La connerie humaine est-elle transmissible par voie aviaire ?
par Chan Sanyi

Désolés, cela fait désormais trois fois qu'on vous repasse le plat.
Là on est bien le 07 07 07 mais James Bond est aux abonnés absents.
Blofeld jugé innéficace a été rétrogradé et dirige, désormais, sous un nom d'emprunt bizarre, une société de construction automobile bien connue.
Et qui a, par ailleurs des problèmes.
Comme quoi les hommes providentiels ne sont pas toujours indispensables.
De dangereux zozos se sont accaparés l'information et en profitent pour vous raconter à peu près n'importe quoi pourvu que cela rapporte du fric et affermisse leur pouvoir qui est déjà immense.
On avait déjà ressorti en ce beau mois de juillet la Bête du Gévaudan, les Ovnis revoici le poulet fou qui redébarque sur nos écrans télévisuels.
Et on ne peut même pas compter sur les jeunes des banlieues pour faire cesser le phénomène de crétinisation en brulant quelques voitures.
Il pleut trop et ça pêle.
Donc ils restent dans les caves à coté d'ue bouteille de butane qui sert de braséro.
Et on va être encore obligé de se farcir les tronches de cake qui nous prédisent l'apocalypse now.
Alors qu'il y a deux semaines ils nous vantaient les mérites des étangs ayant obtenu le "Pavillon bleu" (Vu à la Télé !) et nous passaient en boucle des images de bambins barbottant à proximité de canards et de cygnes jugés alors fort sympathiques.

Alors on vous en repasse une couche et vous en reprendrez bien encore une lichette.

Là après, c'était déjà la dernière fois !

Et après après la première fois.

On vous laisse donc en bonne compagnie !

PS : La ville de Boulogne sur Mer possède un cygne* dans ses armoireries.
Est-il contagieux, Docteur ?
Ne vaudrait-il pas mieux le brûler tout de suite ?

* Sygne. Altération imbécile de signe. A cause de Eustache aux signes, père de Godefroy de Bouillon, Seigneur du Boulonnais et initiateur d'une croisade fameuse.
Signes qui signifie "belles moustaches", donc le papa de Godefroy avait comme sobriquet "Eustache aux Belles Bacchantes". Un crétin de copiste altéra signes en singes et on retrouve encore quelques mentions d'un "Eustache aux Singes" qu'on attribua, bien évidemment, à un cadeau de retour de croisade !
Un érudit fit remarquer qu'il ne s'agissait pas de singes mais de signes.
Aussitôt dit aussitôt fait un autre crétin transforma le signe en cygne.
Et on se retrouva donc avec le fameux volatile.
Il est vrai que Carolus Magnus Fleurus connut une mésaventure semblable puisque en bas latin fleurus signifie "à fleur de peau" donc "ras".
L'Empereur Charles était donc imberbe, ou au moins se rasait consciencieusement à une époque où le système pileux était monnaie plus que courante.
Il était donc remarqué par son absence de barbe.
Mais un crétin transforma de fleurus en fleuri.
Notre imberbe de service devint donc pour l"éternité écolière
"L'Empereur à la Barbe Fleurie".
On pourrait ajouter "Et Michon" et passer pour un dangereux intellectuel de gauche.

A l'occasion du bourrage de mou médiatique actuel sur la
grippe aviaire on vous ressort cet édito !

Il y a probablement des stocks de vaccins contre la grippe à écouler.
Pas mal de nos "anciens" ont en effet "oublié" de se faire vacciner cette année
Il faut dire que pas mal d'informations circulent sur l'inutilité voire la nocivité de ces vaccins.
Malgré les cris d'alarme radio-télévisuels sur l'épidémie de grippe, le fameux vaccin ne fait plus recette.
Un bon coup de grippe aviaire, dont nous rappelons que le terme officiel devrait être"peste aviaire" devrait relancer les ventes.
Mais un vaccin contre la peste n'est pas encore à l'ordre du
jour !
Faute de mieux il faut donc assister à un énième bourrage de mou avec la kollaboration des journalistes patentés.

