Arts Classiques du Tao

Un redresseur de tort :

Rendre aux mots leur juste valeur : Zheng Ming
Ou appeler un chat un chat.

Nul n'est censé ignorer la Loi !
De nombreuses pratiques issues d’Extrême-Orient, et particulièrement de Chine, sont actuellement désignées, en France, sous des termes génériques utilisant la transcription phonétique approximative de caractères chinois ou la traduction encore plus approximative de ces mêmes transcriptions phonétiques.

Ceci, bien évidemment, en totale contradiction avec diverses lois relatives à l’emploi de la langue française ( Loi N°118 du 2 thermidor an II de la République Française; Loi 75-1349 du 31 décembre 1975; Loi N° 94665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, dite Toubon…), de multiples décrets, plus d’une centaine à ce jour et même des traités internationaux concernant la transcription officielle de la langue chinoise dans les langues occidentales et dans la langue française.

En un mot comme en cent des termes comme "Kung-Fu"; "Chi Kung"; "Taï Chi Chuan" ne correspondent à aucune réalité objective.
Ils signifient successivement "Réalisation dans le travail"; "Travail du Souffle"; "Poing du Grand Faîte". ce qui, convenons-le est plus que vague. Suivant les traités internationaux cosignés par la France avec la République Populaire de Chine ils devraient, de plus, être exclusivement transcrits en Pinyin Zimu, ou transcription mandarine officielle, soit "Gongfu"; "Qigong"; "Taijiquan"…


Or dans les textes publiés au JO par de nombreuses asssociations ou associations dites fédérations on retrouve pour ce dernier terme, par exemple, jusqu’à cinq ou six transcriptions différentes si on excepte les apostrophes et les trémas.

Ceci est évidemment non seulement contraire au bons sens mais, étrangement, contraire à la Loi qui n'autorise dans les transcriptions de termes étrangers que ceux explicitement reconnus par le "Dictionnaire des termes officiels de la langue française" publié au Journal Officiel de la République Française.


Or, aucun de ces termes n'y figure donc n'y existe.

Prétendre alors qu'il existe un diplôme officiel désigné par un terme n'existant pas et dont l'utilisation même serait contraire à la loi est une plaisanterie de potache.


C'est probablement la raison pour laquelle le Ministère des Sports refuse de délivrer quelque équivalence que ce soit (VAE; VAP) dans ce domaine particulier. Il n'y a pas d'équivalence possible d'un diplôme qui n'existe pas puisqu'il serait, par essence, contraire à la loi. Constater le défaut de diplôme consisterait donc à constater une infraction grâce à une autre infraction ce qui est juridiquement irrecevable, donc impossible. Exiger un tel diplôme qui ne pourrait être qu'un faux engage le faux et l'usage de faux, donc la suspiscion légitime de corruption passive. Il n'y a en effet aucune raison pour que quelqu'un exige un diplôme qui n'existe pas, ou un faux diplôme d'Etat, en dehors d'un intêret quelconque et personnel à exiger ce faux diplôme.

Il est évidemment possible, grâce à une grande tolérance, de tenter de faire passer un diplôme fédéral, donc associatif, pour un diplôme d'Etat. Mais, étrangement, celui-ci ne comportera jamais les mentions "République Française" "Liberté Egalité Fraterrnité" ni ne sera revêtu de la signature d'un ministre de la République. Et pour cause.
Le diplôme en question n'aura aucune valeur légale si ce n'est celle d'un d'une attestation décernée par une quelcconque association régie par la Loi de 1901.
Certains argueront qu'il est alors possible de "passer un tronc commun" en l'absence constatée d'un "spécifique". Ce serait comme passer le code sans passer la conduite. Et prétendre encore avoir l'équivalence du permis de conduire qui consisterait en une simple attestation délivrée par l'auto école, sinon par le moniteur que l'on connaît fort bien, ou son cousin, ou la concierge de celui-ci. Il est aussi possible de passer un spécifique de football ou de pelote basque sinon un CAP de charcutier-traiteur ou de garagiste qui fera bon effet à la mairie lorsqu'on recherchhera une salle de pratique en l'absence du fameux diplôme.

Rappelons, suivant la Loi Française, que ce fameux diplôme "officiel", tant prôné par ces fédérations, n'est nécessaire qu'à celle ou celui qui souhaite enseigner contre rémunération, donc à temps complet ou partiel.
L'enseignement à titre bénévole demeure libre.
Il convient donc de préciser le rôle et la fonction de l'enseignant en question au sein d'une association à bon non lucratif régie par la Loi de 1901.
Il semble actuellement que les fédérations concernées ne souhaitent former que des professionnels, ce qui est quelque peu étrange !


 

Il est évidemment facile aux pouvoirs publics et autres instances officielles de faire semblant de trouver que tout cela est bien compliqué. Et de promettre d'étudier le dossier qui, visiblement, est déjà classé horizontalement.


Les tentatives de traduction générique et aléatoire de ces termes orientaux en langue française n’offrent pas une meilleure garantie lorsqu’on propose "Art Martial" pour Wushu en chinois ou Bujutsu en japonais.


Dans les deux cas le caractère d’origine indique clairement le souhait de faire cesser la violence !


On ne peut pas dire que le Mars de martial, Divinité romaine de la guerre, égorgeur casqué en jupette de cuir, soit le mieux qualifié pour faire cesser cette violence.
Et ceci d’autant plus que le pacifique "Qigong" se retrouve officiellement, mais involontairement, assimilé aux "Arts Martiaux". Il y a donc détournement de sens et comme le précise Kongzi "les affaires ne peuvent alors être traitées comme il convient". Suivant ce même Confucius il est alors nécessaire de "redresser les mots" (Zhengming – littéralement Rectitude/Nom - ).

De notre coté, en connaissance de cause, nous avons donc délibérément choisi de parler des "Arts Classiques du Tao" et de laisser toute cette polémique de coté, en attendant que les Pouvoirs Publics veuillent bien prendre en compte toute la spécificité de ces pratiques et, surtout, ne se contentent plus du fait du prince qui consiste à reconnaître comme seul interlocuteur celle ou celui qui fait le plus de bruit en antichambre et prétend posséder un monopole de droit divin, ceci en dehors de toute conception démocratique.

Pour qu'une Fédération soit représentative il conviendrait, en effet, qu'elle puisse représenter la majorité des courants, et particulièrement le courant associatif, et que ceux-ci puissent s'exprimer dans la création démocratique de cette fédération et non dans le replâtrage permanent de fédérations croupions, autocratiques sinon totalitaires, à coté desquelles les pires républiques bananières de la planète semblent des modèles de tolérance.