Docteur Justice et les origines du Karaté !

En 1976 Georges Charles décide de raconter l'hustoire du Karaté et présente les Arts Chinois de Shaolin !

 

Où Georges Charles prend la place du Maître Hiamuri pour raconter à Dr Justice l'histoire du Karaté :

Georges Charles enseigne la "Boxe Chinoise" et la "Gymnastique Chinoise", ce que l'on nommerait actuellement "Kung-Fu Wushu" et "Qigong" depuis deux ans à Enghien les Bains dans le Val d'oise à la MJC François Villon.

Il est contacté par les éditions Vaillant qui lui demandent de réaliser un article où le Maître Hiamuri explique à son élève, le Docteur Justice, habituellement fervent adepte du Judo-jiu Jitsu, que le Karaté provient, en fait, du Monastère de Shaolin :

"Ainsi pour comprendre l'histoire du Karaté, faut-il replonger dans ces temps éloignés de la Chine et suivre le long cheminement de la boxe chinoise. On ne peut sauter un paragraphe et effecer une partie de l'histoire. De nos jours les karatékas ont tendance à croire que la boxe chinoise, appelée à tort Kung Fu, est une aimable gymnastique sans aucune efficacité...".

Le ton est donné, que l'on reconnaît bien, qui augure une nouvelle mise au point.
Donc une remise des pendules à l'heure puisqu'auparavant personne, ou presque n'avait entendu parler du fameux monastère Shaolin (Georges Charles précise qu'il se nomme également Shorinji en japonais !) qui, à cette époque en Chine, était en ruine et avait été soigneusement dégradé par les "seigneurs de la guerre" puis par les "gardes rouges".

On lui préfère alors officiellement le Monastère du Cheval Blanc (Bai Ma Shi) à Loyang.
C'est dire que nos Amis Chinois de l'époque ont d'autres chats à fouetter, qu'ils soient noirs ou gris, que de s'intéresser à ces "relents du passé révolu".
L'article vaudra un très nombreux courrier de jeune lecteurs désireux de pratiquer la "boxe chinoise" ce qui incitera les Editions Vaillant à créer des vignettes sur lesquelles on retrouvera, forcément, Georges Charles et Dominique Balta.
Les "Postures des Cinq Animaux" s'échangent donc à tour de bras dans les cours de récréation.

Lorsqu'on apprendra à Enghien que le professeur de Boxe Chinoise de la MJC François Villon est devenu le camarade de Pif le Chien, cela fera grincer quelques rateliers.
Et quelques temps après il se retrouvera au chomage puisqu'il y était salarié.
De la MJC François Villon il passera donc avec armes et bagages au JJCE, l'un des plus anciens clubs de Judo de la région parisienne où il avait commencé la pratique en 1958.

Et quelques clubs de l'époque !
Il y enseignera jusqu'en 1979 et sera viré manu militari, au sens propre et exact du terme, car le club ne supportait pas la création d'une Association, en l'occurence IDAMCT l'Institut des Art Martiaux Chinois Traditionnels - fondé le 18 décembre 1978 par Georges Charles, et qui se permit de demander quelques comptes sur la gestion des cours de "boxe chinoise" par le club et particulièrement des licences des pratiquants de Boxe Chinoises reversées sans aucune contrepartie au Judo.

Il est de fait que Georges Charles enseignait également, à la même époque, au Shobudo Club de France, club créé à la Montagne Sainte Geneviève par Henri Plée, le pionnier français et européen du Karaté, club dans lequel Georges Charles avait commencé la pratique du Karaté au tout début des années soixante.
Il s'agissait donc de l'un des tous premiers cours de "boxe chinoise" et de "gymnastique chinoise" de Paris.

Il enseignera parallélement, avec Dominique Balta, de septembre 1976 à avril 1977 à "Dan Université", rue Martin Bernard dans le XIIIe. Club fermé pour "raisons de sécurité".

Puis au KAJYN Club qui passera de la rue du Jura dans le XIIIe au Passage Thiré, juste à coté de la rue de Lappe, dans le XIe.

Enfin à l'IDB, Institut Dominique Balta, situé rue Rennequin dans le XVIIe.

C'est l'époque de la création de COREAM (déclarée le 1er avril 1983).

Et de l'ouverture d'un cours à Paris VIII Université Sport - Université de Paris VIII à Saint Denis dans ce qui allait devenir le "Neuf-Cube".


 

Le fameux article du Dr Justice !

A l'époque les enseignants MJC étaient salariés
A ne pas oublier dans les points de retraite !

Et les universitaires alors ? Ils n'étaient pas oubliés !
Avec une redoutable illustration de Patrice Vaidie.
Et la mention - post 1979 - de l'Ecole San Yi Chuan !
C'est beau les archives et cela remet en place ceux qui assurent que
San Yi Chuan est un poulet du jour à géométrie variable.