En fait il semble désormais avéré, surtout depuis le dernier épisode anglais, que le virus H5N1 provienne de l'intérieur des élevages en question et que ce soient les rejets des ces élevages qui contaminent l'environnement et la faune sauvage.

Les oiseaux sauvages ne sont donc donc pas les coupables mais les victimes de ce type d'élevage qu'il conviendrait bien évidemment d'interdire.

Sans camps de concentration de volailles, plus de virus H5N1, finie la contamination des oiseaux migrateurs.

Ce serait donc la fin des holocaustes par gazage et de l'incinération.

Mais aussi celle des profits éhontés dus à une exploitation animale scandaleuse et dangereuse.

Les responsables ne sont pas les oiseaux mais des profiteurs qui nous empoisonnent et nous font prendre des risques de plus en plus grands.

A ce sujet il est intéressant de regarder ce document sur les OGM avant qu'il ne soit éradiqué d'Internet !

sujet de Canal + sur les OGM non diffusé à la télévision...et pour cause !

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

Si vous cliquez sur ce lien et que plus rien ne se passe c'est que le reportage aura été déclaré personna non grata sur le web, espace de liberté ! ***

*** Il s'avère en fait que ce reportage a bien été diffusé sur Canal +
L'info concernant la censure est donc un Hoax, une bidouille.
Si le procédé n'est pas très élégant il n'en a pas moins permis de diffuser ce fameux reportage sur le net où des des milliers d'internautes qui ne l'avaient pas regardé à la télévision l'ont dont découvert.
Cela concerne également toutes celles et ceux qui bien que navigant sur le net ne sont pas abonnés à cette chaîne cryptée.
Si il convient donc de tempérer l'accusation de censure, le reportage en question n'en n'est pas moins significatif de l'attitude des pouvoirs publics, notamment à Bruxelles, vis à vis des OGM.
Le profit, hoax ou pas, prime donc sur le principe, sacro-sain dit-on, de précaution.
Le fait du hoax ne dédouanne pas pour autant les multinationales
agro-alimentaires, les responsables politiques, les médias publics du manque d'information ou de la partialité de celles-ci quand elles existent.
De notre coté nous faisons amende honorable, battons notre coulpe et nous couvrons la tête de cendre pour avoir participé à ce scandaleux hoax.

Et, comme nous l'avions déjà fait dans notre contre-enquête sur la
Bête du Gévaudan
, souhaitons donc apporter un vigoureux démenti par le biais de ce très officiel communiqué :

"Nous attestons par la présente qu'il n'existe aucune censure en France, que la presse est totalement libre et que les journalistes peuvent effectuer leur travail en totale indépendance.
Que les annonceurs publicitaires n'influent en aucun cas sur le rédactionnel et qu'aucune direction de presse ne cherche à influencer en quelque mesure que ce soit les auteurs surtout lorsqu'ils sont pigistes.
Que toutes les informations scientifiques et médicales sont libres d'accès et fournies généreusement à qui les demandent.
Que les OGM sont totalement innofensifs et ne présentent aucun danger pour l'environnement ou les consommateurs et que tout a été, les concernant, vérifié et re-vérifié au moins une fois par un laboratoire totalement indépendant.
Que tous les scientifiques et médecins sont totalement d'accord sur ce point.
Que nous bénéficions du recul nécessaire pour formuler cette affirmation et la confirmer sans le moindre doute ni la moindre arrière pensée.
Ce certificat pourra être renouvelé autant de fois que nécessaire.
Notre RIB est désormais disponible et nous nous ferons un plaisir de le transmettre à tout généreux donateur qui souhaiterait participer à notre future fondation destinée à soutenir la diffusion des OGM de par le monde et même au delà".

Chan Sanyi


                

Vu et photographié dans un "super" marché se Seine Maritime à la caisse et au dessous des chewing-gums !

Cela sent le sapin dans la presse locale...

Entre le culturiste gonflé aux anabolysants et la disparition de Raymond
la concurrence est sérieuse sur le marché des vendeurs de trouille.
Devant cette situation on comprend, par ailleurs, que le Raymond ait préféré mettre les bouts !

