Si le Baron Rouge représente pour l'Allemagne et ses alliés un héros. " Il vaut à lui seul un régiment entier " disait-on.

Il suffit donc de le supprimer et de concevoir, pour ce faire, un traquenard particulièrement efficace.

Le Baron Rouge vient de remporter sa 80ème victoire et ne souhaite pas en rester là.

Il opère dans les environs de Villers Bretonneux, entre Amiens et Pérone.


Richard Raymond-Barker,
dernière victime de
Manfred von Richthofen

En rouge : Le Baron Rouge
En jaune : May
En bleu : Brown

A proximité existe une curiosité naturelle, un cirque, surplombant une boucle de la somme. En arrivant de l'est, on bute nécessairement sur ce cirque.

Si on vire à gauche on se retrouve en plein au dessus des lignes alliées (secteur de Lamotte Warfusée), si on vire à droite on se dirige vers les lignes allemandes.

Il suffit donc d'attirer le baron vers ce Cirque de Vaux (il n'y a pas de hasard sur le choix du lieu dit !) et d'y embusquer des tireurs.

Il s'agit d'Australiens et de Néo-zélandais qui auraient du se trouver à plus de 12km... mais qui sont étrangement présents ce jour là. La plupart sont des chasseurs habitués à tirer " au vol " dans le bush.

La chèvre sera May qui, juste avant la guerre a participé à de nombreux meetings d'acrobatie aérienne.
Il est donc loin d'être le "bleu" que l'on prétend.

Le rabatteur sera Brown... très efficace et sans état d'âme, souffrant d'un ulcère à l'estomac et détestant les allemands. Brown et May se connaissent bien et se sont rencontrés dans une école de pilotage.

May n'est pas le novice qu'on prétend puisqu'il est déjà Lieutenant, donc plus gradé que la majorité des pilotes Canadiens prenant l'air ce 21 mars 1918. Il finira la guerre avec 7 victoires homologuées entre avril et novembre de la même année soit 1 victoire par mois, ce qui est plus qu'honorable pour un simple pilote.