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L'Acupuncture existe, les rats l'ont rencontrée !
Par Georges Charles
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Acupuncture et souris blanches

Z'est ziendifigue !
Grace à la revue scientifique anglo-saxonne « Science » on apprend à la date du 30 mai 2010, dans un article de Dan Ferber, « How acupuncture pierces chronic pain », autrement dit « Comment l'acupuncture vient à bout des douleurs chronique ».
C'est une équipe de neuroscientifiques du centre médical de l'Université de Rochester, USA, qui vient d'en « valider les effets ».
« L'insertion des aiguilles chez des souris activerait les récepteurs antidouleurs situés à proximité »
« Pour valider cette découverte les chercheurs ont ensuite injecté directement une molécule voisine de l'adenosine qui reproduit bel et bien les effets analgésiques de l'acupuncture »
La presse internationale, et même la presse française, ont donc repris en cœur « L'acupuncture existe » !
Et nous sommes désormais rassurés.
Un article publié dans RUE 89 résume bien la situation :
« Fi de la science, les Chinois convaincus de l'efficacité de l'acupuncture depuis plus de 2000 ans av JC n'accordent pas grand intérêt aux travaux des neuroscientifiques occidentaux visant à confirmer ou infirmer son intérêt ».
Mais nous comprenons ces Chinois qui s'en tamponnent allégrement le coquillard puisqu'il n'ont pas attendu que l'on essaye l'acupuncture sur des souris pour constater qu'elle existe et qu'elle permettait de soigner et même de guérir des millions de Chinois pendant des milliers d'années.
Mais entre la parole d'une souris, ou d'un rat, et la parole d'un chinois, ou de millions de Chinois, la science occidentale a tranché.
La souris a raison.
Donc l'acupuncture existe.
Bon, d'accord, comme un simple analgésique local de type voltarène.
Mais c'est déjà pas mal.
Et quand on connaît l'ouverture d'esprit des anglo-saxons comparée à celle de notre corps médical franco-franchouillard on a quand même du souci à se faire.
Cela rappelle une anecdote, authentique, où un médecin général français, en Indochine, ami proche du Professeur Valnet, avait observé que les « indigènes », donc les Viets, se soignaient assez efficacement avec des aiguilles et ceci jusque dans les camps de prisonniers où, pourtant, les conditions sanitaires n'étaient pas idéales. Il fit part de cette constatation au « Roi Jean » lors d'un repas où était présent Lucien Bodard, témoin de la scène. Le médecin général émit l'hypothèse que quelques points efficaces et connus pourraient être utilisés par le corps médical, notamment en intervention pour le traitement d'affections courantes. Il se vit attirer cette réplique sans appel « Vous n'allez pas encore nous emmerder avec votre médecine de bougnoules ! ».
Tout est dit.
Et les choses n'ont pas réellement changé.
Il y a encore peu Jean Marie Abgrall dans « Les charlatans de la santé » (Documents Payot) terminait son chapitre « Des aiguilles et des maux », après avoir cité Molière dans Le médecin malgré lui, concluait « En conséquence un esprit ouvert, un esprit scientifique, considérant spécialement les maladies pour lesquelles les plus grands succès ont été obtenus par l'acupuncture, se trouvera naturellement porté à attribuer les guérisons obtenues à l'influence de l'imagination et conclura qu'il faut bannir l'acupuncture de la pratique médicale » (Page 68).
Il est vrai que pour Abgrall il convenait de bannir de la pratique médicale l'acupuncture mais également l'homéopathie (un diplôme officiel de Docteur en Homoeopathie fut pourtant décerné par la Faculté de Médecine jusqu'en 1941 jusqu'à son abrogation par Pétain !), l'ostéopathie et la chiropractie, la naturopathie et tout ce qu'il considère comme « des patamédecines sectaires ».
Tel le chevalier blanc il doit toujours mener cette croisade.
A l'époque, en 1989, j'avait déjà titré « La Quête d'Abgrall » dans la revue « La Vie Naturelle » puisque le titre originel « La Quéquette d'Abgrall » avait, heureusement, été censuré.