" A ce stade là c'est plus de la connerie, c'est une synthèse"
                                                                           Michel Audiard

Société anonyme à irresponsabilité illimitée : vous y êtes déjà !

Ces canards datent de notre ancien édito.

Mais rien n'a réellement changé depuis sur l'irresponsabilité de l'information délivrée par certains journalistes.
Nous ne citerons personne, d'abord parce qu'ils seraient trop nombreux, mais le 5 février 2007 à la télévision chacun y a été de sa petite larme sur des sujets évoquant le suicide en France.
Une des principales chaînepubliques a d'ailleurs précisé que les agriculteurs étaient désormais la catégorie sociale la plus atteinte par le suicide.
"Sans transition" - comme ils disent dans ce cas - le sujet suivant concernait bien évidemment la grippe aviaire et avait programmé des images d'archives du dernier épisode avec gazage, destruction, confinement, état de guerre avec gendarmes armés et tout le bataclan.
De quoi bien évidemment rassurer les éleveurs déjà brutalement touchés par la crise précédente et ses effets dévastateurs sur le marché de la volaille.
Autant leur donner tout de suite, et en prime, un fusil chargé ou une bonne vieille corde.
Mais tout cela bien évidemment est pétri de bons sentiments d'autant plus que le 6 février cette même chaîne publique nous remettait les plats avec un sujet sur la grippe qui "désormais touche les plus jeunes parce qu'ils ne sont pas vaccinés".

Ben voyons, ma poule !

Sujet bien évidemment suivi immédiatement d'un sujet sur la fameuse grippe aviaire en Grande Bretagne !

Mais il n'y a aucun lien de cause à effet.

Ca roule Raoul !

Si ce n'est le terme "grippe" et le terme "vaccin".

Quand il y a une vingtaine d'années nous dénoncions déjà et encore les risque d'abus des antibiotiques (ou de l'utilisation des farines animales dans la nourriture bovine, ou les poissons d'élevage riches en polysaturés, nous étions alors traités d'irresponsable.
Voire traîné en justice.
Ou fichu à la porte d'une société de presse avec l'assentiment des Prud'hommes.
Désormais des sketches publicitaires officiels, des "réclames" comme on disait jadis, mettent en scène des enfants qui éduquent leurs parents en leur expliquant que les "antibiotiques c'est pas automatique".
Et qu'il convient donc de les éviter.

C'est ça la pédagodémagogie.

Mais c'est désormais l'enfant (paidos) qui éduque l'adulte comme au bon vieux temps des gardes rouges et des Khmers rouges.

On comprend que la loi d'airain du marché prime sur la santé publique et que la "rigueur scientifique" est à géométrie variable.
Très variable.

Comme ces médicaments qui désormais ne sont plus remboursés pour service médical rendu insuffisant.
Et qui l'étaient encore il y a quelque temps.
Les mêmes rigoureux scientifiques qui prétendaient encore l'an dernier que ces médicaments, comme le locabiotal pour ne pas le citer, étaient efficaces donc rembousés trouvent tout à coup qu'ils ne servent plus à rien.
Quand avaient ils raison ?
L'an dernier ou maintenant ?
Et quelles sont les raisons pour que ces mêmes scientifiques changent d'avis ?

Aurait-on alors remboursé pendant des années des trucs inutiles ?
Ou ne rembourse t-on plus aujourd'hui des médicaments efficaces ?

Poulets fous, vache folle, OGM, vaccins, antibiotiques, déremboursements sont issus du même lobby que l'on peut qualifier de "politico-militaro-médiatico-industriel".

Et il commence à être temps de ne plus accepter être les dindons de la farce.

Ou au moins de faire savoir que nous ne sommes plus tout à fait dupes.


 

L'année chinoise du poulet fou : (c'est donc une archive que nous exhumons !)

Puisque nous allons désormais sortir de l'année du Chien entrer dans l'année du Cochon !

Ce n'est plus l'année du coq mais l'année du poulet fou.

