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Etrangement l’épidémie programmée d’anthrax, sinon de variole ou
de peste noire, ne fait plus recette. Exit les postiers américains
déguisés en cosmonautes à bon marché. La moitié de la planète n’envoie
plus à l’autre moitié de cette même planète des enveloppes remplies
de poudres les plus diverses. Cela ne fait plus rire.
Et ne motive même pas la vaccination. Notre Ministre de la Santé,
vu à la télé, nous a même mis en garde contre celles-ci lorsque
Madame Zonzon, un peu paniquée, tambourinait à la porte de la pharmacie
la plus proche pour se faire inoculer, préventivement, l’un de ces
redoutables virus dont on croyait l’humanité désormais débarrassée.
Il nous a doctement expliqué que ces vaccinations étaient loin d’être
anodines et risquaient même, chose incroyable, de provoquer un certain
nombre de décès ou d’accidents graves.
C’est bien la première fois qu’un ministre de la santé en exercice
avoue ce genre de truc, même lorsqu’il n’a pas fumé de substances
illicites. Quelques jours plus tard il revenait à la charge sur
le petit écran pour mettre en garde la même Madame Zonzon contre
l’abus d’antibiotiques. Ne pouvant pas se faire vacciner et ne trouvant
plus de masque à gaz même jusque dans les surplus de l’armée, cette
dernière avait immédiatement dévalisé cette même pharmacie de toutes
les substances susceptibles de « s’opposer à la vie »
(anti-bios). On ne sait jamais.
Suivant ce même ministre, toujours aussi allant et sympathique,
ces antibiotiques s’ils étaient mal utilisés pouvaient être dangereux
pour la santé car produisant, d’une part, des effets secondaires
et induisant, et d’autre part, une accoutumance coupable de notablement
réduire leur effet dans le traitement futur de maladies.
En un mot comme en cent il devenait soudain clair, évident et
surtout officiel que vaccins et antibiotiques foutaient la santé
publique en l’air. Les multiples ligues pour la liberté de vaccination
ont du s’en retourner dans leurs tombes.
Le 11 Septembre aura au moins servi à entendre ce fait de la bouche
même du plus haut responsable de la santé publique en France, pays
du bon Pasteur et de son institut désormais coté en bourse. Bon
nombre de citoyens lambda avaient, auparavant, été accusés de sectarisme
et condamnés à l’ire publique pour beaucoup moins que ça !
Le vaccin contre l’hépatite, soutenu par ce même Ministre, avait
déjà soulevé quelques vagues. On n’en reparlera donc pas ici.
Mais voici que revient, heureusement à point nommé, la redoutable
méningite. Celle-ci fait peur et à juste titre puisque ayant déjà
causé plusieurs décès chez des enfants et des adolescents * et semblant
en recrudescence soudaine dans certaines régions. Probablement
les mêmes, d’ailleurs, que celles où l’on a détecté le plus fort
taux d’animaux atteints d’encéphalopathie spongiforme bovine. Il
n’existe évidemment aucun rapport entre cette encéphalopathie spongiforme
bovine, la maladie de Kreuzfeld-Jacob et l’épidémie de méningite
cérébro-spinale. Tout lien avec des personnes ou des faits ayant
existé ne serait donc qu’une pure coïncidence. Faute de mieux on
se tourne donc résolument vers le remède idéal pour combattre ce
nouveau fléau : antibiotiques et vaccination. Ouf ! On
l’a échappé belle.
On est donc très rassuré d’apprendre que le fameux vaccin contre
la méningite provient d’Angleterre. On ne serait même pas étonné
de savoir que ce vaccin miracle est produit à partir de souches
bovines. Probablement à partir des rares bœufs qui ont échappé à
l’holocauste et que l’on conservait en réserve pour on ne sait trop
quel usage. On s’étonne d’apprendre, par ailleurs, que nos amis
rosbifs disposent, malgré leur système en grande partie privé, d’une
médecine efficace. La preuve on achète leurs vaccins.
On croyait, un peu comme Coluche, que la meilleure médecine française
du monde était française. Visiblement elle ne l’est plus tout à
fait. Il faut dire, à leur décharge, que nos cousins d’outre-manche
ont désormais une sérieuse habitude des épidémies et des épizooties
en tout genre. Ils doivent donc posséder dans leurs laboratoires
un nombre assez impressionnant de souches vaccinales. Il est donc
à peu près normal, sinon naturel, qu’ils se chargent du service
après vente. Un hamburger... hop, une vaccination ! Il suffit
de multiplier le nombre de hamburgers par le nombre de vaccinations
pour comprendre qu’il s’agit d’un marché prometteur.
Mais cela n’est d’aucun intérêt puisqu’on a choisi, à la télé,
de diffuser une campagne, officielle, sur les risques et les dangers
de listériose. Celle-ci a le tort de provenir d’aliments naturels :
charcuteries de campagne, fromages à pâtes molles issus du lait
cru. De quoi alimenter la trouille de Madame Zozon qui va délibérément
se tourner, enfin, vers les produits industriels et pasteurisés
de super-marché. Donc sans vie.
