechinose ou aménagement de l'environnement professionnel, famillial ou personnel, la diététique du Tao ou Yinshi et ses principes fondamentaux liés au respect des saisons, des produits, des cuissons et à l'aménagement des saveurs, des textures.


Un stand bien coloré et sympathique !

Et un "bouquet tropical" aussi fort coloré.

Un atelier de musique chinoise et une conférence démonstration sur les divers instruments classiques et folkloriques de la Chine ancienne et actuelle.


L'artisanat chinois...et local

Un stand sur le thé ou fut démontré la cérémonie du thé "Gongfu" ou "Kung Fu" qui signifie "réalisation personnelle" ainsi qu'une dégustation de crus chinois de grande qualité comme le Longjin (Puits du Dragon), le Tie Guanyin (Fer de la Divinité de la Miséricorde), le Bi Lo Chun ( Duvet de Printemps), le Yinzheng (Aiguilles d'Argent), le Yunnan Tuocha (thé moulé en nid du Yunnan) sans oublier le Pu Er (Thé de deux ans) qui peut se conserver plusieurs années à l'instar des grands crus...


La préparation de la cérémonie du Thé Gongfu ou Kung-fu
Ce n'est pas un thé qui casse des briques puisqu'en chinois Kung-Fu désigne la "réalisation personnelle'
donc le progrès accompli.
Pour l'Art Martial, ou Art Chevaleresque il faut donc utiliser le terme spécifique de "Kung-Fu Wushu" littéralement "Réalisation dans l'Art de la Bravoure" !


Les indispensables "armes" chinoises utilisées dans la pratique du Taijiquan
Ce sont évidemment plus des outils de construction de l'individu que des armes de mort !

Des productions artisanales furent présentées ainsi que divers objets chinois de la vie de tous les jours.
Sans oublier des tableaux, des calligraphies, des laques.


Les participants profitent d'une pause bien méritée

En somme un éventail assez complet de ce que peut réprésenter la Chine d'hier et d'aujourd'hui et également la diaspora chinoise et asiatique toujours très active en Guyane.


Une petite démonstration de cuisine chinoise avec les produits locaux généralement cultivés par les Mhong et vendus au marché

A ce sujet il convient d'admettre que plusieurs restaurants chinois de Cayenne font jeu égal avec les meilleurs restaurants chinois de Paris, ce qui est un euphémisme pour reconnaître qu'ils sont même souvent meilleurs.
C'est particulièrement le cas de l'un d'entre-eux, le restaurant Hei Po, 13 rue Barthelemy qui s'est spécialisé dans les Petits déjeuners vapeur, c'est à dire les fameux "petits coeurs" Tian Xin ou Dim-Sum.
Il est donc devenu un lieu incontournable de la communauté chinoise et asiatique de Cayenne et ceci pour une raison toute simple : le nombre et la qualité de ces fameux Dim Sum proposés chaque matin et que l'on peut agrémenter de soupes traditionnelles de riz comme on n'en trouve guère qu'en Chine.
Généralement les Dim Sum frits sont généralement servis tièdes sinon froids, là ils vous parviennent encore bouillants et croustillants à table et, ce qui ne gâte rien, le service est très efficace et souriant.
Ce qui change de la capitale métropolitaine.
Il faut admettre que ce restaurant, en particulier, ferait jeu égal avec les meilleurs restaurants à Dim Sum de Londres (le Jade Garden), de Hong Kong, de Taipei ou de Montréal et qu'il ne possède pas même d'équivalent à Paris.
Cela méritait d'être souligné sans aucune autre arrière pensée.

Une excellente adresse pour les Dim Sum à Cayenne !



Le journal France Guyane du mardi 27 novembre 2007


Papillons cendres et chinois verts !