On avait presque échappé à la peste porcine, à la tremblante du mouton, à la fièvre aphteuse, à la vache folle, au SRAS de la civette chinoise et, coucou, voilà la grippe aviaire qui débarque en force.
A vrai dire on ne sait plus trop d'ailleurs si il convient de parler de grippe aviaire, d'influenza aviaire ou de peste aviaire, chaque scientifique autorisé et télévisuel ayant son mot à dire sur le sujet.
Un reportage matinal de ce mardi 7 mars 2006 sur France Inter nous a invité à suivre la conférence donnée par un de ces scientifiques, un professeur, à des gendarmes qui, sollicités par la population ne savent pas trop quoi répondre.
La réponse est claire et fut fort applaudie : il faut parler de peste aviaire et non de grippe aviaire !
Ce qui au réveil incite à se recoucher après avoir ouvert le gaz.
Nos Pandores fort rassurés pourront donc désormais, entre deux patrouilles aviaires, rassurer la population : rien à craindre, c'est juste une sorte de peste.
Lors de l'épisode de la vache folle ils ne se sentaient pas trop tranquille puisque le fameux cri de guerre "Mort aux Vaches !" leur rappelait de mauvais souvenirs remontant au Bon Roy Henry IV qui recrutait ses gens d'arme, leurs ancêtres, dans le Béarn et donc les armes étaient d'or, à deux vaches de gueule acornées, accolées et clarinées d'azur !
En fait deux vaches écorchées puisque rouges.
Désormais ce sont leurs collègues les poulets qui sont donc sur la sellette et qui sont bien les seuls à avoir le droit de divaguer librement.
On aura échappé à bien des choses encore mais pas à la connerie humaine comme le prouvent ces deux premières de journaux locaux de Seine Maritime photographiés à une caisse de supérette juste en dessous des chewing-gum permettant de rectifier l'haleine.
Le préfet est accusé d'entretenir la trouille ambiante en recensant, d'une part les places disponibles dans les cimetières et, d'autre part, les fabriquants de cercueils.
Mais, probablement, ce préfet fait son boulot de préfet, donc un boulot à la con qui consiste à prévoir.
Après le coup du sang contaminé, des hormones de croissance, de la canicule et du chikungunya les autorités compétentes en ont probablement un peu marre d'être accusés de n'avoir rien prévu et, éventuellement, de se retrouver devant un tribunal pour finir leur carrière en tant que président de commission au parlement européen où ils sont, en général, recyclés.
Ou pire encore, à la Croix Rouge qui, à cause des jets de cailloux, s'est retrouvée modifiée en "cristal rouge".
Et pourquoi pas en Joyau Ecarlate ?

La trouille fait monter les tirages !
Que dire des journalistes qui, sous le prétexte de dénoncer ces démarches, en profitent pour en rajouter une couche alors qu'ils savent fort bien que , dans les campagnes, cette information sera prise au premier degré.
Recensement de places dans les cimetières et de fabriquant's de cercueils cela indique nécessairement la proximité d' une épidémie dévastatrice.
Donc la trouille irraisonnée et imbécile qui incite, dans une région où on a le coup de fusil facile sur les volatiles de tous poils, à canarder tout ce qui vole et, partant, tout ce qui bouge.
Il suffit de jeter un oeil sur le petit reportage concernant l'arbre à loques de Saint Claude, nommé dans la région " L'friperie d'Saint Gleude" pour comprendre que l'image de la peste ou des épidémies est toujours bien présente dans l'inconscient collectif.
Le fait que des chats autrichiens aient été contaminés incite déjà à abandonner les ma tous, donc à les livrer au coup de fusil vengeur ou à l' euthanasie par piqûre puisque les refuges sont déjà pleins et manquent de crédits.
Ces chats autrichiens se sont déjà débarrassés du virus et n'ont pas développé la maladie, ce qui est fort rassurant, mais non relayé par cette presse là.
On a probablement tout dit sur cette fameuse grippe aviaire mais quelques renseignements complémentaires ne sont pas inutiles.
Le virus de la grippe aviaire dit H5N1 a été identifié pour la première fois en Italie en 1878, il y a donc 128 ans.
Question nouveauté on fait mieux !
Ce fameux virus n'est donc pas tombé de la dernière averse et n'est pas un poulet du jour.

