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Cette
pensée trouve son expression dans les Beaux Arts de la Chine
qui immortalisent ce mouvement de l’esprit dans : la peinture
et à la calligraphie, la sculpture, la
musique, la danse et l’opéra,
l’architecture, l’artisanat (laque, jade,
bronze, cloisonné, céramique,
porcelaine, soie, armes... ).
La calligraphie chinoise et un calligraphe
chinois en France : Shi Bo - Georges Charles
Les marques impériales
ou Mianhao - sceaux impériaux - Georges
Charles
Les sceaux chinois : une forme d'art à
part entière Jean-Yves
Bardin
Une
autre vision de la Chine :
L'art officiel de la révo.cul. en chinepop.
La littérature érotique
chinoise : trois siècles d'interdits et de brimades.
Georges Charles
Les jonques chinoises : un concentré d'inventions et quelques enseignements
Philippe Gérard et Georges Charles
La laque : une technique millénaire qui mérite d'être mieux connue
Georges Charles
La calligraphie chinoise et la peinture chinoise avec Sun Shanshan
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Le Vol du Dragon
Extraits d'un "Essai théorique et pratique sur l'Art
de la Chine"
par M. Laurence BINYON - Conservateur au British Museum -
publié dans le Bulletin de l'Amicale Franco Chinoise. Volume
IV 1912.
" Pour la plupart d'entre nous l'art
de la Chine et du japon, quelle que soit la force de son attrait
et de son pouvoir sur notre sensibilité, apparait étrange,
ou contient du moins une grande part d'étrangeté.
Car nous nous défendons contre les impressions, nous emprisonnons
notre esprit dans un cercle d'habitudes, nous refusons net de voir
par nos yeux, de nous fier à nos sens et par contre nous
nous conformons toujours à un idéal extérieur
quelconque qui ne peut non seulement posséder aucune valeur
propre, mais qui, en outre, ne correspond nullement à notre
intuition et à nos expériences personnelles.
Dégager l'esprit de tout préjugé, de toute
prévention, c'est là une condition essentielle pour
comprendre la beauté dans son essence.
Comme disait avec regret un vieil artiste chinois "Les occidentaux
regardent les tableaux avec leurs oreilles plus qu'avec leurs yeux".
L'artiste produit son oeuvre comme l'arbre son fruit. Car l'art
est essentiellement une conquête de la matière par
l'esprit. Selon la formule de Bacon, l'art soumet les choses à
l'esprit, en opposition à la science qui soumet l'esprit
aux choses.
Le premier des canons de l'art en Chine est la "Vitalité
Rythmique", le mouvement vital de l'esprit par le rythme des
choses, on pourrait encore dire "la fusion du rythme de l'esprit
avec le mouvement des choses vivantes".
Mais qu'est-ce que le rythme ?
Le rythme, au sens technique, se limite au son, qu'il s'agisse de
la musique ou du langage. Mais nous nous rapprochons plutôt
de sa signification essentielle quand nous parlons de mouvements
rythmiques du corps, dans les jeux ou dans la danse.
Nous savons tous, par expérience, qu'afin de porter l'énergie
du corps à son plus haut degré, nous devons chercher
à découvrir une certaine harmonie dans le mouvement
; et cette harmonie une fois découverte et atteinte, on se
trouve posséder une force bien supérieure, par ses
effets, à la vigueur brutale et à l'effort musculaire.
Le rythme est-il trouvé, nous nous appercevons que nous sommes
en contact avec la vie, non seulement avec notre propre vie, mais
avec la vie du monde entier.
C'est comme si nous obéissions à la cadence qui fait
mouvoir les astres.
L'art n'est point un accessoire de l'existence, ni une copie de
ce qui existe : c'est un aperçu et une promesse de ce rythme
parfait, de cette vie idéale.
Le rythme est quelque chose d'étroitement et d'intimement
lié à la vie, peut-être même le secret
de la vie et sa plus parfaite expression.
Négliger le rythme est une erreur fatale : impossible d'agir
ainsi.
Son pouvoir est tel que non seulement les sons, les formes, les
couleurs mais le sens qui leur est attaché se transforment,
prennent une vie nouvelle. OU plutôt dégagent toute
la vie qu'ils contiennent et qui, sous l'action d'un feu intérieur
semble s'être muée en lumière éclatante.
Dans tous les arts de la Chine nous voyons dominer le désir
d'arriver à la vie du rythme.
"Etudiez à la fois
le réel et le non réel. Usez soit de l'un soit de
l'autre : votre oeuvre sera toujours artistique"
Wou Tao Tseu.
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