LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE PORCINE
Par Georges Charles

 

NOUVEAU : Depuis le 27 avril on ne parle plus de peste porcine ni de grippe porcine mais de grippe mexicaine !
Les lobby des charcutiers traiteurs a été entendu en haut lieu.
A vos sombreros Amigos !
Non, Non, les Mexicains ayant constaté que cette dénomination était calamiteuse pour le tourisme ont demandé à ce qu'on la débaptise en les oubliant.
C'est désormais et probablement officiellement la grippe A (H1N1) de 2009
Ce qui, évidemment, change tout au problème.
Avec les chiffres cela fait quand même plus "ziendifigue" dont plus "zérieux" !
Acht !


Grippe - La Psychose -
crédit photo ZYG-ZAG (Flickr)

"Nous afons les moyens te fous vaire vacziner ! "

Suite au prochain numéro : vache folle ? peste porcine ? tremblante du
mouton ?
chiasse de la carotte ?

C'est la questions que nous posions à la fin de l'édito
"La connerie humaine se transmet-elle par voie aviaire ?"
et qui était daté du 07/07/07.

Cliquer ici

La réponse est malheureusement et définitivement : OUI !


Le cochon a assez mauvais caractère !


Et même par voie porcine.

Nous n'avons donc rien à ajouter ni à retrancher à ce que nous affirmions à l'époque, comme nous l'affirmions déjà en 1984 dans "L'Honorable Cuisine" (Editions Encre) au sujet des farines de viandes dans l'alimentation des bovins.
La folie humaine conduit toujours à des catastrophes humaines.
Une petite nouvelle a été diffusée aux informations de 13 heures, ce jour, le 27 avril 2009 sur France Inter.
Elle est évidemment passée assez inaperçue des commentateurs divers et variés qui sévissent sur les ondes diverses et variées.
"La Chine et la Thaïlande viennent de cesser leur importations de porc en provenance du Mexique et des Etats Unis".
C'est assez laconique pour ne pas dire spartiate.
On apprend donc que la Chine et la Thaïlande, grands consommateurs de viande de porc devant l'Eternel, importent cette viande du Mexique et des USA.
On croit rêver.
Mais on ne rêve pas.
Cela implique seulement que le Mexique et les USA peuvent produire de la viande de porc à un coût défiant jusqu'à la concurrence locale.
C'est à dire, si on comprend le prix du voyage, à quelques yens ou baths le kilo !


Le cochon fou à la japonaise : un avertissement sans frais.

Pour vendre aux Chinois ou aux Thaï du porc moins cher que du porc chinois ou du porc thai on imagine dans quel environnement doivent être élevés, ou plutôt, abaissés ces animaux au demeurant forts sympathiques puisque très proches de l'homme.
Ce sont les scientifiques, eux-mêmes, qui affirment cette proximité ou cette promiscuité donc cette promiscuitude comme on dirait désormais en Chine suite au voyage de Ségolène Royal.
De même que le SRAS provenait des élevages intensifs de civettes en Chine, le nouveau cru de H1N1 ne peut avoir son origine que dans dans des élevages intensifs de porcs où les précautions minimales ne sont pas respectées.

Pour le SRAS : cliquer ici

Il est d'autant plus étrange que l'on n'ait vu aucune image de ces élevages mexicains et californiens incriminés alors que généralement la presse visuelle se base justement sur l'image.
Aucune leçon n'a donc été tirée de la grippe aviaire ou du SRAS au niveau de ces élevages intensifs qui sont de véritables camps de concentration des maladies à risques et où l'utilisation massive d'antibiotiques et de vaccins ne permet plus d'enrayer les maladies qui, désormais, se transmettent à l'être humain puis entre êtres humains ce qui est beaucoup plus grave.
Ne parlons pas des magouilles génétiques, de l'utilisation d'hormones, de tranquilisants et de tout un arsenal "scientifique" qui a pour seul but de rentabiliser au maximum ces élevages et de produire la viande la moins coûteuse possible pour inonder la planète à commencer par le tiers monde et ayant comme cible des consommateurs à très faible pouvoir d'achat.
Comme cela se produit déjà pour le poulet "industriel" qui, en Afrique côute moins cher que le poulet local élevé entre deux cases.


