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Ou économies et bouts de chandelles !

Ceci est un paquet de clopes d'avant Maastricht
Nous en avons bien évidemment dissimulé soigneusement la marque afin de ne pas avoir de problèmes.
Nous ne faisons pas, ici, de pub pour les clopes.

Et dedans un paquet de clopes d'après Maastricht
Pas la peine de sortir de Polytechnique, de Saint Cyr ou même de Centrale pour se rendre compte que le paquet "d'après l'Europe" à fortement diminué au lavage.
Mais, rassurez vous, c'est uniquement pour votre santé.
Dans le second paquet est inscrite la date de la manipulation 6 janvier 1998, le jour de la Fête des Rois Mages mais aussi celui où j'ai définitivement cessé de fumer.
Une poule vient de trouver un couteau !
Les médias nous en rebattent (eh oui on dit et on écrit rebattre et non rabattre comme on dit une taie d'oreiller et non une tête d'oreiller !) les oreilles à tour de bras, les enquêteurs d'une revue de consommateurs, donc qui sont sommés de consommer, viennent, quelle horreur, de découvrir que certains industriels se livraient à des combines peu recommandables pour faire un peu plus, encore, de profit.
Ainsi un fabriquant de gâteaux fourrés au chocolat aurait eu le culot de vendre des paquets contenant moins de produit, donc de gâteaux, au même prix qu'auparavant.
Un autre aurait mis de l'eau dans ses yaourts.
Ce qui au moyen-âge était considéré comme une tromperie et aurait valu à ses auteurs le pilori sur la place du village de l'aube au coucher du soleil.
Là, le responsable de l'une de ces sociétés, je me fous d'ailleurs totalement de laquelle, est venu nous expliquer, dans la télé, que c'était pour notre bien et pour notre santé et qu'il ne faisait que suivre des directives gouvernementales.
On nous a également fait comprendre que ces mêmes producteurs, donc qui produisent des produits, utiliseraient désormais des ingrédients bon marché pour restreindre leurs coûts de production, faisant ainsi gagner plus de pognon à leurs actionnaires.
Là on se retrouve presque dans "Au bon beurre" de Dutour avec les filouteries d'un BOF pendant l'occupation.
BOF pour les plus jeunes signifie simplement Beurre Oeufs Fromages et a été à l'origine historique du qualificatif de "beauf" désignant ce qu'on peut qualifier de gros con.
Désolé pour tous les BOF qui, depuis, sont redevenus des individus hautement respectables.
Mais le type de la télé, lui, il ressemblait vraiement à un BOF !
Mais, au vu des deux photos illustrant l'en-tête de cet édito scandaleux, on se doute bien que ce tour de passe-passe ne date pas d'aujourd'hui.
A l'époque ces clopes étaient vendues par l'Etat, ou au moins par une société appartenant à l'Etat.
Entre temps redoutant mains procès, il s'est désengagé.
Mais la filouterie était patente puiqu'on constate que les paquets avaient non seulement diminué de volume et de poids mais avaient augmenté de manière significative.
C'est toujours ça de mis dans la poche.
Evidemment pour des raisons de santé publique.
Un petit clope tue moins qu'un gros clope comme un petit gâteau fait moins grossir qu'un gros gâteau.
Logique économique imparable.
Logique économique imparable également lorsque pendant mon service militaire en 69, année érotique, l'Etat, non l'Armée, pardon, est devenu, malgrè moi, mon dealer de clopes et d'alcool, sinon de fénéantise (fait néant donc rien foutre), en me fourniisant, gratuitement, les unes et l'autre.
A raison de 10 paquets par semaine que l'on me versait dans ma galette de Chasseur.
Sans compter les petites bouteilles de gnôle récupérées dans les boites de rations dites "E" pour "européennes".
Et qui étaient ensuite tamponnées "M"...pour Musulmans !
Une ration de combat "M" c'est une ration de combat "E" sans la gnôle ni le pâté au ralouf.
Basta.
Vu les excellentes conditions du fameux "service militaire", difficile de refuser une telle tentation.
Economiquement parlant un futur client de plus pour le tabac et l'alcool et, éventuellement, pour la Sécurité Sociale.
Le coup des gâteaux et des yaourts à côté c'est de la plaisanterie de potache.
Ne parlons pas des parcmètres parisiens qui sont immédiatement passés de dix francs de l'heure à deux heuros de l'heure.
Soit de dix balles à treize balles de l'heure.
Un petit gain de trois franc de l'heure par automobile stationnée.
Une bricole.
Mais qui représente quand même annuellement quelques millions d'euros.
Il n'y a pas de petits profits.
Mais qu'on arrête de nous prendre pour des cons(ommateurs).
La déconomie mondiale et les déconomistes
Il me plait toujours de rappeler que Nobel a créé un prix d'économie car sa femme le faisait cocu avec un mathématicien nommé Charles.
Il n'existe donc pas de prix Nobel de mathématique à) cause dudit Charles.
Mais un prix Nobel d'économie ou de fumisterie, ce qui revient tout à fait au même.
Sauf que l'économie n'est pas une science exacte.
C'est ce que les mathématiciens nomment une "science molle".
Churchill expliquait que "les politiciens comme les économistes passent la première partie de leur carrière à prédire ce qui va se passer et la seconde à expliquer pourquoi les choses ne se sont passées comme ils l'avaient prévu".
