![]() |
|
Une fois le Baron au sol que s'est-il passé réellement ? |
|
Autres coïncidences. Etrangement celles-ci ont été récupérées intactes. Il est fort possible qu'au moment de l'atterrissage von Richthofen les ait simplement arrachées et jetées car elle le gênaient pour mieux apprécier le terrain. Dans un cas comme dans l'autre il était donc encore vivant quelques secondes avant de se poser.
|
![]() |
|
Or les témoins n'ont entendu aucun coup de feu après qu'il se soit posé. Peu après son corps fut déposé sur une plaque de tôle. Il ne se passa pas plus de trente minutes entre le fait que l'avion se soit posé et les premières photos. Le corps du Baron fut rapidement transféré à Bertangles où il fut inhumé le lendemain matin. |
|
Maintes reconstitutions du dernier vol du Baron Rouge ont eu lieu, et pas souvent des meilleures, pourquoi pas une de plus ? Ce qui suit n'est, évidemment, que pure fiction ! mais néanmoins réalisé à partir de témoignages et commentaires authentiques |
|
Mandred von Richthofen :
Nous avons décollé un peu avant onze heures en deux groupes
distincts. Une fois descendu il me resterait à revenir dans le dog-fight. Une rafale a jailli dans l'eau juste devant moi et j'ai compris que j'avait été, à mon tour, pris en chasse. Un autre Sopwith me talonnait de près en me mitraillant et il m'a semblé appercevoir deux autres Sopwith qui s'étaient joints à la poursuite. De chasseur jk'étais soudainement devenu le gibier. La cheminée d'usine se rapprochait de plus en plus. Il m'était encore plus difficile de rompre puisque nous volions presque au ras de l'eau entre des peupliers. Je suis arrivé au dessus des étangs. La plaisanterie ayant assez duré j'ai viré vers la droite, en direction de nos lignes. Il était temps que je rejoigne mon Jasta. La dernière chose que j'ai vu était une briqueterie avec une immense cheminée intacte. J'ai posé le DRI et me suis senti très las, vidé.
La poursuite commence au dessus de Bouzencourt
Elle continue au niveau de Vayre sous Corbie en suivant le fil de l'eau entre les arbres !
Au fond on commence à voir le fameux "Cirque de Vaux" et le Belvédère Ste Colette
On se rapproche du cirque, on commence à entrevoir la fameuse cheminée
Le "Cirque se précise maintenant mais ce n'est pas encore significatif
On voit plus nettement la cheminée juste dans l'axe de la Somme
On débouche sur un étang en contrebas du "cirque"
Passé l'étang on arrive sur le "Cirque" de Vaux
La côte est fort raide avec des paliers
On arrive à gauche du Belvédère
Le Belvédère à mi pente et probablement, à l'époque, déjà quelques mitrailleuses !
Le haut du Belvédère
Les emplacements des mitrailleuses, donc celle de Buie, vues de la mi-pente du Belvédère
L'usine et sa cheminée à la droite du cirque : un point de repère idéal pour un aviateur
L'usine se rapproche, le point d'impact est étrangement toujours dégagé
Sur le point d'impact
Après s'être posé l'avion fait demi tour vers la vallée et pique du nez
C'est probablement la dernière chose que vit le Baron Rouge Désolé pour les grincheux. Cette fois-ci le Fokker DRI était indisponible, la reconstitution a donc eu lieu à pied. Mais on a fait ce qu'on a pu et on l'a fait de bonne foi. Honni soit qui mal y pense !
|
Leutnant Hans Joachim Wolff : Le Rittmeister avait donné comme consigne à son cousin Wolfram de ne pas prendre de risque et de le suivre. Malheureusement ce dernier a engagé un Anglais et s'est laissé emporter dans la nuée. De mon coté je me suis immédiatement trouvé engagé dans le combat. J'ai cherché à savoir ce que faisait le Rittmeister. La dernière fois que je l'ai vu, il poursuivait un avion et s'éloignait en descendant vers les lignes anglaises et australiennes. Pourquoi volait-il si bas et si loin ? Il nous avait toujours interdit de rompre la formation en dehors d'un cas de nécessité majeure et plus encore de s'approcher du sol. J'ai immédiatement eu un pressentiment d'autant plus que plusieurs avions ennemis ont quitté la combat et ont filé dans la même direction. Mais je n'ai rien pu faire car j'avais également plusieurs Anglais aux trousses, il en arrivait de partout. C'était un véritable coupe-gorge ! J'ai eu de la chance de m'en tirer et quand je n'ai plus eu de munitions je suis retourné vers Cappy en espérant que le Rittmeister m'avait précédé. Mais il n'y était pas et il n'est pas rentré. |
|
Et surtout un entièrement rouge écarlate. On aurait pu le poursuivre et l'achever car il était seul mais cela aurait gêné les mitrailleurs qui étaient maintenant à l'afffut à son niveau et n'on eu qu'à l'aligner comme à la parade.
