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Stage avec Georges Charles

Ecole Supérieure de Théatre de Bordeaux Aquitaine

ESTBA


 

Saint Georges à Bordeaux
A deux pas du Conservatoire et donc de l'ESTBA une magnifique statue de Saint Georges, le Patron des Chevaliers et des Cavaliers, terrassant le Dragon pour sauver une gente demoiselle.


C'est aussi l'Art Chevaleresque !

 

STAGE D'INITIATION AU BATON A L'ESTBA
PAR GEORGES CHARLES

 

A l'invitation de Thierry Borderie et de Gérard Laurent, responsable pédagogique, Georges Charles a dirigé, le 4 février 2011, pour un groupe d'élèves de l'ESTBA Ecole Supérieure de Théâtre de Bordeaux Aquitaine, dirigée par Dominique Pitoiset, un stage d'initiation au maniement du bâton d'armes dans sa version chinoise.

 

Promotion 2011 ESTBA
La promotion ce cette année 2011 à cheval entre le Tigre et le Lapin

Les formes d'armes sont, en Chine comme en France, toujours très prisées du théâtre populaire.

En Chine les manipulations d'armes constituent une partie très importante des études dans les Opéras de Pékin et de Canton mais également dans des pièces "révolutionnaires" comme "La Fille aux cheveux blancs" ou très conventionnelles comme "Le Singe Pélerin ou le Voyage en Occident".

 

Roi des Singes
Le Roi des Singes du "Voyage en Occident"

 

En France la tradition des Maîtres d'Armes au théâtre s'est quelque peu éteinte où ils ont été remplacés par des organisateurs de cascades ou des cascadeurs.

Ce système de cascades assistées a été repris au cinéma où, grâce aux trucages numériques, on ne demande plus trop souvent à l'acteur de posséder les qualités acrobatiques et martiales d'un Jean Marais ou d'un Jean Pierre Belmondo.

De ce fait, comme dans "Le Pacte des Loups" on peut assister sur la toile à des combats que ne désavoueraient pas les "Westerns-Soja" de la meilleure époque de "La Rage du Tigre" puis les hyper-trucages des "Poignards volants" et autres "Tigres et Dragons".

Il n'est donc plus trop nécessaire, comme ce fut le cas jadis pour les films de "Cape et d'Epée" de former les acteurs, et actrices, au jeu subtil du fleuret et aux délices de l'équitation.

Mais il n'en demeure pas moins que la pratique raisonnée des armes, et particulièrement du bâton, permet de travailler la précision, le contrôle de soi, l'émotivité, le placement du corps dans un environnement particulier, une forme de chorégraphie ayant obtenue, jadis, ses lettres de noblesse ainsi que la mémoire corporelle qui s'oppose à "l'appris par coeur" puisqu'on apprend avec le corps et au travers d'un outil.

C'est le bâton en tant qu'outil, et non nécessairement en tant qu'arme, qui devient utile à parfaire le mouvement juste et, surtout, à faire que celui-ci puisse s'adapter au partenaire qui dépasse alors le simple cadre d'opposant ou d'adversaire.

Si l'on parle d'art, fut-il martial, c'est la seule raison que l'on puisse invoquer pour que cette pratique perdure encore quelques siècles encore !

Il n'est pas question ici de sport et moins encore de méthode de combat comme on pourrait l'entendre dans la police où l'utilisation rationnelle du tonfa a pour but de faire régner la loi et l'ordre établi.

Cette pratique s'inscrit donc dans un cadre artistique, ou formateur, voire initiatique comme peut l'être, désormais, l'art du tir à l'arc (Kyudo) au Japon ou, même, l'art du dégainer du sabre (Iaido) où l'on cherche surtout à se vaincre soi-même en instaurant une harmonie interne dépassant largement le cadre de l'utilisation rationnelle de l'arme en question.

De même que l'Ikebana dépasse l'arrangement floral artistique, ou décoratif, l'art du bâton et autre que celui du sergent de ville ou, même, du bâtonnier de justice.

Il a pour but de relier l'être humain à "autre chose encore" et à chercher, en lui, ce qui à partir du grossier s'élève vers le subtil.

