BOXE CHINOISE OU DANSE CLASSIQUE ?

Article sur Georges Charles paru en juin 1975

Encore un spécial Kung Fu Wushu !
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Et quelques précisions sur la situation d'époque. Instructif.

 

Encore un article paru sur Georges Charles en 1975 à son retour de Hong Kong et publié dans un numéro "Spécial Kung-fu".

Georges Charles y partage la vedette, et le poster central, avec Jan Kallembach du Kyokushinkai qui fut également l'un des rares élèves occidentaux de Kennichi Sawai, lui-même élève de Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai) et co-disciple de
Wang Tse Ming (Tai Ming Wong) qui fut le Maître Initiateur de Georges Charles de 1970 à 1979.
Le Maître Kennichi Sawai dans son ouvrage "Taikiken" (Kodansha) cite bien évidemment Wang Tseming dans la généalogie de l'Ecole.
L'un et l'autre disparaissent étrangement de certaines généalogies publiées récemment.
Dans certains milieux on n'aime vraissemblablement pas les Japonais, même et surtout si ils pratiquent un Art chinois ni les expatriés ! Surtout lorsqu'ils obtiennent la nationalité française en tant que réfugiés politiques.
On les retrouve malgrè tout dans les encycopédies de G. et R. Habersetzer, qui a probablement le tort d'être historien, et de P. Lombardo.

Quoi qu'il en soit ce numéro spécial daté de 1975 permet donc de connaître et de présenter pour la première fois et le Taikiken et le Xingyiquan (Hsing I Chuan) et ceci bien avant que le Yiquan ou le Dachengquan (Yi Chuan et Ta Cheng Chuan) d'autres tendances ne commencent à s'implanter en France. Plusieurs années avant.
Faites le compte.

En 1975 Wang Tse Ming a délivré à Georges Charles l'autorisation d'enseigner la
"Boxe Chinoise" mais ce ne sera qu'en 1979 où il lui léguera le succession de son école le Liananquan qui deviendra alors San Yiquan (San I Chuan). La création de San Yiquan date donc de 1979. Ce qui n'empèche nullement Georges Charles d'enseigner de 1974 à 1979 trois Arts Externes (Hung Gar ; Tang Lang ; Wing Chun ) et un Art Interne (Xingyiquan ou Hsing I Chuan). Sans oublier la Gymnastique Taoïste qui ne se nommait pas encore "Qigong" (Chi Kung). Puis San Yiquan (San I Chuan) de 1979 à aujourd'hui.
Ce qui fait quand même trente années d'enseignement et 46 ans de pratique en 2003.

Jouer sur les mots n'enlève rien à la réalité...la Boxe Chinoise c'est bien du Kung-Fu Wushu ; Xingyiquan (Hsing I Chuan) c'est bien du San Yiquan ; la Gymnastique Taoïste d'est bien du Daoyinfa (Tao Yin Fa) donc du "Qigong".

Mais Georges Charles reste et demeure Georges Charles !
Et San Yiquan demeure San Yiquan.
Et cela c'est une réalité.

Une implication au CRB de Roland Habersetzer et une "participation" à son ouvrage Kung-fu aux éditions Amphora.
A cette époque Georges Charles fait justement partie du Centre Rhénan Budo, fondé par Roland Habersetzer et en est l'un des tous premiers Membres.
Il organise au sein de ce groupe, en 1975, les premiers stages de Boxe Chinoise (donc de Kung-fu Wushu) destinés à des Karatekas et leur fait connaitre la Gymnnastique Taoïste, donc le "Qigong".
Il participe également à la réalisation de l'ouvrage sur le Kung-Fu publié par M. Roland Habersetzer aux Editions Amphora.
Et invite plusieurs experts chinois comme Wong Yu Kwai, Jeong Lam Fai, Bernard Kwok...
Ce qu'on lui a reproché par la suite !

Conseiller technique à l'ANKFK et Professeur de Judo-Karaté option "Kung-fu" !
Il fait également partie de l'ANKFK (Association Nationale de Kung Fu Kempo), en tant que Conseiller technique, qui deviendra la FNBC (Fédération Nationale de Boxe Chinoise) où il occuppa le rôle de Directeur Technique National (DTN) puis la FFKWS (Fédération Française de Kung-fu Wushu).