Le stage coïncidait avec l'arrivée de la saison des pluies.
Et la pluie en Guyane, pendant la saison des pluies c'est quelque chose.
Les Anciens vous affirmeront évidemment que ce n'est plus comme jadis "où il pleuvait parfois trois jours sans discontinuer".
Déjà pour un "métro" une pluie de trois heures d'affiléeen Guyane c'est déjà une expérience inhabituelle car pour pleuvoir il pleut à trombes comme si des plaisantins versaient tous en même temps des seaux d'eau et cela sans le moindre répit.
Heureusement ce n'est pas de l'eau froide et cela évoque irrésistiblement une douche.
En fait vous vous retrouvez sous la douche mais habillé et sans savon ni champoing et surtout sans serviette puisque celle-ci se retrouve également trempée comme une soupe.
Et, chose étonnante, on l'entend avant qu'elle n'arrive puisqu'elle tambourine sur les toits en tôle qui n'ont par ailleurs pas de gouttières, celles-ci vu le débit des trombes seraient totalement inutiles.
Au début on se demande donc quel peut être ce grondement profond et puissant.
Après on comprend assez vite car il est juste temps de se ruer à l'abri sous un auvent ou dans une voiture.
En voiture mieux vaut d'ailleurs s'arrêter tout de suite avant de ne plus rien voir du tout et de se retrouver cimme devant lehublot d'une machine à laver qui se remplit.
Certains habitués, surtout dans la nature, utilisent donc des touques de marine, sortes de bidons de plastique étanches dans lesquels on enferme, à l'abri, papiers, appareil téléphonique portable et appareil photo numérique.
Ou dans le meilleur des cas un sac plastique.
L'autre solution est évidemment de ne porter sur soi que le strict minimum.
L'autre problème est qu'au vu de l'humidité ambiante résiduelle, ce qui a été trempé le restera un bon moment !
A moins d'utiliser la climatisation et de risquer une bronchite carabinée.
La climatisation est en fait le seul moyen de conserver les livres, les papiers, certains matériaux comme le cuir qui, autrement, subissent cett humidité et finissent en l'êtat de champignons tropicaux.
Mais l'arrivée de la saison des pluies est aussi l'arrivée de deux autres phénomènes particuliers : les papillons cendres et les "chinois verts" !
Les premiers sont des papillons de nuit fort velus, de couleur brune et du nom savant de hylesta urticans ou hylesta metabus.


Le "papillon cendre" alias Hylesta urticans : attention démangeaisons !

Sous ce nom latin se dissimule une sorte de teigne volante qui distribue, à la volée, des poils parfaitement urticants qui ressemblent à de la cendre, d'où son nom vernaculaire.
Ce papillon semi-nocturne vit principalement dans les palétuviers au bord des mangroves bordant la mer et est, évidemment, attiré par les sources de lumière, donc les réverbères, les lumières des terrasses et des piscines.
Si on est touché par la "cendre" et qu'on s'en rend tout de suite compte, il suffit de souffler dessus pour l'évacuer puis, rapidement de prendre une douche en évitant de toucher la peau, le moindre poil causant une irritation particulièrement douloureuse.
Si on se frotte au niveau du contact de la "cendre" avec la peau, cela accroît son effet provoquant une urtication assez intolérable causant des plaques douloureuses pendant plusieurs jours.
A coté les orties ou les figues de barbarie sont une plaisanterie de maternelle.
Et seules quelques grenouilles locales, assez foudroyantes, peuvent faire jeu égal avec ces sympathiques créatures volantes qu'il convient donc d'éviter.
L'autre phénomène est l'arrivée de la migration des "Chinois Verts".
C'est comme cela que, depuis leur apparition, les guyanais nomment ce magnifique papillon Urania Leilas qui, en fait, évoque quelque peu la forme d'une lanterne chinoise ou d'un cerf-volant.
Il faisait jadis, de par sa beauté et surtout sa rareté, la joie des collectionneurs car il ne vivait qu'au sein de la jungle la plus profonde.
Désormais il se déplace, comme les Danaïus américains, en nuées de milliers d'individus qui envahissent les parcs et les jardins jusqu'à, presque, devenir une nuisance ou au moins une gêne.
Et seul un "métro" quelque peu attardé pourrait y porter attention.
Le lundi 3 décembre, la route allant de Cayenne à l'aéroport de Cayenne-Rochambeau en était couverte et plusieurs magnifiques exemplaires gisaient sur les passages cloutés devant le hall d'embarquement sans que quiconque, y compris les gamins présents, n'y portent la moindre attention.
Dans l'aéroport lui-même plusieurs exemplaires voletaiet etse posaient sur les baies vitrées sans susciter le moindre intérêt, pas même un haussement de sourcils, si ce n'est celui d'an aget commercial venu avec une bombe insecticide.
C'est dire si ces "chinois verts" font désormais partie du paysage local !
Et, comme de bien entendu, la carte de mon appareil numérique affichait complet.
Je suis donc obligé de vous le présenté "croqué" par un photographe.