Les oiseaux sauvages victimes et non coupables :
La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) est très explicite :
"l'émergeance du virus H5N1 est bien la conséquence des méthodes d'élevage irresponsables qui correspondent à entasser plusieurs milliers d'oiseaux domestiques dans un espace de plus en plus restreint et dans une atmosphère souillée par les déjections en tous genre avec une alimentation et un stress épouvantables. Les oiseaux migrateurs incriminés sont donc les victimes de ces dérives".
La source actuelle du virus H5N1 provient du lac chinois de la province du Qinhai, foyer d'origine de la maladie.
A cette date, malgré les conditions d' hygiène et de proximité déplorables que l'on connaît dans ces élevages chinois on recense 4 cas et trois décès dans ce pays.
Dans un précédent édito nous dénoncions déjà les méthodes chinoises d'élevage intensif ayant été à la cause de l'origine du SRAS de la civette.
Pour ne citer qu'un cas le 15 février dernier à Benidorn, dans la province d'Alicante, en Espagne, 21 tonnes de volailles chinoises importées illégalement et parvenues par camions ont été saisies.
Le 16 février dernier la prestigieuse revue scientifique "Nature" publiait une étude mettant en évidence le rôle très secondaire des oiseaux migrateurs dans la transmission du virus H5N1.
Auparavant les migrations des oiseaux étaient annuelles, grâce à la mondialisation la migration de la volaille a donc lieu 356 jours par an et concerne tous les pays du monde.
Les 21 tonnes de volaille importées illégalement de Chine en Espagne par camion ont donc traversé de multiples frontières sans que quiconque ne trouve à y redire.
Il suffit de regarder une carte pour comprendre que ces camions ont nécessairement du traverser la france.
Il est évidemment plus facile de suspecter les propriétaires de poulets et de les ficher officiellement que de surveiller les frontières qui se sont transformées en passoires.
Le Japon et les pays bas touchés par la grippe aviaire en 2003 ont totalement éradiqué le virus en contrôlant les élevages industriels.
Depuis aucun oiseau migrateur infesté par le virus n'a été retrouvé dans ces pays.

Quelques chiffres significatifs :
Concernant les chiffres actuels (source OMS) 173 cas humains dont 93 cas mortels ont été recensés.
Le Sud Est asiatique comportant plus d'un milliard d'individus recense au total 66 victimes.
Depuis 1997 on estime, par contre, que plus de 150 millions d'oiseaux ont été victimes de cette épizootie.
Le différentiel entre le nombre d'oiseaux infectés et le nombre de victimes humaines parle de lui-même.
Rappelons que le paludisme tue plus de deux millions de personnes par an.
Le différentiel entre les 150 millions d'oiseaux morts et les quelques oiseaux morts trouvés dans l'Ain ou la Camargue est également significatif.
Depuis des années en France; de nombreux oiseaux mourraient de la grippe aviaire mais, pour parler crûment, personne n'en n'avait rien à foutre.
Désormais dès qu'une pauvre mouette bat de l'aile après avoir percuté une vitre on établit un cordon sanitaire pour protéger nos parlementaires !

