Ouvrages sur le Baron Rouge :

Icare - Revue de l'aviation française - N° 139 et N° 142 (1991/4 et 1992/3)
" Le Baron Rouge " T1 et T2 par Louis MORGAT
Icare est la Revue de l'Aviation Française éditée par le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL). Il s'agit donc de deux hors séries exceptionnels consacrés au " Baron Rouge " et comportant de très nombreuses photos ainsi qu'un historique détaillé. Sans qu'il soit question de " traquenard " son dernier vol est particulièrement bien détaillé (photos, diagrammes, témoignages, cartes) et comporte donc des indications essentielles comme les positions des mitrailleurs Buie et Evans, le fait qu'ils utilisèrent des mitrailleuses Lewis trafiquées sur l'ordre de Davis.
 
" Le dernier vol du Baron Rouge " par Dale Titler Editions France Empire (1972)
Comme son nom l'indique il s'agit d'un ouvrage traitant de ce fameux dernier vol en détail. L'auteur, bien que donnant de nombreuses indications n'envisage pas l'hypothèse du traquenard mais admet que le Baron Rouge a très certainement été descendu à partir du sol.
 
" Manfred von Richthofen " by David Baker of Outline Press (London 1990).
Probablement la biographie la plus complète en langue anglaise. L'auteur démontre également que ce n'est pas Brown qui descendit le Baron mais des tirs provenant du sol.
 
" Der rote kampfflieger " Rittmeister Manfred Frhr. von Richthofen. Berlag Ullftein and C° Berlin (1917).
Ouvrage rédigé par le Baron Rouge et publié après sa mort. La plupart des articles le composant avaient été publiés de son vivant dans la presse allemande pendant la guerre. Traduction française : " Le corsaire rouge " Payot 1932.
 
Revue Aéro Journal N°18 (Avril Mai 2001) : " Le dernier vol du Baron Rouge " par Rolf Steiner.
Ce bimestriel d'aviation consacre un article sur ce fameux " dernier vol ". L'article est assez complet et comporte même la liste complète et détaillée des victoires du Baron ainsi que de nombreuses photos. Mais, la particularité de l'article en question est de mentionner pour la première fois dans la presse spécialisée la thèse développée par Georges Charles : " Une thèse a récemment été développée tentant de démontrer que le Baron aurait été attiré dans un traquenard. En effet, selon certains historiens les batteries de mitrailleuses australiennes auraient été spécialement implantées sur les hauteurs surplombant la vallée de la Somme. May, pilote plus expérimenté que l'on a bien voulu le faire croire, notamment en raison d'un passé de pilote d'exhibition au Canada, aurait servi de " chèvre " et Brown de " rabatteur ". Il s'agissait d'amener Richthofen à poursuivre May de manière à l'inscrire dans la ligne des mitrailleuses australiennes... ". Dont acte !
 
Il est à noter qu'un film américain lui a été consacré en 1971 : " The Red Baron " de Roger Corman avec John Phillip Law dans le rôle du Baron. Ce film, assez moyen, servit de support le 15 mars 1977 à une émission " Les Dossiers de l'écran " présentée par Armand Jamot et Alain Jérome.
 

Le Baron Rouge fait également une très courte apparition en triplan rouge dans le
" Crépuscule des Aigles " avec Georges Peppard et Ursula Andress.
Ce film relate les aventures d'un jeune pilote arriviste qui dérange les habitudes admises, donc la tradition, au sein d'une escadrille allemande. En conflit avec sa hiérarchie, malgré ses nombreuses victoires, celle-ci se débarrasse finalement de lui en lui faisant essayer un prototype dangereux aux commandes duquel il se tue.
Le film est basé sur l'histoire véridique du capitaine Reinhardt qui se tua le 3-07-18 en effectuant les essais d'un appareil prototype, le Junkers JI en aluminium à Berlin-Alderhorst. Ce capitaine faisait de l'ombre à un certain Herman Goering qui avait essayé l'avion et le trouvait extrêmement dangereux. Il n'en demanda pas moins à Reihardt de faire une exhibition de voltige en sachant très bien quelle allait en être l'issue.
Cela permit à Goering de prendre la tête de l'escadrille Richthofen jusqu'à la fin de la guerre et, ainsi, de construire sa réputation. La télévision le repasse de temps à autres avec, habituellement, de nombreuses coupures... dont la fameuse scène très symbolique avec le Baron Rouge.