Etrangement aucun scientifique n’est venu officiellement expliquer
que le risque majeur de contamination par la listériose consiste
justement dans la cohabitation contre nature entre des produits
hautement industrialisés, donc à très faible réaction, et des produits
naturels donc naturellement porteur du germe incriminé. Faire cohabiter,
pour des raisons strictement économiques de rentabilité, ce qui
ne se serait jamais fait il y a dix ans seulement, dans le même
rayon de super marché des produits laitiers industriels et semi-artisanaux
avec de la charcuterie et des plats préparés, sinon des pâtisseries
c’est entretenir une boîte de Piétri où la listériose s’installe
beaucoup plus sûrement et durablement que sur n’importe quel étal
non réfrigéré de marché de village à condition que celui-ci ne comporte
qu’une seule de ces catégories de ces produits.
Mais on ne va quand même pas remettre en cause le principe même
de la grande distribution où une vendeuse de chaussures, bien contente
d’avoir enfin trouvé un job après s’être fait jeter de son usine
délocalisée en Patagonie, se retrouve du jour à l’autre à la charcuterie-fromagerie-plats
cuisinés du rayon frais. Souvent sans la moindre formation autre
que celle « sur le tas » donc dispensée par une collègue
mutée à la poissonnerie. Une enquête interne à une grande enseigne
a montré que près de 80% de ce personnel non formé et non qualifié,
donc non compétent, pensait que les gants de latex avaient pour
seul but d’empêcher de se salir les mains avec les produits.
Lorsque cette vendeuse se retrouve seule dans le rayon il est donc
rarissime qu’elle change de gants lorsqu’elle change de gamme de
produits. La même vendeuse, donc les mêmes gants, voire le même
couteau, servent donc tant pour les rillettes ou la langoustine
de porc en gelée que pour le vacherin Mont d’Or ou la raclette au
lait cru en promo. Lorsque ces produits inséminés par ces gants
ou le couteau vont se retrouver dans le coffre de votre voiture,
à température ambiante, ils vont s’en donner à cœur joie. Pour
peu que vous les laissiez deux ou trois fois sur la table jusqu’à
la fin du repas ils vont très rapidement dépasser la limite la plus
critique. Et Paf ! Antibiotiques pour la famille Zonzon. Mais
de cela tout le monde s’en fout car ce n’est pas scientifique ni
vu à la télé et que ces détails sur la vie secrète des rillettes
du Mans dans les super marchés n’intéresse réellement personne.
Pas même notre ami Jean Pierre Coffe qui a d’autres chats à fouetter
depuis qu’il collabore à la fois, c’est le mot qui convient en l’espèce,
à la Grande Distribution et au Service Public.
Nous laisserons donc le mot de la fin à Goethe : « Il
viendra un temps où l’on enseignera une physique expérimentale pathologique
et ou l’on exposera au grand jour tous ces vains simulacres qui
abusent l’esprit, qui surprennent les convictions et, ce qui est
le pire, empêchent tout progrès pratique. Il faut une bonne fois
que les phénomènes que nous observons chaque jour soient tirés de
cette ténébreuse chambre de torture soit disant scientifique, empirique,
mécanique, dogmatique et soient simplement portés devant le jury
du bon sens et du sens commun ». Voilà qui est
bien dit. Mais ce n’est pas demain la veille. Et nous n’avons pas
encore tout vu.
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Adolescents également victimes de jeux idiots comme ce « Jeu
du foulard » récemment « Vu à la télé » dans
une émission à une heure de grande écoute (Ca me révolte mardi
15 janvier 20H50 M6). Nous dénoncions les risques mortels de
ce jeu dans un Editorial « Il
faut vivre dangereusement » publié en mai 2000 et remis
à jour en janvier 2001. En 2000 il n’y avait pas encore de victime.
A la mise à jour de 2001 on comptait six victimes.
Aujourd’hui on en dénombre près d’une quarantaine. Il aura fallu
bien du temps et des vies gâchées pour que les médias « officiels »
réagissent enfin.
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Il est vrai que cette même télé, si ce n’est elle c’est donc
sa sœur, qui exhume, une fois de plus et encore, la vieille
affaire des gélules contenant des plantes chinoises destinées
à faire maigrir et qui ont menées plusieurs utilisatrices en
dialyse suite à la perte de leurs reins. L’erreur ne provenait
pas des plantes chinoises, évidemment incriminées, mais bel
et bien des « scientifiques » qui se sont plantés
dans la détermination « scientifique » de ces plantes
chinoises. Un peu comme si on vous disait, suite à une vulgaire
erreur de traduction du chinois en français, d’utiliser une
tronçonneuse pour se curer les ongles. Les Chinois n’y sont
pour rien, la pharmacopée chinoise n’y est pour rien, les plantes
chinoises n’y sont pour rien, les patientes non plus...
C’est une fois de plus l’incompétence de « scientifiques »
bien occidentaux qui est en cause et elle seule.
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