Elémentaire mon cher Watson !
Il est temps de se poser une question chère à Sherlock Holmes.
Pourquoi et à qui profite le crime ?
Il existait une crise de la filière aviaire au niveau européen.
Une crise liée à une suproduction de volailles "industrielles" donc de médiocre qualité.
Comme il existait, par ailleurs, une crise de la filière bovine induisant une sur production laitière.
La plupart des producteurs souhaitaient revenir à un étiquetage national et échapper ainsi aux normes européennes de plus en plus contraignantes et de moins appréciées par le consommateur.
Seules les volailles bénéficiant d'un label régional pouvaient mentionner la provenance de l'élevage.
Or, on se doute qu'un poulet du Gers est un poulet français alors qu'un poulet étiqueté "provenance CE" ne donnait aucune garantie quant au pays d'origine.
Le consommateur local fait évidemment plus confiance aux produits locaux.
Un Allemand aime consommer des produits allemands, comme un italien aime à consommer des produits Italiens.
Le drapeau national est pour ces consommateurs un label que rien ne remplace.
L'épisode de la vache folle a permis de ré étiqueter le boeuf.
Et voir débarquer le label bleu blanc rouge "viande française" en totale contradiction avec les directives européennes puisque la France n'est pas une région.
De là à ce que le poulet de batterie effilé récupère à son tour le label made in France il n'y a plus qu'un pas.
Ce qui permettrait, évidement, de réduire d'une façon drastique les importations en provenance des autres pays d'Europe, donc de redonner un peu d'air à une filière en aussi mauvaise santé que la volaille grippée ou pestiférée.
Et par un tour de passe-passe lié, bien évidemment, au problème de santé publique de recenser tous les petits élevages familiaux qui ne passent pas par la case "Trésor Public"
On recense donc à tour de bras ces volatiles échappant au camp de concentration aviaire.
Et de là à les interdire purement et simplement pour des raisons d'hygiène et de santé il n'y a plus qu'un pas qui peut allègrement être franchi par un simple décret.
La santé ayant bon dos il sera donc possible de perquisitionner ces élevages familiaux.
Lorsqu'on aura une épidémie de la colique de la carotte chez les lapins on pourra aussi interdire les potagers sans le moindre problème.

La tentation sécuritaire :
Dès qu'il est question de faire du zèle, et de restreindre les libertés individuelles, toujours pour un motif hautement louable, en France, on en connaît un sacré rayon.
La machine à vacciner est déjà en place dans les aéroports et l'épisode grippe aviaire a permis de relancer le vaccin contre la fièvre jaune en prenant en otage les passagers se rendant en Guyane.
Pas de vaccin, pas d'embarquement, mais rassurez vous on vaccine, pas du tout gratis, dans l'aéroport de Paris.
Que le vaccin soit effectif dans dix jours au moins, cela n'a aucune importance tant que le chèque à l'ordre de ADP est encaissé.
Et le nouveau porteur du virus amarile en souche vivante atténuée peut s'envoler tranquille vers de nouvelles aventures.
Le seul intérêt de cette vaccination est la remise du petit carnet jaune, le fameux Certificat International de Vaccination émis au titre de l'Organisation Mondiale de la Santé, et sur lequel on peut lire :" Variole - l'éradication de la variole a été proclamé par l'OMS le 8 mai 1980. La vaccination antivariolique n'est plus indiquée. Elle peut même être dangereuse" fin de citation.
Combien de citoyens français savent à ce jour que, suivant l'OMS, "la vaccination antivariolique et contre indiquée et peut être dangereuse" ?
Fort peu probablement.
Si on excepte celles et ceux qui ont été vaccinés et racketés de force et qui ont eu le courage et la patience de parcourir le petit carnet jaune.
En demandant au médecin vaccinateur si il risquait d'y avoir quelques effets secondaires celui-ci répondit mot à mot :
"Oui, dans des 24 à 48 heures comme une bonne grippe d'une petite semaine avec fièvre, maux de tête, mal de ventre et souvent des coliques assez brûlantes. Mais avec un bon doliprane toutes les six heures c'est tout à fait supportable".
Surtout lorsqu'il fait trente degrès à l'ombre.
Et qu'au retour on vous asperge d'insecticide dans la cabine de l'avion en expliquant que c'est comme ça parce que et que cela ne risque pas de nuire à votre santé.
Ce qui n'a pas empèché certains passagers, probablement asthmatiques, de tousser comme des dératés pendant un bon moment.
On se doute en effet que le lindane est ce qui se fait de mieux pour la santé des poumons.
Et le personnel commercial, tout sourire en vidant soigneusement la bombinette jaune, une couleur récurrente dans ce domaine, ne se pose pas la moindre question.
Il suit les ordres et puisque c'est bon pour la santé...
J'espère simplement pour ce petit personnel qu'il n'est pas uniquement affecté sur cette ligne car, à long et même à moyen terme, les effets secondaires du lindane sont bien connus.