 

Ouvrages sur l'aviation pendant la première guerre et les As :

 

Aviateurs de 14/18 - Pionniers des Hauts de France - Mes frères Volume III
par Patrick LECOINTE

Laudator Temporis Acti A Magni Nominis Umbre
- ou La Guerre Aerienne 1914/1918 -
Volume II premier et deuxième volets
Par Patrick LECOINTE
Framery Boudry Imprimerie 62310 CREQUI
tel.: 03 21 90 66 43

Comment classer ces trois gros ouvrages de plus de 220 pages chacun ?
Il s'agit du travail d'un passionné, probablement quelque peu allumé, et qui constitue une somme.
Partrick Lecointe est également le concepteur-conservateur d'un "Musée de l'Aviation d'hier et du Souvenir Français" sis à la Capelle Les Hesdins dans le Pas de Calais.
C'est dire si il est tombé dedans et que le plus clair de ses loisirs et même de ses rêves tourne autour de cette aviation là et des coucous.
C'est donc de la belle ouvrage très artisanale !
Et comme notre bonhomme est un perfectionniste il a re-dessiné la totalité des insignes de la Chasse, du bombardement, des aérostiers et de tous ce qui touche à l'aviation de cette Première Guerre Mondiale.
Et ses ouvrages comportent une masse de documants exhumés des archives d'époque.
On l'aura compris, ces trois gros livres raviront les passionnés et les amateurs éclairés mais mettront bien évidement sérieusement les boules aux historiens qui n'aiment pas que des profanes, fussent-ils éclairés, et même un peu fêlés (Bienheureux les fêlés car ils laissent passer la lumière - dit-on), viennent chasser sur leurs plates bandes et leur donner des leçons.
On vous donne à tout hasard l'adresse de l'Association de Patrick Lecointe
Rue du Coucou (cela ne s'invente pas !)
62140 CAPELLE LES HESDIN
tel./Fax 03 21 81 77 51

 

 
" Les As de l'aviation " par Ezra Bowen Editions Time Life (1980)
Ouvrage assez complet et très bien illustré couvrant les divers aspects (avions, uniformes, insignes, armes, as…) de la guerre aérienne pendant la première guerre mondiale.
Une très bonne référence.
 
" Les As de la Grande Guerre " par Patrick de Gmeline Presses de la Cité (1995) et France Loisir (1997).
Vaste panorama relatant les exploits des principaux as de la première guerre mondiale.
Egalement une excellente référence pour un ouvrage grand public.
 
" Les " As " français de la Grande Guerre " par D. Porrret. Par le Service Historique de l'Armée de l'Air. T1 et T2. (1983).
" La " référence absolue en ce qui concerne les " As " français ayant obtenu cinq victoires…ou plus. Fiche signalétique pour chaque pilote avec photos, dates de naissance et de décès, escadrille, courte biographie et liste des victoires.
Le moins qu'on puisse dire est qu'il s'agit là d'un travail rigoureux !
 
" Les As de l'aviation de Clément Adler à Charles Yeager " Editions Atlas (1987)
Cet ouvrage concerne toutes les figures de l'aviation civile et de guerre avec, pour chacune d'entre elles, une biographie et des photos.
On y retrouve donc les principaux " As " de la première guerre.
 
Icare - L'aéronautique militaire française 1914-1918 - N° 85 et N° 86.
Deux volumes publiés par le Syndicat National des Pilotes de Ligne et consacrés aux avions et aux pilotes de la première guerre mondiale.
Le parti pris d'Icare dans ces deux volumes a été de traiter des aspects moins connus de l'aviation de guerre comme le bombardement, l'observation et de réhabiliter les pilotes moins connus que les " As ".
Nombreuses photos et documents.
Une excellente référence.
 
" Les avions 1/ des origines à la première guerre mondiale " par E. Angelucci et P. Matricardi Editions Elsevier - multiguide aviation- (1978)
Silhouettes, profils et descriptif détaillé des fabuleuses machines utilisées par les "merveilleux fous volants " avant guerre puis par les pilotes de la première guerre.
Ouvrage très complet présentant des avions peu connus.
La première partie concernant les précurseurs vaut réellement le voyage.
Si vous ne connaissez pas le Phillips Multiplane 1 vous ne serez pas déçu.
Le Baron Rouge pilotait un triplan (3 plans ou 3 ailes porteuses) celui ci en comporte vingt !
Et il a volé sur une distance de 150 m.
 
" Avions de la 1ere guerre mondiale -Profils et histoire " Connaissance de l'histoire Hachette (1973).
Hors série présentant 335 profils en couleur des avions de la première guerre mondiale.
Très complet quant aux insignes des escadrilles et camouflages utilisés.

