|
|
|
La "Bête du Gévaudan" et non le loup du Gévaudan Plusieurs
auteurs (sans parler d’Alphonse Boudard !) dont Gérard Ménatory,
spécialiste incontesté des loups, font valoir à juste
titre qu’il n’a jamais été question du " Loup du Gévaudan "
puisque tous ceux qui connaissaient bien les loups, et ils étaient
nombreux à l’époque, savaient parfaitement qu’il ne s’agissait
nullement de cet animal. Un simple bâton
suffisait à les faire reculer puis prendre la fuite. Si ce n'est de la fameuse hyène très souvent citée dans les textes et gravures de l'époque.
|
|
|
Il demeurait donc la solution facile du " fléau envoyé par Dieu
pour châtier les péchés des hommes " comme le suggérait l’évêque
de Mende. |
|
|
Pourquoi donc se limiter à UN suspect ou à UNE hypothèse ? Cela ne tient pas debout. Il demeure, par contre, une toute autre hypothèse
liée à la perversion sadique d’individus exerçant leurs crimes dans une
totale impunité et avec la bienveillance complice de certaines autorités
qui fermaient les yeux sur la vérité mainte et mainte fois suggérée mais
immédiatement écartée par principe. Le père, lui-même, surnommé "Le Masque" (le sorcier) ou "De La Masque" (le fils de la Sorcière) passait même pour un "sacré meneux de loups", donc quelqu'un qui "avait passé un pacte". le Sieur Antoine, lui-même, avouait surcharger ses fusils au risque de les faire éclater. Et, suivant la tradition, Chastel ne put tuer la "Bête" que grâce à une balle d'argent bénite qui provenait d'un chapelet et d'une croix légués par sa brave môman...que les villageois de La Besseyre Saint Mary nommaient "La Masque". Ces divers animaux furent donc probablement blessés à plusieurs reprises , ce qui explique les périodes de jeune et d’accalmie plusieurs fois constatés. Mais ils revenaient généralement se faire soigner dans l'=un des repaires du Mont Mouchet ou de la faille de Desges. Le feldspath fluor était extrait de nombreuses mines, déjà en activité ou abandonnées à l'époque de la "Bête" car utilisé par les verriers nombreux dans les environs. Verny de la Védrine qui reçut tant Duhamel que les Denneval ou Monsieur Antoine au Chateau de Chamblard, situé entre Paulhac et Saugues, était lui-même un "gentilhomme verrier", donc un Maître verrier qui ne pouvait pas ne pas connaître ces mines et ces réseaux. Une étrange légende locale prêtait par ailleurs aux Maîtres Verriers le pouvoir de mener les loups , donc d'avoir "passé un pacte" avec les puissances des ténèbres. En effet, suivant une tradition ésotérique ces Maîtres Verriers étaient pour la plupart des alchimistes qui transformaient des matières aussi grossières et insonores que le plomb et la silice en cristal, passant ainsi de l'obscurité à la lumière et du silence à la musique. Ce qui ajoute encore au mystère du Chamblard et du Besset où, suivant une tradition populaire, se déroulaient des "choses pas très catholiques". A cette époque le château du Chamblard ne se situait pas en pleine forêt et était en vue du Besset.
|
|
|
Divers animaux dressés, dont une hyène, expliquent divers modes opératoires Cela explique également plusieurs types d’attaque, l’un du vraisemblablement
à ces animaux dressés pour tuer (si il s’agit de lévriers afghans ceux-ci
sont utilisés pour la chasse au guépard et au lion et sont réputés pour
leur courage et leur férocité lorsqu’ils sont dressés à l’attaque), l’autre
du à des individus déguisés et également cuirassés assouvissant leurs
penchants meurtriers et leur goût de la mise en scène.
Une vision populaire et actuelle de la "Bête" : carte postale APA-POUX "Il y avait une fois...un pays où les gens vivaient durement, mais il étais si beau Comme on le voit sur cette image, la Bête s'intéresse aux filles et à leurs charmants atours. La " bête " était, de plus, parfaitement renseignée sur ces
fameuses battues, les évitait soigneusement, ce qui ne l’empêchait pas,
par défi, d’attaquer à proximité immédiate de celles-ci. Le cri de cette "Bête" qui vous glaçait d'effroi ressemblait à la fois à un hennissement de cheval et à un rire diabolique. Il semble qu'il ait envoyé un rapport au Roi quelques temps auparavant sur les agissement de la bête et qu'il y aurait accusé un certain "Messire", homme très influent dans la région. Comme il ne conduisait pas de moto, ne prenait pas l'avion ni l'hélicoptère au dessus du Ténéré cette manipulation explosive tomba donc fort bien et le fameux rapport fut enterré pour de bon. Le 11 août 1765 à la métairie de Broussous à coté
de Paulhac, Marie Jeanne Valet, servante du curé, est attaquée
et porte à la " bête " un coup de pique au poitrail
qui se marque encore de sang. Le renard du Gévaudan précurseur bu bon docteur Guillotin !
Une autre "Bête du Gévaudan" popularisée en carte postales Mieux,
un site Internet local n’exclut pas l’hypothèse d’un renard !
En gros, les multiples témoins (gendarmes, curés, notaires, notabilités
locales, chasseurs, paysans, militaires... ) sont tous, sans exception,
des andouilles, sinon des crétins des Alpes, et que les victimes soigneusement dépecées après avoir
été déshabillées en rajoutent rien que pour brouiller les pistes. Et qui combattait avec une peau de bête dont on pouvait voir les boutons sous le ventre !
|
|
|
Probablement une association hommes et animaux !
L’hypothèse récente
de R.F. Dubois (Vie et mort de la bête du Gévaudan 1988 réed.
1991) En un mot comme en cent, tout concorde pour qu’il s’agisse,
en fait, d’une bande organisée disposant de nombreux repaires et
bénéficiant d’une certaine impunité ainsi que de
renseignements précis sur les recherches et battues en cours Le problème de la plupart des auteurs contemporains
est qu'ils réagissent avec un souci de logique contemporaine. On imagine mal un loup assis sur un muret et observant tranquillement ses victimes avant de les attaquer. Mais il est vrai qu'à l'époque, comme de nos jours d'ailleurs, les lunettes coûtaient fort cher et étaient très mal remboursées. Ces victimes qui détonnaient du lot sont donc suspectes de mauvaise vue, sinon de mauvaise foi. En allant plus loin que Dubois on peut évoquer
plusieurs hypothèses nullement contradictoires. Le Mont Mouchet, lieu de repli stratégique et épicentre de l'affaire
Le massacre des innoçents par les Denneval Père et fils... Donc prévenir les complices de l'imminence de l'arrivée d'une battue ou d'une troupe, sinon d'un individu. Et d'où on pouvait fort bien suivre et diriger la fameuse "Bête". Et l'on put, enfin, dormir tranquille !
|
| Contre-enquête
| Faits et chiffres | Les
battues | Un secours | Le massacre continue | Beau coup de fusil | Qui "étaients" la Bête du Gévaudan | Conclusion | Bibliographie | Liens |