Il suffit d'observer le regard des étudiants manipulant un simple bâton pour se rendre réellement compte qu'il y a "autre-chose" qu'on ne trouve pas nécessairement et facilement ailleurs.

Le bâton permet de se révéler et, paradoxalement, de retirer le masque imposé par notre société.

Il permet, aussi, par force des choses, d'établir un respect mutuel entre celui, ou celle, qui donne l'enseignement et celui, ou celle, qui le reçoit.

C'est tout à fait un autre rapport qui s'établit car on passe du commun à l'approprié, de la personne à l'individu et du superficiel à l'authentique.

C'est tout simplement ce que j'ai essayé de faire passer ce soit là et c'est aussi ce que Thierry Borderie, dans ses cours, transmet.

C'est simplement "autre chose encore".

Merci aux étudiants qui ont eu la patience et le courage de venir suivre ce stage d'initiation, dans le sens ou initiation est "dépasser la difficulté initiale" et non faciliter les choses.

Ce n'était pas chose facile mais cela méritait au moins le fait d'être essayé.

Et je sais déjà que quelques un(e)s ont ouvert une porte vers cet autre chose qui mérite d'être vécu.

 

. Portofolio du stage de Bâton à l'ESTBA

ESTBA les Enseignants
Les enseignants sont présents !


Stage de Baton ESTBA
Le Salut à la pratique "Respect et prospérité mutuelle"

 


Georges Charles
Georges Charles en Maître d'Armes

 


Stage bâton ESTBA
La mise en garde

 

Stage bâton ESTBA
Pratique avec un partenaire : il convient de donner, de prendre, donc d'échanger !

 

 

Stage bâton ESTBA
De "taille et d'estoc" comme au temps jadis mais aussi comme toujours

 

Stage bâton ESTBA
Un beau regard particulier aux pratiques chevaleresques

Bordeaux stage ESTBA
Houla ! C'est du dynamique mais cela n'exclut pas le sourire !

 

Stage bâton ESTBA
Le bâton volant permet de rester centré

 

Stage bâton ESTBA
Où l'Art Chevaleresque n'est plus uniquement réservé aux beaux messieurs !

 

Stage bâton ESTBA
Quelques manipulations en un "tournemain" avec Georges Charles

Georges Charles pendant trois décénies à été déclaré à l'administration fiscale, donc très officiellement, comme Maître d'Armes.

Ayant publié une vingtaine d'ouvrages il est désormais, et aussi très officiellement, homme de lettres après avoir été, plus simplement, auteur écrivain.

Les armes mènent à tout à condition de savoir en sortir !

Mais elles n'en demeurent pas moins l'outil permettant de construire les Arts Chevaleresques

Georges Charles n'en continue pas moins à transmettre ces Arts Chevaleresques qui lui ont été transmis par le Maître Wang Zemin (1909 2002), héritier d'une longue tradition familiale au sein du Clan Wang de Yue qui était considéré comme le "Protecteur de Hangzhou".

Wang Zemin avait coutume de dire, avec l'humour qui le caractérisait

"Je suis né Comte sous l'Empire en 1909 dans le Marquisat de Yue, je suis devenu tour à tour citoyen de la République de Chine en 1911, Camarade réactionnaire de la République Populaire de Chine en 1949, expatrié la même année et réfugié politique en France à cause de mon ancêtre Wang Yangming, citoyen naturalisé français en 1953 sous un nom d'emprunt vietnamien Tai Ming Wong, et je finirai probablement mes jours en crapule nationalisto-capitaliste à Taiwan. Ma vie aura donc été bien remplie".

 

Wang Tse Ming en 1949
Wang Zemin (1909 2002)

Portrait datant de la fin des années quarante.
Ses cheveux avait brusquement blanchis et on observe une certaine mélancolie lointaine dans son regard.

Il n'était pas facile dans la Chine de l'époque d'être un ancien Comte et descendant d'un philosophe trop connu et nommé Wang Yang Ming !

"Combien il est difficile de demeurer taoïste dans un pays qui ne respecte même plus Confucius"
Wang Tsemin.