" Chasseurs 1914-1918 " Connaissance de l'Histoire Hachette N° 35 mars 1981
Complète le précédent par une approche plus didactique et un historique plus détaillé.
 
" Fraternité d'Armes Franco-Américaine " Revue Historique de l'Armée N° spécial 1957
R.H.A. 2 1957.

Cette publication trimestrielle rédigée au Service Historique de l'Armée concerne ici particulièrement l'historique de l'Escadrille LaFayette et les as américains comme Luftberry, Rickenbacker, Drew, Rockwell.
Texte du Général Pierre Paquier repris dans ce site.
 
" La guerre aérienne illustrée "

Publication hebdomadaire éditée entre 1916 et 1918 par l'Edition Française Illustrée et qui relatait, au jour le jour, les exploits des aviateurs alliés et allemands. Nombreux articles, notamment, de Jacques Mortanes, qui contribuèrent à établir le mythe des " As ".
On y trouve, pèle-mêle, le journal de Boelcke, de Brindejonc des Moulinais et de nombreux articles rédigés par les pilotes eux-mêmes.
On y suit pas à, pas la carrière de Guynemer, de Fonck mais aussi, étrangement, celles de von Richthofen et de Voss.
Malgré la redoutable censure et la non moins redoutable propagande de guerre la passion de l'aviation y transparaît avant tout et on y reconnaît la valeur exceptionnelle des " As " ennemis, ce qui, pour l'époque, est une belle preuve d'ouverture d'esprit.
Il subsiste à la lecture de ces documents une curieuse impression puisque le lecteur actuel sait déjà ce qui va se passer.
On a donc envie d'écrire au rédacteur " Prévenez untel de ne surtout pas sortir son avion tel jour ! ".
Et dans le N° suivant on apprend, avec le lecteur d'époque, qu'untel s'est malheureusement fait descendre.
Malheureusement la qualité du papier d'époque transforme peu à peu ces revues en poussière !
 
" Paroles d'un revenant " par Jacques d'Arnoux Librairie Plon (1925)
Il s'agit également d'un document d'époque présentant la vie d'un pilote lambda dans une escadrille d'observation.
Jacques d'Arnoux, devenu par la suite colonel d'aviation, relate ses premiers combats et comment il se fit rapidement descendre.
Grièvement brûlé et blessé il raconte ensuite son calvaire et son combat au corps à corps et jour après jour contre la douleur.
Hallucinant de vérité.
Cela remet en place les choses en présentant ce qui attendait la majorité des jeunes pilotes qui, par malchance, ne devinrent jamais des " As " mais qui furent des combattants parmi tant d'autres qui donnèrent leurs vie et leur santé pour leurs patries respectives.
Respect !
 
" Sentinelles de l'air " par Jacques Mortane Editions Baudinière (1930).

Jacques Mortane, initialement professeur d'histoire, se spécialisa dans le journalisme d'aviation pendant la première guerre mondiale et devint, de par ce fait, le spécialiste incontournable de la guerre aérienne de ce conflit.
Cet ouvrage, moins connu que " Carré d'As ", relate les exploits moins connus des aérostiers.
Il y est donc principalement question de ballons !
Mais la dernière partie de son livre concerne également les pilotes qui, justement, s'étaient faits comme spécialité la chasse de ces ballons.
On y retrouve donc le séminariste-missionnaire barbu Jean Bourjade et ses 28 victoires ; l'international de rugby Maurice Boyau au 35 victoires et qui fut tué en attaquant l'un de ces ballons ; le redoutable Michel Coiffard et ses 34 victoires dont 28 drachens et quelques autres comme Erhlich, Haegelen, Sardier, Ambrogi, Waddington qui étaient la terreur des aérostiers allemands.
Sans oublier Franck " Left Handed " Luke Jr, la tête brûlée de l'aviation américaine, qui détruisit 15 drachens en quelques semaines.
 

" Ernst Udet -Pilote du Diable " par Hans Herlin Editions J'ai lu (1959).

Ouvrage grand public relatant les exploits du deuxième " As " allemand aux 62 victoires devenu Général de l'aviation de chasse du Troisième Reich et qui se suicida le 17 Novembre 1941 lorsqu'il se rendit compte de la nature criminelle de ce régime.
Ce qui le rend nécessairement beaucoup plus sympathique que Goering !
Précisons qu'il fut connu comme "le Diable Rouge" car il avait également peint son avion en rouge.
Celui-ci comportait les initiales de sa fiancée : Lo !