Un cochon chinois probablement plus heureux que ses congénères mexicains !


Le Mexique semble donc bien être devenu le laboratoire particulier et personnel des USA en tout ce qui concerne l'expérimentation à grande échelle de ce qui serait justement interdit, à juste titre, dans la plupart des Etats américains.
OGM, manipulations génétiques, utilisation d'hormones interdites, maltraitance animale, production à moindre coût mais à très grand risque deviennent le lot du tiers monde conçu comme un laboratoire expérimental où des savants formés dans des pays à haute technologie peuvent, enfin, assouvir leurs fantasmes post nazis.
A l'instar de la torture on fait ça chez les autres, ou on le fait faire par les autres, et on garde les mains propres.
En apparence.
Et ce sont désormais les pays industrialisés qui vont en subir les conséquences comme dans un effet boomerang.
Non contents de nous exporter leur crise les étazuniens nous exportent leur peste comme ils nous ont déjà exporté le sida.
On aura beau prôner l'agriculture raisonnée, le bio, la défense animale, la santé pour tous tant que les tarés du profit maximum agiront sans contrainte, le risque sera, et est, de plus en plus grand.
D'un autre coté cela permet aussi d'évacuer les stocks de masques et de tamiflu qui n'ont pas encore servi dans le dernier épisode de la drôle de guerre contre grippe aviaire.
Une ligne Maginot de plus.
Et, depuis 40 on sait combien cela protège d'une agression extérieure.
Et de permettre aux autorités de faire preuve, encore, d'un peu plus d'autorité en se valorisant sur le dos du couillon de base.

Le théorème sécuritaire plus salutaire égale totalitaire se vérifiant de jour en jour et de mieux en mieux.


Haro sur le cochon !
Salaud ! Le peuple aura ta peau !

Dans la crise actuelle les producteurs français de porcs, pour la plupart des gens honnêtes et respectueux de l'animal et du consommateur, déjà au bord de l' asphyxie, vont finir par se retrouver à la rue et dans la rue.
Mais on n'aura beau crier sur tous les toits que la viande n'y est pour rien puisque le virus provient de l'élevage mexicain et se transmet désormais par postillons, la phobie sera irrémédiable.
Donc on mangera plus de poulet et, quelque part dans le monde, une bande de tarés reprendront du service et des risques pour produire encore moins cher ce volatile fragile.
Quant à toutes celles et ceux qui pour des motifs religieux ou philosophiques ou personnels évitent de manger de la viande de porc le risque de contracter une grippe, ou peste, porcine est désormais l'équivalent de celles et ceux qui en consomment quotidiennement.
Ce qui est un comble car dans ce cas ce n'est pas seulement l'intégrité physique qui est en cause mais également l'intégrité culturelle, morale et spirituelle.
Une nouvelle forme d'holocauste programmé par erreur mais en toute conscience.
Et cela constitue un crime contre l'humanité tout simplement.
Mais comme toujours il n'y aura ni coupable, ni responsable ni même d'accusation ou de remise en cause du système économique qui est à l'origine de ce crime.
Le 11 septembre n'avait servi à rien, le crash bousier visiblement n'a servi à rien, le risque de la pandémie prévu et constaté ne sert à rien.
Rien ni personne ne semble avoir compris, ni changé, malgré ces avertissements.
Sauf que, dans le cas d'une pandémie mondiale, les riches comme les pauvres seront atteints et que les pauvres résisteront probablement mieux ou plus longtemps même et surtout si ils comptent plus de morts dans leurs rangs.
Il y a beaucoup plus de pauvres que de riches et les premiers sont, par nécessité, plus résistants.
La médecine de riche sera alors totalement dépassée et parfaitement inefficace.
Preuve en est que les mesures de prévention actuelles sont les mêmes qu'au temps de Molière et de Diafoirus : des masques et des pilules de perlimpimpin.
Et se laver consciencieusement les pognes.
Comme Ponce Pilate.
Et puis rester chez soi.
A entendre les médias il serait même inutile d'appeler le SAMU, les urgences ou son médecin traitant.
Tout le personnel de santé ayant trouvé refuge dans des bunkers.
Et ne tenant pas à attrapper cette saloperie en cotoyant des malades.
Les malades ils ont qu'à se démerder comme en quatorze.
Et utiliser des recettes de "bonne fâme" comme on le faisait jadis à l'époque de Diafoirus.
Bientôt on revendra sur Internet du "vinaigre des quatre voleurs" qui contenait, comme le tamiflu, de la badiane ou anis étoilé.