Garde à vous !
Ce zèle souriant rappelle malheureusement un épisode relaté par Ernst Junger, l'auteur d'Orages d'Acien, dans son "Journal de Guerre" (Strahlungen) publié en 1949.
Authentique héros de la première guerre mondiale il n'en était pas moins francophile.
Parlant parfaitement français il fut, en tant qu'officier, attaché à l'Etat Major parisien de la Wermacht.
Il raconte que le 14 juin au soir, le jour même de l'entrée des troupes allemandes dans Paris, il y eut une réunion des officiers de l'Etat Major qui décidèrent plusieurs points dont l'instauration d'un couvre feu de 21h à 5h du matin.
Et l'obligation faite à la police parisienne de saluer les véhicules militaires allemands transportant des officiers après leur avoir facilité le passage.
Ernst Junger fut donc chargé d'aller porter ces instructions à la Préfecture de Police.
Il se demandait comment il allait pouvoir faire avaler le second point qui lui semblait être une atteinte délibérée à l'honneur de la police et il prépara une argumentation modérée.
Et il passa une fort mauvaise nuit.
Le lendemain matin un véhicule de l'Etat Major l'emmena du Majestic à la Préfecture de police.
Arrivé Place de la Condorde et malgré un trafic presque nul deux policiers français, sifflet au bec, firent cesser la circulation ambiante, se mirent au garde à vous et impeccablement, en claquant des talons à l' allemande, saluèrent sa voiture.
Ernst Junger se dit que les choses allaient peut-être plus facile qu 'il ne croyait et alluma un cigare.
Le soir même, puisqu'il n'y eut aucun incident, les soldats allemands eurent quartier libre mais plusieurs d'entre eux en sortant de Pigalle ou de la rue de Saint Denis tombèrent dans les égouts car des filles de mauvaises vie avaient sournoisement enlevé quelques plaques.
Ces quelques jambes cassées furent probablement la première forme de résistance et, par la suite les Allemands soudèrent les fameuses plaques et faisaient précéder chaque patrouille de deux hommes munis de lampes.
Or, contrairement aux prostituées, aucun policier n'a été rasé à la libération et au grand dam de Pierre Mesmer, récupérèrent des fourragères rouges dans un entrepôt du Fort de Vincennes.
Le lendemain toute la police arborait les fameuses fourragères normalement destinées aux régiments les plus décorés au front et ayant obtenu au moins huit citations à l'ordre de l'armée.
Mesmer, ancien Légionnaire, s'en plaignit violemment à Diethelm, alors ministre de la guerre, qui leva les épaules et lui demanda se se calmer puisqu'en haut lieu "on" avait trouvé cette initiative excellente.
Le fait accompli ne fut jamais remis en cause.
En haut lieu "on" trouve toujours ce genre d'initiative excellente.
Et Ernst Junger peut dormir tranquille il y aura toujours quelqu'un pour claquer des talons et anticiper les ordres puisque c'est pour la bonne cause.

On vous l'avait bien dit, vous pouvez aussi dormir tranquille !

Au dernières nouvelles, ce 18 mars 06, rassurez vous, comme il ne s'est rien passé depuis 21 jours, le poulet de l'Ain est à nouveau commercialisable !

Ce qui n'a pas empèché de nombreux éleveurs de faire abattre préventivement quelques dizaines de milliers de volailles non infectées.

Pour toucher la subvention franco-européenne.

Comme disent nos voisins espagnols
"Mieux vaut un oiseau dans la main qu'un vautour dans l'arbre !"

Un coup de pognon c'est toujours ça de pris.

Surtout par les temps qui courent.



Quelques pages à consulter :

http://www.lpo.fr/actu/2005/grippe-aviaire/questions.shtml#faqa02

http://www.birdlife.org/action/science/species/avian_flu/index.html

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=23940

L'arbre à loques de Sénarponnt : une curiosité

Vive l'irrationnel, Nom de Dieu !

 

Suite au prochain numéro : vache folle ? peste procine ? tremblante du
mouton ?