 

Ouvrages concernant plus particulièrement les " As " français :

 

" Mes combats " par René Fonck Editions Flammarion (1920)
Fonck est indiscutablement " l'As des As " allié avec 75 victoires officiellement homologuées et probablement plus de 125 au total.
Tireur exceptionnel et pilote d'exception Fonck ne prit jamais aucune balle dans son avion et planifiait ses combats jusqu'au moindre détail.
Il admet lui-même avoir assassiné la plupart de ses victimes.
Fonck conserva néanmoins de l'estime sinon de l'amitié pour certains pilotes ennemis comme Udet... et Goering.
On lui demanda donc en haut lieu d'organiser, par le biais de ce dernier, l'entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain.
Ce qu'il fit avec son habituelle efficacité et sans le moindre êtat d'âme. .
Il fut donc accusé de collaboration après la guerre et fut malgrè tout acquitté.
Mais cela ne plaida pas pour sa popularité.
On lui préféra donc Guynemer.
Lorsque celui-ci se fit descendre Fonck eut ce mot cruel
" Avec la manière dont il combattait, c'est étonnant que cela ne soit pas arrivé plus tôt ! ".
Fonck, malgrè ses multiples victoires et son indéflectible morgue, n'aura décidémment jamais réussi à se rendre sympathique.
Mais il n'en demeure pas moins l'As des As de l'Aviation Française.

 
" Vie héroïque de Guynemer - le chevalier de l'air " par Henry Bordeaux Librairie Plon (1918)
Cet ouvrage est une commande effectuée auprès de l'académicien par l'état major afin de donner Guynemer comme exemple.
Il la rédigea en 28 jours.
Il s'agit donc plus d'une hagiographie de " Saint Guynemer " ou de "L'Archange" que d'un simple ouvrage historique.
 
Citons quelques autres ouvrages sur Guynemer : " Guynemer " par Jean Escoffier Editions Les Flots Bleus ; " Les avions de Guynemer " par Philippe Osché Editions Ouest France.
" L'Ange de la mort " par Jules Roy Editions Albin Michel (1986). Ce dernier ouvrage présentant le pilote sous un jour plus historique et réaliste qu'hagiographique, donc avec ses défauts et ses faiblesses, souleva un tollé général, sinon maréchal, dans le Landerneau de l'aéronautique où il n'est pas bon de remettre un mythe en cause. Or, Guynemer qui dispose de sa plaque au Panthéon, comme Pasteur et Jules Ferry, fait désormais partie des mythes fondateurs auxquels il ne fait pas bon s'attaquer.
 
" Guynemer - Un mythe, une histoire " par le Service Historique de l'Armée de l'Air.
SHAA 1997.

Le Service Historique de l'Armée de l'Air a l'occasion du 80eme anniversaire de la disparition du pilote a choisi de publier cet ouvrage concernant plus particulièrement l'image de Guynemer au travers de la presse d'époque et d'effectuer un parallèle avec l'histoire réelle du pilote.
Ce faisant l'Armée reconnaît implicitement qu'elle n'est pas la dernière, en temps de guerre, à prendre quelques libertés avec la réalité et à enjoliver quelque peu celle-ci pour des motifs de propagande.
Faute avouée est à moitié pardonnée.
Cet ouvrage dispose donc d'une excellente iconographie et de textes issus de spécialistes de la question. Il s'agit presque d'une étude sociologique de type universitaire.
C'est réellement ce qui fait l'intérêt de l'ouvrage.
 
" Le chevalier du Ciel - Charles Nungesser " par Marcel Julian Editions Amiot-Dumont (1953).

La vie et l'œuvre du casse cou devenu le troisième de nos as après Fonck et Guynemer.
De ses combats les plus fameux jusqu'à sa disparition avec Coli aux commandes de l'Oiseau Blanc dans sa tentative de traversée de l'Atlantique.
"Nunge" est l'archétype du casse-cou parfait, total et définitif.
Un tel phénomène mérite d'être connu.
Vingt six fractures, une demie-douzaine de balles réparties ci et là dans sa carcasse trapue, autant de cicatrices et plus de 80 missions dont bon nombre se terminèrent sur un lit d'hôpital.
Quelques dizaines de bagarres notamment avec des représentants de l'ordre, plusieurs accidents de voiture dont l'un coûta la vie à son ami-mécanicien Pochon et une disparition mystérieuse au dessus du Canada après avoir été tour à tour chercheur d'or, pilote de courses, courier en assurances (!), pilote d'exhibition et fêtard impénitent donnent une idée du lascar en question.
Preuve que l'optimisme est toujours payant !