1500 et quelques : masque de corbeau
Le Diafoirus de service


Deux Mille et quelques : masque de canard
L'infirmière de service


Notez l'évolution surprenante !

Cinq cents ans pour passer du corbeau au canard.
On est rassurés la science avance à grands pas concernant les épidémies

Et on reprendra les processions "Sauvez, sauvez la France au nom du Sacré Coeur" !
Car c'est à peu près tout ce qu'on pourra faire.
Que toutes celles et ceux qui sont allés au Mexique récemment méditent quelque peu sur le risque que fait courir à l'humanité ces comportements économiques irresponsables et cette course au profit.

Au profit de la mort.
Au profit des voleurs.

Le "vinaigre des quatre voleurs"

Une histoire édifiante :
Pendant la grande épidémie de peste de la fin des années 1570 il s'avéra que quatre larrons pillaient sans vergogne les habitations des pestiférés laissées à l'abandon et où nul, même Diafoirus affublé de son fameux masque, ne serait entré.
Or il s'avéra que les quatre gredins s'en tirèrent sains et saufs jusqu'au jour béni où la maréchaussée, toujours vigilente, leur mit la main au collet.
Ils furent lourdement condamnés mais échangèrent leur liberté contre la recette du fameux vinaigre qui les immunisait contre les pires miasmes scrofuleux et buboniques.
Et on raconte encore que ce vinaigre fit miracle et permit de restreindre l'épidémie.
Il garda donc le nom de "vinaigre des quatre voleurs" !
C'était probablement l'ancêtre assez efficace du Tamiflu.
Il en va de même pour la fameuse "poudre de perlimpinpin" qui était alors fort prisée...par les narines.

Recette ancienne du Vinaigre des Quatre Voleurs - CODEX 1724 -

Acetum Compositum Antisepticum
Sommités sêches de grande absynthe 2onces (absinthium officinale)
Sommités sêches de petite absynthe 2 onces (artemisia pontica)
Romarin 2 onces
Sauge 2 onces
Menthe des jardins 2 onces (mentha piperita)
Rue des jardins 2 onces (ruta graveolens)
Fleurs de lavande 2 onces
Racine de calamus aromaticus 2 gros
Ecorce de cannelle 2 gros
Etoiles de badiane 2 gros
Clous de girofle 2 gros
Noix muscades 2 gros
Ail : 2 gros
Camphre 4 gros
Vinaigre radical (acidum aceticum) 2 onces
Vinaigre très fort (acetum vini) 8 livres

Faites macérer toutes ces plantes et parties de plantes dans le vinaigre pendant 15 jours
Passez avec expression (en pressant fortement le linge)
Ajoutez le camphre que vous aurez fait dissoudre dans l'acide acétique et après quelques heures de contact filtrez et conservez en bouteilles bien fermées et à l'abri de la lumière.

Dans ce même Codex il est donné des formules d'onguents à base de graisse humaine "qu'il convient de se procurer auprès d'un bourreau".
C'est, paraît-il, la meilleure graisse qui soit pour les crêmes et les onguents avant la graisse de rognons de veau !

On croit l'auteur sur parole.
Pour la graisse humaine on est désormais priés de contacter l'hôpital le plus proche en graissant la patte qu'il convient de graisser.