Les économistes, qu'on devrait baptiser les déconomistes, ont toujours prévu ce qui allait se passer mais malheureusement leurs prévisions se sont toujours révèlées fausse, inexactes, inutiles, obsolètes ou tardives.
Confier l'économie à un économiste, ou donc à un déconomiste, c'est comme confier l'organisation d'une bataille à un historien.
Il pourra vous dire, après la bataille, pourquoi on l'a gagnée ou perdue mais serait totalement incapable de donner l'ordre d'éplucher une patate à un troupier de l'intendance. car il ne sait pas ce qu'est une patate.
Et sans patates les troupes ne marchent pas.
Et les raisons évoquées par l'historien poiur expliquer pourquoi on a gagné une bataille seraient strictement les mêmes pour expliquer pourquoi on l'a perdue.
L'histoire, comme l'économie, est une science "molle".
Quand votre chien la fait "molle" , génèralement on se pose la question cruciale :
Pourquoi ?!
Et on eut préféré qu'elle fut dure.
Nous n'irons pas plus loin dans la comparaison entre "molle" et "dure" car cela risquerait de devenir inconvenant.
Mais on eut préféré qu'elle fut dure et même que cela dure.
Mais l'économie est "molle" et fort passagère.
La preuve elle vient de se fracasser la gueule après avoir mollement glissé dans les prévisions des déconomistes les plus patentés.
Nous ne citerons pas de noms mais nous pourrions puisque ces engeances fourmillent jusque dans les alentours du Pouvoir et dans les Salons.
Et ils fournissent des rapports, créent des commissions, conseillent en haut lieu et passent à la télé dans des émissions déconomiques.
En fait le Nouvel Obs, dans un numéro récent, l'a déjà fait et ce n'est pas la peine d'en rajouter.
Mais on est rassuré car ces déconomistes, qui n'avaient pas prévu le choc, sont venus nous annoncer "que les banques françaises étaient beaucoup mieux gérées que les banques américaines".
Ouf, on l'a échappé belle.
Mais au regard de la pétaudière décrite par cette même télé il y a quelque temps et concernant des millions, ou des milliards, d'euros évaporés de la faute d'une gestion calamiteuse d'opération en bourse par des "traiders" fous on est quand même en droit de se poser quelques questions.
Questions d'ailleurs résolues par le cours anémique des actions de la banque en question.
Elles ne valent plus grand chose et même pour ainsi dire plus rien.
Qu'est-ce que cela aurait été si les banques françaises avaient été pires que les banques américaines ?
Et si nos déconomistes avaient été encore plus mauvais que les leurs.
On serait dedans.
Bon, on est dedans mais on se borne à couiner parce qu'un producteur bidouille sur le poids de ses gâteaux au chocolat.
Et qu'un autre magouille dans le yaourt.
Ah la belle histoire !
On s'est bien marré quand les Cocos se sont cassé la gueule avec leur économie bout de ficelle.
On va réellement se tordre de rire quand le capitalisme, triomphant, va se prendre un monumental gadin avec son économie bout de chandelle.
Mais les déconomistes vont encore s'en tirer à bon compte et pondre leurs larves dans la société pourissante, lui donnant, encore pour un moment, l'illusion d'un mouvement.
Pour une fois Sarko a raison, on devrait les pendre haut et court car ils sont responsables et coupables de cette faillite frauduleuse d'une société nominale à irresponsabilité illimitée.
Vous avez dit économie ou économies ?
Il est une réalité simple : plus les uns dépensent moins les autre économisent.
Mais ce n'est pas non plus parce que les riches seront obligés de faire leur courses chez ED que les pauvre pourront aller à Auchan.
On confond économie et économies.
Ce sont des choses incompatibles puisque l'économie vise principalement à découvrir comment dépenser ce que l'on n'a pas.
Et que les économies visent essentiellement à éviter de dépenser ce que l'on a.
Les profits sont donc toujours privés et les dettes publiques.
La ruse des déconomistes est de tenter de confondre les deux.
Les profits privés sont donc financés par la dette publique tandis que les dettes privées sont alimentées par les profits publics.
Les déconomistes agissent donc toujours au profit du privé pour le détriment du public.
Quand un ouvrier du bâtiment ne peut pas habiter l'appartement qu'il a construit, quand une ouvrière de la confection ne peut pas se payer les vêtement qu'elle réalise, quand le serveur du restaurant ne peut pas manger en client dans le restaurant où il travaille, quand le transporteur de fond a du mal à boucler ses fins de mois à partit du 12, quand une caissière de super marché ne peut pas acheter plus des deux tiers des produits qui passent en caisse il est peut-être temps de se poser des questions sur cette économie que l'on nous présente comme une panacée.
Mais qui vient de montrer sa faille et qui panique comme une guèpe dans un verre retourné.
Ah, on fait moins la maligne là, sale bestiole.
"il faut lui passer le goût du pain" comme disait ma grand mère !
Bon.
Simplement parce qu'on est dans le Site Tao-Yin des Arts Classiques du Tao, on ne peut pas s'en tirer comme ça.
Le Dalaï Lama étant à la mode, je ne peux pas m'empêcher, pour une fois, une seule, de le citer :
Selon lui :
"La conception boudhhiste du travail c'est
1/ Donner à l'homme la possibilité d'exploiter et de développer ses facultés.
2/ De dominer l'égocentrisme en participant avec d'autres à une tâche commune
3/ Produire biens et services nécessaires à une existence décente.
Si l'économie tenait plus compte de cette sagesse elle n'en serait pas là.
Et nous n'en serions pas là, non plus.
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