Cette participation en tant que Conseiller Technique de l'ANKFK s'accompagne, comme il se doit, du versement des licences "fédérales". Celles-ci sont encaissées par l'ANKFK et "reversées" à la FFJDA (Fédération Française de Judo et Disciplines Affinitaires) - Karaté en précisant "option Kung Fu" ! La lettre publiée plus bas en atteste !
Reprenons en les termes : "Nous vous rappelons que le Kung-Fu Kempo ne peut être pratiqué en France qu'en conformité avec les réglements en vigueur. Tout pratiquant au sein d'un club de Karaté doit solliciter la livcence F.F.J.D.A. - KARATE en précisant "Option Kung-Fu"
Signé Marc Deroche Vice Président ANKFK Mars 1976.

Vous avez bien lu.
A l'époque le Kung-fu, représenté par l'ANKFK, dépendait donc du Karaté - "option Kung-fu" - par le biais de la toute puissante Fédération de Judo qui encaissait les licences que l'ANKFK voulait bien lui reverser en sous main !
En précisant que Georges Charles ne vit jamais revenir de licence FFJDA mais une simple attestation de versement à l'ANKFK.
A l'époque il était particulièrement naïf et cette situation lui sembla normale.

De ce simple fait Georges Charles, professeur au King Karaté Kwai agréé ANKFK, dont il était par ailleurs Conseiller Technique, était donc considéré comme un Professeur de Judo-Karaté "option Kung-fu" !

Au vu de la situation actuelle les choses n'ont pas trop changé sauf que le Karaté a pris son indépendance et procède toujours de la même façon.
De ce fait, bon nombre de présumés "Diplômes d'Etat" ne sont encore, en fait, et en 2004, que des "Diplômes Fédéraux de Karaté" - "option Kung-fu" (ou Taijiquan !) - cette dernière mention étant manuscrite.
Dans le meilleur des cas si il s'agit d'un Diplôme d'Etat signé par le Ministre, la mention est manuscrite lorsque le dit diplôme revient à la Fédération avant de le délivrer à l'enseignant.
Il est évident que n'importe quelle mention peut donc être ajoutée (lancer de béret basque...)
Mais ceci en dehors de toute considération juridique puisque les disciplines généralement concernées par cette mention manuscrite ne sont pas définies par un Décret d'Application. Donc publiées au JO.
Il s'agit donc d'un faux en écritures publiques, et , par la suite, d'une publicité mensongère puisque l'enseignant en question prétend avoir obtenu un diplôme dans une discipline hors cadre, donc non officiellement reconnue et concernée par le diplôme en question.
Mais la plupart du temps il n'en sait rien et fait confiance à la Fédé.
Mais tant que les enseignants collectent les cotisations fédérales et suivent des stages d'un responsable fédéral ou du copain d'un responsable fédéral tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Selon la formule consacrée "Il y a des ministères compréhensifs et des caisses à remplir".
Et rien n'a réellement changé depuis trente ans.

 

 

Article (extraits) sur Georges Charles Juin 1975
Partenaire : Dominique Balta.

La carte du CRB 1975/1976

Des bons rapports karaté-kung-fu

Une étrange filiation Judo-Karaté "option Kung-fu" via l'ANKFK !
En 1976 le "Kung-fu" (comme le Karaté ! ) dépend du Judo (FFJDA) et Georges Charles est donc très officiellement "professeur de Judo-Karaté option Kung-fu" .

Mais cette situation idyllique ne durera pas. Jacques Delcourt réussira à obtenir l'autonomie du Karaté dans l'UFK.
En dépouillant la FFJDA.
Illustration parue dans le Karaté N°108 au dos d'un article de Georges Charles.
Mais depuis le "Kung-fu" demeure toujours une "option du Karaté" !
On reconnait les noms de Valéra et de Nanbu (avec 2 N !), deux valeurs sures.
Les sacs d'or que portent le Président Delcourt portent la mention FFKDA.
Aurait-il une idée en tête ? La FFKAMA n'existe pas encore. Elle ne saurait tarder.