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Où Georges Charles prend la place du Maître Hiamuri
pour raconter à Dr Justice l'histoire du Karaté :
Georges Charles enseigne la "Boxe Chinoise" et la "Gymnastique
Chinoise", ce que l'on nommerait actuellement "Kung-Fu
Wushu" et "Qigong" depuis deux ans à Enghien
les Bains dans le Val d'oise à la MJC François Villon.
Il est contacté par les éditions Vaillant qui lui
demandent de réaliser un article où le Maître
Hiamuri explique à son élève, le Docteur Justice,
habituellement fervent adepte du Judo-jiu Jitsu, que le Karaté
provient, en fait, du Monastère de Shaolin :
"Ainsi pour comprendre l'histoire du Karaté, faut-il
replonger dans ces temps éloignés de la Chine et suivre
le long cheminement de la boxe chinoise. On ne peut sauter un paragraphe
et effecer une partie de l'histoire. De nos jours les karatékas
ont tendance à croire que la boxe chinoise, appelée
à tort Kung Fu, est une aimable gymnastique sans aucune efficacité...".
Le ton est donné, que l'on reconnaît bien, qui augure
une nouvelle mise au point.
Donc une remise des pendules à l'heure puisqu'auparavant
personne, ou presque n'avait entendu parler du fameux monastère
Shaolin (Georges Charles précise qu'il se nomme également
Shorinji en japonais !) qui, à cette époque en Chine,
était en ruine et avait été soigneusement dégradé
par les "seigneurs de la guerre" puis par les "gardes
rouges".
On lui préfère alors officiellement le Monastère
du Cheval Blanc (Bai Ma Shi) à Loyang.
C'est dire que nos Amis Chinois de l'époque ont d'autres
chats à fouetter, qu'ils soient noirs ou gris, que de s'intéresser
à ces "relents du passé révolu".
L'article vaudra un très nombreux courrier de jeune lecteurs
désireux de pratiquer la "boxe chinoise" ce qui
incitera les Editions Vaillant à créer des vignettes
sur lesquelles on retrouvera, forcément, Georges Charles
et Dominique Balta.
Les "Postures des Cinq Animaux" s'échangent donc
à tour de bras dans les cours de récréation.
Lorsqu'on apprendra à Enghien que le professeur de Boxe Chinoise
de la MJC François Villon est devenu le camarade de Pif le
Chien, cela fera grincer quelques rateliers.
Et quelques temps après il se retrouvera au chomage puisqu'il
y était salarié.
De la MJC François Villon il passera donc avec armes
et bagages au JJCE, l'un des plus anciens clubs de Judo de
la région parisienne où il avait commencé la
pratique en 1958.
Et quelques clubs de l'époque !
Il y enseignera jusqu'en 1979 et sera viré manu militari,
au sens propre et exact du terme, car le club ne supportait pas
la création d'une Association, en l'occurence IDAMCT l'Institut
des Art Martiaux Chinois Traditionnels - fondé le 18
décembre 1978 par Georges Charles, et qui se permit de demander
quelques comptes sur la gestion des cours de "boxe chinoise"
par le club et particulièrement des licences des pratiquants
de Boxe Chinoises reversées sans aucune contrepartie au Judo.
Il est de fait que Georges Charles enseignait également,
à la même époque, au Shobudo Club de France,
club créé à la Montagne Sainte Geneviève
par Henri Plée, le pionnier français et européen
du Karaté, club dans lequel Georges Charles avait commencé
la pratique du Karaté au tout début des années
soixante.
Il s'agissait donc de l'un des tous premiers cours de "boxe
chinoise" et de "gymnastique chinoise" de Paris.
Il enseignera parallélement, avec Dominique Balta, de septembre
1976 à avril 1977 à "Dan Université",
rue Martin Bernard dans le XIIIe. Club fermé pour "raisons
de sécurité".
Puis au KAJYN Club qui passera de la rue du Jura dans le
XIIIe au Passage Thiré, juste à coté de la
rue de Lappe, dans le XIe.
Enfin à l'IDB, Institut Dominique Balta, situé
rue Rennequin dans le XVIIe.
C'est l'époque de la création de COREAM (déclarée
le 1er avril 1983).
Et de l'ouverture d'un cours à Paris VIII Université
Sport - Université de Paris VIII à Saint Denis
dans ce qui allait devenir le "Neuf-Cube".
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Le fameux article du Dr Justice !


A l'époque les enseignants MJC étaient
salariés
A ne pas oublier dans les points de retraite !

Et les universitaires alors ? Ils n'étaient
pas oubliés !
Avec une redoutable illustration de Patrice Vaidie.
Et la mention - post 1979 - de l'Ecole San Yi Chuan
!
C'est beau les archives et cela remet en place ceux
qui assurent que
San Yi Chuan est un poulet du jour à géométrie
variable.
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