L'engagement au dessus du Vermandois...la routine !


La tentation !

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Pendant le combat débutant au dessus de Bray sur Somme, May quitte la formation et se dirige vers le nord-ouest, il est immédiatement repéré par Mandred Von Richthofen qui se lance à sa poursuite. Brown et deux autres avions, suivant des témoins, se lancent à leur tour à la poursuite du Baron Rouge facilement identifiable puisqu'il pilote son triplan écarlate.
Ils le rejoignent au dessus de Sailly le Sec et Brown ouvre le feu.Le triplan du baron tressaute sous plusieurs impacts.

 

 

 

Entre temps, May, le novice-acrobate, s'en est fort bien tiré et a rigoureusement suivi la Somme en volant au ras de l'eau sur plusieurs kms. N'importe quel chasseur de canards, et les Anglais s'y connaissent, savent qu'au dessus d'une surface d'eau, probablement en fonction d'un effet d'optique, on a tendance à tirer trop bas, donc en dessous et en avant de la cible, et qu'il convient de corriger la hausse si l'on veut faire mouche. Richthofen est chasseur mais préfère le sanglier. Il ignore probablement ce détail. Il doit donc s'étonner de ne pas réussir à toucher May qui le promène jusqu'à Vaux sur Somme.

Parvenu au cirque, étrangement May et Brown rompent le combat... alors qu'il n'y a aucun autre avion de l'Axe à proximité. Etrange.
Le Baron butte sur le cirque et vire, comme prévu, vers la gauche, le nord-est pour retourner vers les positions allemandes. A cet instant précis le triplan se présente de flanc à une dizaine de mètres des tireurs postés.

Le Fokker DRI se présente de flanc !

Le soldat Robert Buie affirme " J'avais le doigt sur la détente... je me rendis compte que mes balles avaient touché le coté droit et l'avant de l'appareil "... Le soldat Mac Diarmid de la 53ème batterie commente " Quelque chose fut éjecté de l'appareil, c'étaient les lunettes du pilote ".
Ce détail a son importance car, par la suite, les blessures du visage de Von Richthofen furent attribuées à ses lunettes. Il est possible qu'une balle les aient heurtées. Mais ce ne sont donc pas ses lunettes qui le blessèrent lors de l'atterrissage forcé puisqu'il les avait déjà perdues en arrivant au sol. Le sergent Popkin ajoute " Je dus attendre le passage du premier (May) pour tirer sur le second de la hauteur abrupte qui borde la vallée et sur laquelle étaient installées non batteries.
J'ai lâché 80 coups
"... un coup par victoire du Baron !