On a entendu les mitrailleuses et on a compris que tout était joué. On est rentré à Bertangles. J'ai immédiatement demandé à un rampant de me conduire en voiture à ce fameux Belvèdère situé juste au dessus de Corbie. Le Baron avait été étendu sur une tôle provenant de la briqueterie. Contrairement au Duc de Guise il semblait encore plus petit mort que vivant. On aurait dit un enfant blond qui dormait . Je ne me suis pas senti très fier et j'ai préférer filer, mon ulcère commençant à se faire sentir. " Wop " a été génial. C'est un pilote exceptionnel ! |
|
Pas facile à amadouer. Son ulcère n'arrange rien. C'est un perfectionniste. Le Baron n'a eu somme toute que ce qu'il méritait. J'ai été le moyen. C'est tout. |
Je crois avoir entendu un cri On n'avait pas demandé à venir mais on n'est pas venu pour rien. Il suffit de voir le nombre de tombes d'aviateurs alliés sur le bord du terrain de Villers pour comprendre que des types comme le Baron sont malfaisants. Je suis bien content d'avoir mis fin à sa carrière, l'aristo frimeur ! Mais après on a essayé de nous faire avaler que c'est les pilotes qui l'on descendu alors qu'ils se sont cassés pour nous laisser faire notre job. Ces types là se croient tout permis et en plus c'est des Canadiens. En tous les cas le type qui était poursuivi par le petit rouge il se démenait comme un beau diable dans un bénitier, pas une seule balle le baron qu'il lui a mis ! Si tous les débuttants étaient comme ce type, la guerre serait finie depuis trois ans au moins ! Et celui qui était derrière, un vrai morpion qui lui collait au fesses, le Baron. Et celui ci, quand même, il a bien fait son boulot car il en a pas pris une non plus. Mais quand il est tombé sur nous ça a été une autre musique : on l'attendait depuis un bon moment et on l'a pas loupé. Et il a eu ce qu'il méritait, juste ce qu'il méritait. Après le patron est venu nous féliciter et nous dire de la fermer, motus et bouche cousu sur la planque. On aurait pas du être là. Le seul ennui c'est qu'il a fallu rendre les jolies pétoires et reprendre nos anciennes machines à coudre. Et on se doute déjà que l'autre lascar de Corto Machinchose va se venger en nous faisant passer pour des abrutis et des alcoolos.
Une bonne planque avec une vue superbe - vers la droite d'où arriva le Baron
Une vue sur les contreforts à gauche
Et une superbue vus sur la gauche. A la pointe extrême du bois la cheminée !
Un transfo EDF camouflé a remplacé les mitrailleuse juste au milieu du Belvèdère : la grande classe !
Et juste à droite du transfo un super poteau et un fil génial : Merci les gars, c'est sympa ! Avez vous remarqué qu'il est rare de trouver un lieu superbe sans la présence d'un sympathique transfo, d'un magnifique poteau, d'un élégant poste à pyralène. |
Colonel X du Bureau Spécial de l'Etat-Major Général. Pour le Baron Rouge c'était plus difficile car il volait toujours avec de multiple co-équipiers et gardes du corps dont les redoutables Wolff et Wolf qui ne le quittaient pour ainsi dire jamais. Richthofen voulait une victoire facile pour passer le cap des quatre vingt victoires, on allait lui en offrir une ! Richthofen aimait le cirque, on allait l'emmener au cirque ! Richthofen aimait la chasse au loup et au sanglier on allait l'inviter à une chasse aux canards ! Le plan diabolique consistait à l'attirer au dessus de l'eau afin que ses tirs soient perturbés. " Wop " devait se contenter de suivre le lit de la rivière entre deux rideaux d'arbres, de faire ce qu'il pouvait pour éviter les tirs et de dégager en arrivant au dessus de l'étang de la Barette juste en contre bas du belvédère Sainte Colette. Le reste était dans la capacité de nos chasseurs du Bush australien à descendre ce qui passait à leur portée. Habitués à chasser l'oiseau, un triplan devait être une cible assez facile. Deux fois de suite on a tendu le piège et il n'a pas été long à fonctionner. On avait suffisamment d'escadrilles dans le coin pour opposer une force équivalente en nombre et en qualité à celle du cirque. On aurait pu avoir plus de soixante avions en l'air. Ils étaient là pour faire de la masse, de la diversion et empêcher les pilotes des jasta 11 et 5 de se regrouper autour de Richthofen. Il est tombé dans la nasse et dès qu'il a vu " Wop " May rompre il n'a pas pu s'empêcher de le suivre pour le descendre. Le reste a presque été une formalité. Cela a évidemment causé un choc sérieux au sein de l'aviation allemande, de l'armée allemande et de la population allemande. Le cirque a continué a exister mais n'a plus jamais été aussi efficace. En éliminant Richthofen nous a von s porté un coup mortel au moral de l'Allemagne aussi sûrement que si nous avions remporté une grande victoire sur le terrain. Mon seul regret est de n'avoir pas eu le temps de m'occuper d'un certain Hermann Goering qui, par la suite, prit la succession de Richthofen . Cela nous aurait probablement évité quelques problèmes plus tard.
|
Quelques mots de plus sur cette contre-enquête
|
|
Professeur Stchroumpf
Le Baron Rouge en "Baron Noir" Marlon Brando sur sa moto en "Baron Noir" !
L'oeil sombre de James Dean !
Le mythe du pilote n'est pas un vain mot Professeur Von Stchroumpf
Professeur Von Stchroumpf * ce qui vient d'être fait ce 10 mars courant dont 2007 ! "Rencontre"
Divers tableaux mettant en scène le Baron et ses avions rouges.
La version allégée et garantie sans OGM : cliquer ici !
|