Le fameux "chinois vert" Yrania Leilas (photo Gérard Pichereau)


Et sa chenille caractéristique qui ressemble aussi à un Dragon de carnaval chinois
Photo Katherile Vulpillat.


Quelques photos du séjour à Cayenne

Si on excepte la chaleur et l'humidité la vie à Cayenne demeure assez plaisante.
Surtout lorsque l'on sort d'une période de grèves à répétition en métropole, donc d'embouteillages infernaux, de transports publics inexistants, de co-voiturage pour se rendre à l'aéroport d'Orly vers quatre heures du matin puisque l'avion décolle à sept heures, de deux heures d'attente en salle d'embarquement sans trop d'explication mais en comprenant bien qu'on avait encore de la chance d'avoir un avion potentiel ce qui ne fut pas le cas d'autres destinations.
On ne parlera évidemment pas de "prise d'otages" puisque ce serait excessif donc insignifiant, mais plutôt de Loi de Murphy, dite de l'emmerdement maximum.
Ceci, évidemment, pour le bien de tout le monde et pour défendre la sacro liberté de circulation et de travail.
Deux fois plus de circulation bloquée alors qu'elle est déjà catastrophique, deux fois plus de frais detransport et trois fois moins de travail pour celles et ceux qui ont encore la chance d'en avoir un et qui ne vivent pas de la provende publique.
Donc les privillégiés qui n'on pas la chance de bénéficier d'un emploi rémunéré par le contribuable.
Qui pour certains ont perdu près de cinquante pour cent de leur "pouvoir d'achat", donc de ce qu'ils gagnent effectivement grâce à leur travail, entre novembre et décembre.

Donc une petite vengeance personnelle grâce à ces petits moments exceptionnels volés en parallèle aux stages !

Les cocktails du marché couvert de Cayenne : une institution locale fort fréquentée.
On peut venir y glander le matin et profiter de quelques recettes mortelles en observant les sympathiques barmaid confectionner leurs mélanges étonnants.
Nous recommandons donc chaleureusement le "banane-citron-gingembre".
Le tout étant bien évidemment à base de fruits frais épluchés et mixés devant vous.
C'est pas donné mais cela vaut le déplacement.
Surtout après une soupe vietnamienne, un Phö, complet (viande bien cuite et crue, tendrons, boulettes, tripes de boeuf...herbes aromatiques ) et quelques spécialités chinoises servies à quelques mètres de là.


La fameuse "couleur locale" prise sur le fait, au marché...


Et un tour à la plage !
Bon l'eau estun peu bizarre à cause des alluvions fluviaux venus de la jungle voisine, mais au moins on ne se trouve pas obligé de se baigner et moins encore de se retrouver en slip de bain dans une foule fleurant bon le produit chimique industriel.
Pour se baigner paisiblement il y a les multiples fabuleuses piscines des amis des amis avec vue sur la mer
et apéro local.