Pour peu j'aurais fini écartelé, comme le Chevalier de La Barre, pour ce crime de lèse patapouf.
Et pour injure à la religion médicale.
Mais je n'ai pas retiré mon chapeau devant cette procession de Diafoirus brandissant tout haut le clystère de la purification ethnique.
Et pourtant Lavier constatait que l'acupuncture avait, somme toute, été bien accueillie en France par la médecine qu'il qualifiait de « buccale, annale et intraveineuse » parce qu'il y avait pénétration.
Lorsqu'il n'y a pas pénétration il n'y a pas acte médical.
Et il est mieux, même, que l'on fasse pénétrer autre chose que l'aiguille, en l'occurrence des molécules d'adénosine.
C'est plus pédagogique.
Purification ethnique.
Il faut purifier la médecine de toutes ces « médecines de bougnoules » ou, du moins, faire vérifier par des rats les affirmations de ces gens qui ne sont pas de chez nous.
Nous le savons bien, les Chinois, comme les « nègres » sont de grands enfants.
Sauf que les Chinois sont un peu plus sournois et n'ont pas le sens du rythme.
Et qu'ils se laissent berlurer depuis des millénaires pas des espèces de charlatans qui passent leur temps à essayer de leur implanter à peu près n'importe où des aiguilles.
Je dis « à peu près n'importe où » car j'aimerai que ces neuroscientifiques de Rochester exhibent la planche d'acupuncture correspondant à la souris.
Il en existe en Chine, et même chez You Feng, sur le chien, le chat, le cheval, le bœuf (et même la vache), le cochon, le poulet mais pas sur la souris blanche.
On se doute donc que ces scientifiques ont enfoncé leurs aiguilles un peu n'importe où et surotut n'importe comment du moment que ça fait mal.
A vrai dire on n'attend pas trop autre chose de trépaneurs de singes, de chats, de cobayes et de souris blanches.
Surtout si, après avoir sacrifié l'animal, les entrailles tournent dans le bon sens.
C'est la preuve que l'acupuncture existe !
Ouais, mais si j'ai à me faire soigner je préfère ne pas tomber dans les pattes, ou les griffes, de ces neuroscientifiques de type « Lapin, lapin… ».
Et j'aurai malheureusement tendance, parce que je suis aussi con qu'un Chinois (ou même qu'un Japonais, qu'un Vietnamien qu'un Coréen, qu'un Thaïlandais, qu'un Tibétain et qu'un certain nombre d'occidentaux corrompus et toutes ces engeances qui « croient » que l'acupuncture fonctionne), à faire confiance à un acupuncteur sérieux et compétent qui n'a pas étudié l'acupuncture sur des rats.
J'en connais heureusement quelques uns dont je conserve la liste afin de la fournir à Abgrall quand leurs résultats ne seront plus à la hauteur de mes besoins.
Alors ne parlons pas du « Qigong » puisque, peut-être hormis dans certaines pratiques taoïstes très particulières, il n'y a pas pénétration.
Ce qui est réjouissant avec ces scientifiques c'est qu'on est toujours dans le syndrome, sinon le théorème ou principe d'Archimède, que nous ne rappellerons pas mais qui est d'une extrême importance pour tous ceux qui ne construisent pas de bateaux.
Puisqu'on a su construire des bateaux bien avant sa naissance et bien après sa mort dans des pays où l'on n'avait jamais au grand jamais entendu parler de ce fameux principe indispensable à la flottaison.
De même les deux tiers de l'humanité n'ont jamais entendu parler de Newton mais savent que lorsqu'on transporte un enclume il vaut mieux éviter de se la laisser tomber sur les pieds.
Par contre, les Chinois, très pragmatiques ont un proverbe utile à tout
« Quand une enclume tombe sur un œuf, malheur à l'œuf. Quand un œuf tombe sur une enclume, malheur à l'œuf ! »
Les rats vous saluent bien !
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