Le "carbet" observatoire du "sentier des salines" construit sur un marigot.
Déjà il y a beaucoup moins de moustiques qu'à Paris.
Et on s'y retrouve généralement seul : donc pas de touriste (même au singulier !)
La tradition locale affirme que la porte du carbet doit faire la largeur des bras de celui, ou de celle, qui l'occuppe.
Là ça tombe bien c'est juste à ma taille...en tirant quelque peu sur les épaules !
On a donc occuppé le carbet et pu y filmer près de deux heures de Tao-Yin Fa sans être dérangé autement que par les oiseaux et quelques clapotis dus à des choses lacustres assez indéfinies.
Pas de papiers gras, pas de tags, pas de blaireaux à bananes, juste du bois, de l'eau, du soleil et de l'ombre.


Il a plu mais c'est déjà sec et c'est la fin d'après midi...embouteillage monumental à Cayenne.
Il est juste temps d'aller chercher quelques plats chez le Chinois du coin et de rentrer tranquillement.


La fameuse Place du Coq, juste en face du marché : même le monument aux morts fait redoutablement aussi "couleur locale"
Et les terribles crapouillots de Verdun ne se prennent plus au sérieux.
Ils finissent réellement par ressembler à des grenouilles vertes.
Ce qui ne retire rien au symbole républicain mais le relativise quelque peu.


Le coq gaulois a fière allure mais quelle différence avec nos bronzes verts de gris de la "métro" !
La multiplicité des couleurs locales fait bel et bien une sacrée différence !


Hop, un petit coup de savanne en bord de jungle et de mangrove.
C'est très indéterminé car ce n'est plus la plage et ce n'est pas la jungle mais c'est le terrain de jeu d'un tas de bestioles sympathiques et généralement fort inofensives.

Et un retour à Cayenne.
Vu sur un T shirt en ville : En Guyane il n'y a que la forêt qui est vierge, que le bois qui travaille, que les tôles qui réfléchissent et que les bruits qui courrent.


Il sufft de passer le pont pour se retrouver dans un quartier populaire où fourmillent les restaurants et les bars locaux
Dépaysement assuré mais il est quand même peut-être préférable de s'y rendre avec des habitués
Concerts de rue tous les soirs avec musique tropicale, afro-cubaine, sud américaine et brésilienne (dont de la Capoéira) accompagné de ti-rum des distilleries officielles ou non, de poulet rôti ou boucanné et de crevetes sauce-diable.
Spécialité de gros hamburgers locaux et explosifs accompagnés de jus (de fruits !) quelque peu alcoolisés ou de bière brésilienne servie glacée.
On peut, aussi, y manger des poissons locaux, dont les atipas (à ti pas ou à petits pas car ils se déplacent aussi sur le sol !) ou
"panzer-poissons" donc poissons blindés rescapés de la préhistoire précambrienne.


Et le final prévu avec l'aéroport de Cayenne Rochambeau.
Ne vous fiez pas aux apparences, dedans c'est tout neuf et climatisé comme une chambre froide des PFG
Pas de panique pour trouver la bonne voie. Il suffit de suivre la route. C'est reposant !
Mais, visiblement, un gros coup de flotte se prépare !


ESPACE PHENIX : UN DOJO TRADITIONNEL A CAYENNE

Un beau Dojo très classique !

Et une sérieuse salle de musculation !

 

Où pratiquer à Cayenne ?

Arts Classiques du Tao
Qigong et Tao-Yin Qigong (Chi Kung, Daoyin et Do In)
Kung Fu Wushu
Taijiquan (Tai Chi Chuan)
Aïkido
Judo
Viet Vo Dao
Penjac Silat
Ninjutsu
Musculation
Gymnastique et Aérobics

ESPACE PHENIX

464 Chemin Sadecki
BP 210
97300 CAYENNE

Contact : Saritha et Richard NG KON TIA
Tel. Dojo : 05 94 28 19 44
06 94 41 53 61
06 94 41 52 28
05 94 30 09 85
espace.phenix@wanadoo.fr

Stages de Week end avec Richard NG KON TIA
en Martinique

Cours hebdomadaires à KOUROU